L’Edito du lundi

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Je suis super à la bourre !!

J’en entends déjà grogner : « oui l’Edito du lundi, c’est n’importe quoi!! La dernière fois c’est tombé un mardi. Et cette fois-ci, on y a droit à l’heure du repas!’

Et bien Patrick (oui ce sera Patrick), tu vois, j’ai aussi une vie et un travail qui me prenne beaucoup de temps. Je dois résoudre des problèmes graves, des gens comptent sur moi. Encore aujourd’hui, j’ai du affronter un souci d’archive log Oracle de la pire espèce et me battre avec Logminer (qui a gagné). Pas plus tard que ce matin, j’ai du redresser la cabane à oiseaux dans mon jardin qui lentement déclinait pour cause de sol spongieux.

Alors Patrick, un peu de compassion et de retenue dans tes menaces. Oui, Patrick, tu n’est qu’un gougnafier sans style et sans envergure. Alors, retourne sur tes pas, reprends ton chemin et va donc affronter la vraie vie en te gavant de corn flakes!!

Pardon Patrick, j’ai tardé car je n’avais rien à dire ? Mais Patrick, mais…. mais ça suffit là !!! Tu crois que c’est si facile de choisir un sujet, un angle d’attaque susceptible de convaincre mes lecteurs. Le monde avance, le monde mute, la mat mute !!

Regarde tous ces sites attaqués par des horde d’Anonymous. On croirait que c’est devenu l’apanage des plus grands de se faire attaquer. On se bat carrément pour titiller le hacker et jouer à la pucelle effarouchée après. Qui sera la prochaine cible à l’ouverture de la grande gueule du même pas peur et que j’ai un super Firewall sur ma page Facebook. Il faudra attendre que Michael vendetta se prononce.

Alors Patrick, je vais laisser la parole à notre responsable éditorial qui fait aussi office de médiateur

Et bonne semaine !!!

 

La cité à la fin des temps

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La cité à la fin des temps

Greg Bear

Editions Bragelonne

 

 

 


J’ai enfin fini le livre !!!

Commencée exactement le 14 novembre 2011, la lecture de ce livre a été un véritable parcours du combattant, quasiment une souffrance.

Je ne sais pas si cela vous ai déjà arrivé : vous lisez un livre, les phrases s’enchainent, l’intrigues se met en place. Et pourtant, malgré toute la concentration du monde, vous ne comprenez rien à rien !!! Les chapitres s’enchainent et vous espérez tant bien que mal qu’à un moment du livre tout deviendra limpide.

Et bien non !!! Arrivé au milieu du livre, rien n’y fait, j’étais toujours à la traine pour comprendre la logique et les aboutissements.

Toutes les descriptions apportées par l’auteur ne m’ont jamais permis de me raccrocher à un semblant de réalité me permettant de souffler un peu : tout est très abstrait ou englué dans un discours ésotérico-scientifique indigeste. on a beau chercher le mode d’emploi à la fin, on erre complètement paumé. Pourtant l’auteur dans sa grande magnanimité a fourni en début d’ouvrage un plan de la dite cité mais je n’ai jamais pu rapprocher cet élément factuel de ce que je pouvais lire.

A ce moment, vous commencez à douter de votre intelligence : suis-je trop bête pour comprendre? D’autant plus qu’on se sent malgré tout saisi par le texte mais sans bien comprendre pourquoi. Je me suis retrouvé à l’époque de la Terminale en train de rédiger une dissertation de philosophie, alignant des mots que je ne comprenais pas mais qui semblait si emprunt de pouvoir et de justesse : « transcendant », « métaphysique », « ontologique ». Je n’étais pas digne de ce texte exclu d’une herméneutique réservée à plus scientistes que moi.

Autre possibilité : le livre est nul, mal écrit ou pensé par une personne trop impressionniste. Cette possibilité n’est pas à écarter sachant que Greg Bear a toujours pondu des livres difficiles d’accès à toute personne ne possédant  pas un certain bagage culturel (on parle de hard science). Je m’étais bien cassé les dents sur sa trilogie des Eons. Greg Bear a par contre toujours eu le souci de l’originalité et c’est ce qui m’a poussé à lire son dernier livre.

L’erreur que j’ai surtout commise en lisant est de l’avoir pris pour un livre de science fiction alors qu’il est tout autant un livre mythologique, ésotérique et finalement eschatologique.

Mais qu’en est-il de l’histoire?

