Remplissage

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Depuis ce matin, je patine grave à trouver de quoi nourrir ce blog avec son outrance habituelle. Mais rien n’y fait.

Dans l’actualité, à part des sujets bateaux, rien à se mettre sous la dent.

En plus, je dors bien en ce moment et je n’éprouve aucun besoin de remise en cause existentielle.

Au final, pour faire un article, il ne me reste plus que la tentation du copier-coller venu d’ailleurs ou m’insurger du manque de motivation des autres rédacteurs de ce blog (les coupables se reconnaîtront).

Refusant toute tentation de la sorte, je vais plutôt vous parler d’un Blog BD que j’ai récemment découvert en me baladant ici et là.

Je tiens à dire que j’ai juste mis la phrase du dessus pour énerver ma femme qui est la véritable découvreuse de ce site. Qu’elle veuille bien m’excuser de cette cachoterie.

En effet, cela fait deux semaines qu’elle me vante les qualités de ce site à coup de « tu devrais regarder, c’est super drôle » ou en s’esclaffant à côté de moi l’air de rien. Mais comme j’étais occupé à des choses bien plus importantes (comme télécharger des nouveaux divers pour ma souris) et que mon immense fierté ne s’accommode pas d’ingérence de la sorte, je faisais fi de ces remarques répétées.

Mais magnanime, je décidais enfin de me pencher sur ce site soit disant si génial. J’effectuais bien sûr cette opération loin de ces yeux pour ne pas avouer que j’avais cédé car ne l’oublions pas, je suis quand même un sale con.

Il m’a fallu alors reconnaître à mon tour la pertinence de son propos : c’est pas mal du tout…

Ce blog BD, le Blog à Malec, c’est l’histoire d’un gars plutôt dans le dessin et dans l’anim (je dis ça parce que je suis allé voir ce qu’il faisait sur son ancien blog), attiré par le japon, et ayant comme copine une coréenne. Comme le veut le genre, Malec décrit à travers ses dessins les événements non anodins de son quotidien.

Au delà du caractère franchement drôle et potache des histoires, leur mise en forme fait aussi toute l’originalité de ce site. l’auteur nomme « TurboMédia » sa technique narrative qui n’est autre qu’une BD arrangée à la sauce Flash. Alternant plan fixe et animation contrôlée par le lecteur, chaque anim explore les possibilités que peut offrir ce genre de support : découpage, explosion, tremblement. C’est sûr que ça fait très dessin animé japonais genre « un collège fou fou fou ».

Le dessin n’est fait qu’à partir de lignes claires avec un usage très modéré de la couleur. Par contre, il est faux de croire que ce dessin est simplissime. On sent que l’auteur est un dessinateur aguerri et que le trait, les expressions, les mouvements sont toujours maitrisés et bien rendus.

Je vous laisse vous faire votre propre idée : vous avez déjà 25 Turbomédias à l’actif sur le site.

Je vous en colle deux pour la forme quand même 🙂

 

 

 

 

Piqué au vif !!!

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Vous connaissez tous le moustique, ce charmant insecte de la famille des enculés et de la sous espèce des « mais vais t’éclater la tronche sur le mur à coups de tatane!!! »

Pour ma part je reproche deux choses principales à cet énergumène :

– Il est stressant. En plein nuit il trouve un malin plaisir à naviguer en zigzag dans la pièce, alternant bruit feutré et passage en rase mottes à côté de l’oreille. Personne ne lui a demandé de tester l’acoustique de la pièce ou la qualité du dolby 5.1. Est-ce une nature particulièrement timide qui le retient dans son envie de s’inviter à boire un coup?

Pendant que Monsieur fait son petit numéro, on se retrouve en général à l’affut en préparation d’une offensive. En pleine nuit, dans le noir, cela relève d’une concentration de Jedi ou de super Sayien. Il faut s’arrêter de respirer, percevoir l’espace qui nous entoure afin d’espérer modéliser dans son cerveau à moitié endormi la position exacte de la bête. Il faut préparer ses bras et ses mains à agir rapidement une fois l’animal posé pour se coller en général une grosse mandale sur la joue.

Mais comme les tamtams dans la savane, c’est quand le silence arrive que le danger survient. Du bruit presque rassurant du moustique qui vole, on passe au silence assourdissant prémisse d’un suçage en bonne et due forme. Et là c’est la panique générale : on bouge dans tous les sens pour obliger le moustique à reprendre son ballet monotone. En fait, il s’est juste posé pour faire passer une crampe sur la patte arrière. Ce combat à mort finit dans le meilleur des cas par un moustique sanguinolent écrasé sur la joue ou le mur. Plus souvent, ce dernier nous a à l’usure pour se repaître plus tard.