Elle dans l’Histoire, dans les histoires et hors du temps.

Deux endroits pour le lieux de tous les affrontements :

– Le futur le plus éloigné qu’on puisse imaginer (genre 100 mille milliards d’années dans le futur) : la civilisation terrienne après avoir atteint son apogée et conquis l’univers se retrouvent à survivre cernée par le chaos dans la cité de la Kalpa. Ce chaos (appelé aussi Typhon) s’est nourri de la structure de l’Univers l’émiettant en lambeaux putrides, tordant la réalité dans un maelstrom infernal . Détruisant tout sur son passage, l’univers n’existe plus et la seule réalité persistante réside en cette cité assiégée. A l’intérieur, les derniers descendants de l’humanité résistent grâce à des générateurs de réalité :  les Eidolons,sorte de hautes castes,constituées de matières Noötiques (de purs esprits), les modeleurs et les soigneurs (caste intermédiaire) et le peuple des gradins, la basse caste constituée de matière primordiale. Un personnage à part hante cette cité : le bibliothécaire qui par le passé (genre quelques millions d’années) a sauvé la cité du chaos. celle ci semble immense, bien qu’on a du mal à l’appréhender à travers le livre. Elle semble toute entière construites de vestiges de l’histoire de l’humanité.

– Le presque présent où nous suivons deux paumés, Jack et Ginny, connectés avec des habitant de la cité.  à travers leurs rêves. Ces « changeurs de destin » sont capables de glisser d’une réalité vers une autre pour trouver refuge. Des pierres bizarres, les messagers, les suivent inexorablement à travers ces mondes. On croise aussi Daniel, qui lui ne rêve pas et se balade de la même manière. A chaque fois il sont traqués par de sinistres individus qui tentent de s’emparer d’eux pour le compte d’une mystérieuse entité malfaisante, la princesse de craie.

Mais ces deux mondes si éloignés vont bientôt se rapprocher quand le chaos repus du futur va commencer à dévorer le passé.

Plusieurs constats :

Tout d’abord c’est ouvrage relève plus du fantastique que de la science-fiction. L’histoire balayée est tellement vaste qu’elle dépasse notre entendement et la plupart du temps celle des protagonistes du livre : Comment comprendre des humains ou des civilisations de 10 billions d’année dans le futur. Même les deux jeunes personnages de la Kalpa maintenus dans l’ignorance sont ballotés par les événements.

Il me manquait une grille de lecture que je n’ai compris qu’à la fin de ma lecture : l’histoire s’appuie largement sur la cosmogonie hindouiste et de sa relation avec le temps et la fin de celui-ci. Pour preuve, la cité du futur prend le nom de Kalpa qui est une unité védique durant 4 milliards d’années. L’intrusion de Bhramâ (le dormeur) dans l’histoire renforce l’idée que toute l’histoire est en fait basée sur la légende ce dieu créateur dont la vie correspond peu ou prou à la fin de l’univers dans ce livre.

Mais au final de l’histoire, c’est le livre qui est remis au centre de l’histoire et la réalité de l’homme. C’est le livre qui est le tenant de notre réalité en perpétuant la mémoire. Tout au long de l’histoire, les personnages se heurtent à l’altérité du texte dans les ouvrages qui se délitent au fur et à mesure que le chaos progresse. Mais face à ce dernier, seule la bibliothèque reste le dernier rempart.

Trop métaphysique, trop dense, trop abstrait, ce livre déçoit énormément d’autant plus quand on découvre au final qu’il touche à des sujets poétiques et mythologiques. Sans de solides connaissances du védisme et autres mystiques hindouistes, on passe complètement à côté

Dommage…

 

 

 

IHE / HL7 du fun en SIH : LESSON ONE – IHE-SVS !

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MERCI !

Tout d’abord je tiens à remercier Patatozor pour la place qu’il nous laisse sur son site !
Merci, enfin une tribune pour le IHE / HL7 amateur/semi-pro !

Pour remonter aux sources, il faut quand même parler du début, IHE / HL7 (pour les puristes ASTM rocks!) ce n’est pas que de la grosse compétition internationale, c’est aussi des passionnés, qui se lance des défis entre eux et essaient de repousser les limites de la folie;

Combien de fois ne nous sommes pas dits “ce mouvement pourrait être mieux transmis par ma GAM… mais qui pour tester les Z99 ?” et … personne pour en parler…
La community de pure players pourra remercier Patatozor !

 

LESSON ONE : IHE-SVS YEaaaaahh

Je sais que d’ordinaire on commence avec des basiques, mais c’est aussi ça l’interop, c’est le fait de kiffer la nouveauté et de ne pas hésiter à dire que tout à changer du jour au lendemain… héhé

Aujourd’hui je vous propose un petit bootkit sur la nouveauté du moment aux states, les value set !

Tout part d’une idée : les nomenclatures aux perfs moyennes, les tables à papa, c’est fini.

D’ailleurs en terme d’urbanisation, cet aspects à toujours été problématique, et ce, dès la CIM…

Si la pratique du Webservice se fait sentir dans quelques applis web, il faut dire que dans la plupart des produits pro, on retombe encore sur le bon vieux select oracle… et ça rame copieux
Ne parlons pas des changements de version de CCAM, le casse tête …

Les gars de chez IHE se sont naturellement dit qu’il était temps de normaliser tout ça, et ils réutilisent les bonnes recettes HL7 !!

IHE HL7 Yeaah
en famille c'est bien aussi

 

Alors le value set .. kesako ?
Les value sets, (jeu de valeur en bon Français), ce sont simplement les liste de codes / libellés issues de nomenclatures.

Pourquoi ne pas utiliser les nomenclatures en base directement  ? ( me direz vous si vous n’avez pas encore décroché…)

Exemple : vous souhaitez permettre dans un moteur de formulaire la sélection d’une affection issue d’une nomenclature, par exemple CIM : il faut que l’utilisateur puisse chercher, et trouver partir de votre interface dans la CIM :

(L02) Abcès cutané, furoncle et anthrax

Ok, vous me dites un select…

Sauf que parfois et voir souvent, un formulaire se limite à 2-3 codes CIM bien identifiés, si vous ne faites QUE SOIGNER DES FURONCLES TOUTE LA JOURNEE §§§§§§§§§

Imaginons un service oncologie, les codes CIM de telle ou telle RCP sont “limités”. En RCP dermato, on se limite à certains codes CIM liés à la prise en charge.
On va pas refaire une vue oracle avec un autre select pour chaque formulaire… et on va demander aux secrétaires médicales d’apprendre les codes CIM, … et avec la rotation des équipes, c’est pas productif.

La nouveauté : le jeu de valeur…

Les value set vous permettent de définir une sous sélection d’une, ou de plusieurs nomenclatures.

  • Une nomenclature est désignée par un OID.
  • Un value set est aussi désigné par un OID.
  • Un value set peut rassembler des items issus de nomenclatures différentes
  • Dans une nomenclature il y a pour chaque item un code e t un libellé au moins. Le code de l’item se rapporte dans sa nomenclature d’origine

La pratique : le jeu de valeur style WebService

IHE-SVS définit des wsdl pour l’interrogation d’un registre / entrepôt de Value Sets.

Ci-dessous : une requête SVS qui demande le content du Value Set 1.2.840.10008.6.1.308 en anglais SVP monsieur le serveur !

<?xml version= »1.0″ encoding= »UTF-8″?>

 

<s:Envelope xmlns:s= »http://www.w3.org/2003/05/soap-envelope » xmlns:a= »http://www.w3.org/2005/08/addressing »>

 

<s:Header>

 

<a:Action s:mustUnderstand= »1″>urn:ihe:iti:2008:RetrieveValueSet</a:Action>

 

<a:MessageID>urn:uuid:0fbfdced-6c01-4d09-a110-2201afedaa02</a:MessageID>

 

<a:ReplyTo> <a:Address>http://www.w3.org/2005/08/addressing/anonymous</a:Address> </a:ReplyTo>

 

<a:To s:mustUnderstand= »1″>http://valuesetrepository/</a:To>

 

</s:Header>

 

<s:Body>

 

<RetrieveValueSetRequest xmlns:xsi= »http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance » xmlns= »urn:ihe:iti:svs:2008″>

 

<ValueSet id= »1.2.840.10008.6.1.308″ xml:lang= »en-EN »/>

 

</RetrieveValueSetRequest>

 

</s:Body>

 

</s:Envelope>

et la réponse :