Ceci dit, même si vous avez eu la chance d’occire le malotru, vous aurez toujours l’impression d’entendre voler une autre de ces bestioles à force de s’être concentré sur le bruit.

 

– Ca gratte : que le moustique pique et boive le sang, pourquoi pas. Comme qui dirait, c’est comme ça, c’est la nature, faut bien nourrir les enfants. Par contre, afin d’améliorer la fluidité du divin breuvage, le moustique injecte un anticoagulant qui, comble de la rigolade, vous procure une irrésistible envie de vous gratter. Le plus dramatique, c’est qu’on ne peut même pas espérer une évolution positive de l’espèce quant à ce problème : il est très difficile de retrouver à postériori le moustique qui gratte pour l’éliminer et ne garder que ceux qui ne grattent pas.

 

Ce moustique a souhaité garder l'anonymat

J’en étais resté là en ce qui concerne les désavantages de l’animal.

 

Mais je viens de découvrir une troisième ignominie : en plus de de nous sucer, cette sale bête nous chie dessus pendant l’acte. Peu adepte de la coprophilie, je suis quand même choqué d’une telle attitude.

En fait le moustique est un animal « ectotherme », c’est à dire que leur température interne dépend de la température ambiante. Un changement trop rapide induirait un choc thermique qui se traduirait pour le moustique à un « Aaaargh » ou pire à un « Sploshh !!! ».

A partir de là, imaginez l’effet de l’ingestion d’un bon plasma bien chaud à 37° !!!

Pour éviter ce petit désagrément (mettons nous à sa place), le moustique relève bien haut sa croupe met une serviette, et éjecte un goutte d’urine mêlée du sang qu’il avale par l’anus. Comme Monsieur Merdocu, il retient alors la gougoutte. Celle-ci va s’évaporer et par échange thermique refroidir, ce qui va permettre au moustique de rafraichir son abdomen et finir de picoler tranquilou. Si c’est pas bien fait tout ça !!!

Une fois son méfait terminé, le moustique pète un dernier coup, crache par terre, vide son cendrier, fait sa vidange et s’en va sans payer…..

 

 

L’Edito du Lundi

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Ce Week-End fut l’occasion d’une escapade sur mes terres natales (pour ça que je n’ai rien foutu).

L’actualité a continué à tournebouler entre Triple A et bateau qui coule (Tiens Titanic 3D est déjà sorti au cinéma?). Comme l’eau dans la brèche, les opportunistes politiques n’ont pas tardé à arriver, entre les prophètes de leur temps, les annonceurs d’apocalypses et les opportunistes mielleux et fielleux. Je vous laisse mettre dans les cases qui de droit : Marine le Pen, Bayrou, Allègre,etc.

exemple de direction assistée trop sensible

Bizarrement, c’est la mort de Rosy varte qui m’a le plus marqué.

Rosy Varte, c’est avant tout l’actrice qui a joué Maguy dans la série éponyme de 1985 à 1993. C’est l’époque dorée où les soirées étaient rythmées dans le confort d’un peignoir de bain par la diffusion des benny Hill, Cat’s Eyes et autres rendez-vous télévisuels.

La diffusion de Maguy a traversé la rigueur post-socialiste, le première cohabitation, Mitterrand 2 et la dégringolade de 1993.

Bon Sang !!! Boissier Maxi-Discount a perdu son triple A !!

En ce qui me concerne, cette période a été marquée par la fin d’une enfance insouciante et les angoisses de débouler sur un marché de l’emploi sans avenir.

Maguy, c’est un peu l’histoire d’une bourgeoisie en plein doute : elle a eu peur des socialistes et en même temps ce sont eux qui ont libéralisé l’économie (fin du contrôle des changes, création du marché à règlement mensuel, du second marché et du MATIF). Elle voit débouler une nouvelle génération d’entrepreneurs aux dents longues (Bernard Tapie) qui l’oblige à repenser son modèle économique ( Georges Boissier fait du discount).

C’est une période traversée de soubresauts avec son Krach boursier de 1987 et sa crise monétaire de 1993 qui sont autant de témoins des effets déjà néfastes de la dérégulation des marchés monétaires et financiers.