<?xml version= »1.0″ encoding= »UTF-8″?>
<s:Envelope xmlns:a= »http://www.w3.org/2005/08/addressing »
xmlns:s= »http://www.w3.org/2003/05/soap-envelope »>
<s:Header>
<a:Action s:mustUnderstand= »1″>urn:ihe:iti:2008:RetrieveValueSetResponse</a:Action>
<a:RelatesTo>urn:uuid:0fbfdced-6c01-4d09-a110-2201afedaa02</a:RelatesTo>
</s:Header>
<s:Body>
<RetrieveValueSetResponse xmlns:xsi= »http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance »
xmlns= »urn:ihe:iti:svs:2008″ cacheExpirationHint= »2008-08-15T00:00:00-05:00″>
<ValueSet id= »1.2.840.10008.6.1.308″ displayName= »Common Anatomic Regions Context ID 4031″ version= »20061023″>

 

<ConceptList xml:lang= »en-US »>
<Concept code= »T-D4000″ displayName= »Abdomen » codeSystem= »2.16.840.1.113883.6.5″/>
<Concept code= »R-FAB57″ displayName= »Abdomen and Pelvis » codeSystem= »2.16.840.1.113883.6.5″/>
<Concept code= »T-15420″ displayName= »Acromioclavicular joint » codeSystem= »2.16.840.1.113883.6.5″/>
<Concept code= »T-15750″ displayName= »Ankle joint  » codeSystem= »2.16.840.1.113883.6.5″/>
<Concept code= »T-280A0″ displayName= »Apex of Lung » codeSystem= »2.16.840.1.113883.6.5″/>
<Concept code= »T-D8200″ displayName= »Arm » codeSystem= »2.16.840.1.113883.6.5″/>
<Concept code= »T-60610″ displayName= »Bile Duct » codeSystem= »2.16.840.1.113883.6.5″/>
<Concept code= »T-74000″ displayName= »Bladder » codeSystem= »2.16.840.1.113883.6.5″/>
<Concept code= »T-04000″ displayName= »Breast » codeSystem= »2.16.840.1.113883.6.5″/>
<Concept code= »T-26000″ displayName= »Bronchus » codeSystem= »2.16.840.1.113883.6.5″/>
<Concept code= »T-12770″ displayName= »Calcaneus » codeSystem= »2.16.840.1.113883.6.5″/>
<Concept code= »T-11501″ displayName= »Cervical spine » codeSystem= »2.16.840.1.113883.6.5″/>
</ConceptList>

 

</ValueSet>

 

</RetrieveValueSetResponse>
</s:Body>
</s:Envelope>

Comme vous pouvez le voir, le VS d’OID 1.2.840.10008.6.1.308 , désigne en fait un jeu de valeurs pour les régions anatomiques qui énumèrent des valeurs qui sont compatibles avec la SNOMED ( tous les codes donnés sont issus du Code System 2.16.840.1.113883.6.5).

L’intérêt pour les praticien est certain : il peut grouper ou bénéficier du groupage de certains informations directement en la sélectionnant dans une nomenclature reconnue. Oubliées les tables de transcodage quand on veut juste se concentrer sur une spécialité en réalisant son formulaire.

L’intérêt macro est le partage de document et l’interop : ainsi dans un formulaire CDAR2 Niveau3, l’item choisi est décrit, et seul SNOMED est cité, le value set n’a que peu d’intérêt… les logiciels se comprennent !

L’exemple traite de SNOMED, mais c’est applicable à n’importe quelle nomenclature dès qu’elle est identifiée par un OID, mais c’est souvent le cas !!

MAIS BIEN PLUS §§§§§

Il y a bien d’autres fonction pour les recherches complexes ou pour rechercher dans le registre les valueSets existants, mais je vais pas gâcher le plaisir (si si) de la découverte alors je vous file direct le lien du Trial Implementation de IHE
http://www.ihe.net/Technical_Framework/upload/IHE_ITI_Suppl_SVS_Rev2-1_TI_2010-08-10.pdf

On peut aussi jouer avec le méga serveur PHIN VADS du CDC US, qui est une implémentation de registre/entrepôts de valueSets
https://phinvads.cdc.gov

 

 

GOODIES :

Comme vous avez lu jusqu’ici, je vous félicite, et même si on touche à la fin des fêtes, je vous donne l’URL de motorcycleguy qui vou souhaite un joyeux noël et une bonne année en HL7V3 : http://motorcycleguy.blogspot.com/2011/12/happy-holidays-hl7-v3-style.html

 

have fun ! et à bientôt pour de nouvelles aventures !!!

Journée mondiale du Troll

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Et oui bonnes gens, avec la mort en plein gloire du site MEGAUPLOAD, c’est toute une frange de la population mondiale qui se lève avec la cybergueule de bois.

 

4% de la bande passante mondiale vient de se libérer d’un coup 🙂

 

Mais qui sont les gens qui l’ont mauvaise ce matin (par ordre croissant de « bien baisé!!!) :

 

– Ceux qui, avec la tête déconfite du réveil, le bol à la main, s’affalent devant leur PC pour regarder l’état de leur téléchargement sur Jdownloader. Tiens c’est bizarre, ces messages d’erreur?

– Ceux qui avaient craqué pour un abonnement Premium et qui voit filer leur pognon dans la poche des avocats chargés de défendre Herr Big Boss, Kim Dotcom.

– Les plus grands cocus de l’histoire restent quand même les millions de personnes qui ont déposé en toute légalité leurs affaires personnelles et qui ne les récupéreront jamais. Continuer la lecture de Journée mondiale du Troll →

Question Cucul

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Je ne m’explique pas pourquoi les passages aux toilettes sont toujours des moments de grâce quand il s’agit de se poser les bonnes questions.

 

Exemple 1 : pestant pour la énième fois contre la méconnaissance du balai à chiottes par certains de mes contemporains, je me suis légitimement demandé quel était l’origine de cet ustensile si brillamment conçu.

Evidemment, il n’existe pas de musée du balai ou d’historien spécialisé dans cet animal à poil. Aucune fouille archéologique n’a pu permettre d’extraire des terres ancestrales le moindre balai en corne de mammouth. Pour faire simple j’ai fait chou blanc. Par contre j’ai dégotté une petite anecdote croustillante qui n’est pas sans rapport avec la période encore proche de Noël.

Vous êtes de plus en plus nombreux chaque année à utiliser des sapins artificiels pour accrocher les bouboules et les guirlandes. Il faut savoir que les premiers sapins en plastiques industriels ont été conçu dans les années 30 par la société Addis Brush, spécialiste entre autres du balai à chiottes. la machine servant à produire les poils de brosse en plastique des balais fut détournées pour produire les aiguilles vertes des sapins.

C’est pas un merveilleux conte de Noël ça !!!

 Pour aller plus loin, je ne saurai que vous conseiller d’aller visiter le site de ce passionné.

 

Exemple 2 : Quand on change le rouleau de papier toilette, on peut soit laisser pendre le papier devant ou derrière. Qu’est ce qui est le plus efficace en terme de résistance à la déchirure ? Aussi anodine soit-elle, cette question a fait l’objet de recherches sérieuses digne du dilemme du capitaine haddock et de sa barbe sous la couverture.

 

Exemple 3 : le papier a t-il été rose pour faire contrepoids avec la matière nauséabonde qu’il permettait de récupérer. peut-on penser que la psychologie de l’individu associe à la couleur rose au parfum de la plante éponyme et se sent rassuré sur l’avenir de ses doigts?

 

Exemple 4 : le papier en feuille est-il plus économe que le papier en rouleau?  Personnellement cette feuille ridicule augmente mes angoisses de débordements et m’oblige à surenchérir dans la consommation.

 

Dingue non?

 

 

L’invasion a commencé

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Même à la retraite, un winner se doit de continuer à faire du powerpoint

Ca fait à peu prêt 13 ans (à la louche) que j’ai Internet. J’en ai vu passé des évolutions en terme de débit et de contenu. J’en ai vu des sociétés dans le vent se viander comme un trader marchant sur une peau de banane.

J’ai vibré en faisant mes premières pages html, j’ai transpiré en téléchargeant mon premier mp3 (pourvu que ça coupe pas, pourvu que ça coupe pas…), j’ai usé de sopalin sur les sites de Pr0n. Bref j’en ai vu et j’espère en voir encore.

 

Au départ, Internet, c’était quand même un petit monde d’informaticiens et de passionnés s’émerveillant sur des sites Frontpage, le temps de cramer ses 30 heures de connexion mensuelle. Avec l’arrivée de l’Adsl, la sphère internet a subi une inflation galopante mais restait quand même confiné à une peuplade que je qualifierai de jeunes.

C’était l’époque du « tu vas t’abimer les yeux à rester devant ce écran« , « mais à quoi ça sert ton truc« , « tu fais chier, je veux jouer au solitaire« .

Que faisait-on vraiment à l’époque? Pas grand chose.