C’est le chômage et la croissance qui joue au yo-yo au gré du vent américain. Ce sont aussi les économies communistes de l’Est qui s’effondrent et la réunification allemande qui s’engage, en contrepartie d’un serrage de ceinture pour de nombreuses années

 

Le parallèle avec la période actuelle est assez troublant : une période de doute et de chômage, de crise monétaire et d’effondrement de nations. A la différence prêt que la télé nous propose « Plus belle la vie » comme expérience sociale télévisuelle.

Dans les journaux, on oppose ces deux périodes à coups de Génération X et de Génération Y, les premiers traitant d’égoïstes, pressées et autres remarques dignes d’une génération rentrées dans celle des vieux cons donneurs de leçons.

Je ne me suis jamais senti plus d’une génération que ça par méfiance (évitons la récupération) ou parce que l’histoire ne se résume pas à un saucissonnage de circonstance. Comme tout le monde je suis porté par mes petites ambitions avec des grands idéaux de justice et de solidarité. Ces convictions ont tendance à finir étouffer sous l’égoïsme de mon confort et la lâcheté mesquine à vouloir agir. Mais de micro résistance en micro résistance (dans le bons sens comme dans le mauvais sens), j’ai du mal à savoir vers quel côté penchera la balance.

Mon fatalisme me ramènera toujours vers l’entropie et l’évolution inéluctable d’un système vers sa propre perte.

 

 

Trace de doigts

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Parle à ma main

J’aime quand le futur du passé rejoint le futur du présent

Depuis que le film Minority Report nous a en a mis plein la face avec son interface tactile, on rêve tous d’avoir le même genre d’interface dans nos toilettes…

Et depuis 9 ans, plus de nouvelles, même pas un espoir de déplacer des fenêtres avec ses doigts.A part des tablettes tactiles pour éclater des cochons à coups d’oiseaux et des consoles qui nous font gesticuler dans le salon, le futur du présent est assez moche

On va finir par regretter les lumières qui clignotent et les gros boutons des ordinateurs du futur du passé.

Mais l’espoir revient cette année grâce à Samsung. Sur son stand du CES (consumer electronics shox) de Chicago, le coréens ont proposé sur leur stand un prototype de fenêtres interactives qui pourrait préfigurer la domotique de demain.

 

Un petit bémol quand même. On va se retrouver avec des vitres dégueulasses avec des grosses traces de doigts partout…

Le côté positif, c’est que Samsung veut vraiment commercialiser ce produit rapidement. reste à voir de quelle manière.

 

Bonneval perdue

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Bin je sais pas. Il y aura toujours des choses qui m’échapperont

 

comme le fait de faire des vidéos de mecs qui tirent avec des musiques western ou hard rock.

Aimer les flingues, tirer sur des cibles, je peux à la rigueur comprendre. mais pourquoi tout de suite associer à l’ouest sauvage, Clint Eastwood.

Et cette manière de s’affaler sans mettre un petit tapis. je vous raconte pas la poussière et les bouloches en rentrant à la maison.

C’est toujours le risque quand on cherche un truc sur Youtube (une vidéo de tac-tac), on finit par tomber sur des choses phénoménales.

Alors en exclusivité, voici le meilleur du stand de tir de Bonneval !!


 

 

du Tac au tac

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Encore un article qui est une mise en abime totale..

Cela démarre par un lien gentiment envoyé par mon chien de presta préféré.

Fin des années 60, début des années 70, une émission génialoïde (Milhouse tm) avait sévi sur la petite lucarne des écrans de l’ORTF (oui à l’époque les écrans plasma étaient très peu démocratisé) : du Tac au Tac.

Le principe était simple : des dessinateurs de BD devaient réaliser des dessins en direct à coups de défis divers et variés : parfois un thème était défini à l’avance ou chaque dessinateur rajoutait son petit crobard à celui de son camarade.

C’était bon enfant et le résultat était la plupart du temps assez surprenant. A cette époque, la Bande dessinée était en pleine mutation avec l’arrivée de la BD dite « Adulte », l’influence de mai 68 et du mouvement underground Américain. Ce sera par la suite l’explosion des supports papier avec A Suivre, CIRCUS, Fluide Glacial, l’Echo des Savanes, Métal Hurlant,etc.

Perso, j’ai surtout connu la période d’agonie de ce mouvement avec la disparition presque totale des revues. J’ai juste eu le temps d’en feuilleter quelques unes et d’acheter les derniers numéros de Pilote.

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