– On ouvrait Yahoo (Google n’existait pas), on allait pisser le temps que les quelques Images et gifs animés se chargent.

– On ouvrait sa messagerie : on attendait béatement le temps que la barre de progression….Progresse.

– On installait un logiciel copié sur une disquette en cherchant à craquer la protection avec pctools (bon ok, on allait sur crack.ru)

Et c’est tout.

Cette période où la ressource était rare hante encore nos habitudes actuelle :

– On va toujours pisser pendant qu’une page s’ouvre. Celle ci étant maintenant bourrée d’anims en flash, c’est toujours aussi long. En 15 ans, la taille moyenne d’une page web est passée de 14 ko à 647ko.

– On flippe toujours dès qu’il reste moins de 10% d’espace sur le disque dur alors qu’on a un 1To de libre.

 

Mine de rien, notre génération a fixé les règles de l’internet grandissant. Bien entendu, de nouvelles générations viennent peu à peu bousculer les usages. Loin de jouer au vieux con, j’applaudis des deux mains même si le vieux con pointe son nez parfois.

Mais tout ce bel échafaudage se voit dorénavant menacé par un péril plus grand que le neutralité du net, le téléchargement illégal ou Pascal Nègre : le vieilissement !!!

 

Avec la démocratisation d’internet, les populations dites seniors commencent à s’équiper et à s’abonner à Internet. Faisant la fortune des sociétés de dépannage et des vendeurs prêt à refourguer leur camelote gavés de Norton et autres logiciels inutiles, les retraités envahissent la toile.

Il faut bien entendu promouvoir cette évolution et remercier grandement Teamviewer qui permet de prendre la main à distance sur le pc de papy plutôt que gueuler au téléphone parce qu’il ne comprend rien quand je lui cause de gestionnaires des tâches.

 

Mais il y a quand même un truc que je peux pas saquer dans ce phénomène :

– l’explosion de la pièce jointe. Comme au bon vieux temps du modem 56k, on est obligé d’attendre 10 minutes pour recevoir les mails envoyés par la tante Monique car elle a mis en pièces jointes 10 photos copiées de son appareil directement au format 8192 x 5230. D’un autre côté, expliquer l’art du redimensionnement a toujours été un véritable chemin de croix…

– La rumeur persistante chez une certaine tranche d’âge qu’Incrédimail, c’est le meilleur logiciel de messagerie. C’est totalement vrai quand il s’agit de rendre ton mail immonde à coups de smileys qui se trémoussent et de jolies couleurs de fond bleu chiotte. N’oublions pas de noter que ce magnifique logiciel est bourré de malwares. Le plus navrant est qu’une messagerie standard pourrit la mise en page des messages issus d’Incrédimail les rendant encore plus immondes.

– mais tout cela n’est rien face à la prolifération exponentielle des powerpoints de petits chats, de cascades, de paysage de la France ou de la Mongolie extérieure agrémentés comme il se doit par une musique dégoulinante de mièvrerie. Pour enfoncer le clou, on glisse une phrase d’un moine bouddhiste du 13ème siècle pour faire croire que c’est profond toute cette merde en barre.

Ces powerpoints arrivent en général par paquet de 12 avec une phrase laconique du genre « à regarder à tout prix », « tro bo » (oui le vieux a lu qu’il faut faire des fautes pour faire vrai) ou « bien dit ».

Au milieu de ce fatras dégénérant se glissera toujours un powerpoint raciste, macho ou anti fonctionnaire : c’est une règle statistique.

Si par malheur la curiosité l’emporte et que vous vous laissez tenter, vous vous engagez à un long long chemin de douleur. Généralement un powerpoint est une succession d’images enrichi par un peu de littérature. Les powerpoints de séniors ont truffés de lettres s’affichant une à une ou en virevoltant pendant 10 secondes de droite à gauche. Chaque transition d’image se fait à coups de mosaïque image passage d’une image à une autre  Vous voilà parti pour taper rageusement sur votre clavier jusqu’à la délivrance finale.

 

L’institut Schauderrsoff a calculé que le transfert de powerpoint finira par dépasser le téléchargement et le streaming à l’horizon 2024. Internet sera alors complètement saturée et invivable. 95% des messages postés sur facebook concerneront les scores de jeux de bouboules colorées ou de cartes. Twitters era redéclinée en version minitel.

Quant aux jeunes, ils auront depuis longtemps abandonné le web pour retourner pinter dans les bars.