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On est passé à côté d’un véritable séisme politique !!!
Continuer la lecture de On a retrouvé la Bombe Atomique de Christine Boutin
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On est passé à côté d’un véritable séisme politique !!!
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Mais Bordel de bon sang de bonsoir, qu’est ce qui m’a pris de vouloir instituer cette tradition de l’Edito du Lundi !!!
Le froid tout ça…
Sarkozy, la droite à fond, rouge qui tâche : on sait déjà que toute l’excitation de la semaine va poindre vers cette unique actualité : va t-il enfin se déclarer candidat !!
Tous les signes avant coureurs sont là : les vrais faux scoops du Figaro, les sorties faussement dérapantes de l’entourage.
On dresse les statues, on sort les petits nenfants, on affute gilles jacob, Morano et Estrosi pour le grand Barnum médiatique. On prépare les réseaux sociaux à l’offensive générale. Le candidat Web 2.0 est en marche.
Et comme d’habitude, le résultat est consternant avec des questions orientées crétines, des clips vidéos dignes de marchands d’assurance.
Ils font des efforts, ils cherchent à nous intéresser avec des groupes telles que « les collectivités de demain ». Qui de mieux qu’Edouard Balladur pour réfléchir à l’avenir … Avec Xavier Bertrand qui tente de nous convaincre de son regard hypnotique.
France réveille toi !!! Le progrès est en marche, la jeunesse de ce pays crie au changement. On fait appel à toutes les bonnes volontés comme Etienne, modeste étudiant, impliquée dans les problèmes de son temps.
Et merde, où sont passés les beaux idéaux de ma jeunesse…
Bonne semaine
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Scénario : Boulet
Dessin : Pénélope Bagieu
Delcourt
Une bande dessinée, c’est comme un album de musique, il faut le lire plusieurs fois avant de savoir si on l’appréciera ou pas. Ou du moins en ce qui concerne la page blanche se laisser le temps de la digestion.
Car de prime abord, sa lecteur laisse une impression de creux, d’inutilité et d’inintérêt.
Ce livre nous raconte l’histoire d’Eloïse qui sur un banc de Paris ne sait plus qui elle est. Amnésique, elle ne se souvient de rien en ce qui la concerne, sa vie et son entourage. Autant elle se souvient qui est Britney Spears et Marc Levy, autant rien ne lui vient à l’esprit quand elle essaie de se souvenir de son nom ou de son travail.
A partir de là, de quelques indices, elle va tenter de remonter la piste de son identité et des raisons de son amnésie.
On pourra surement faire beaucoup de critiques sur le dessin (parfois très moche), sur le scénario parfois trop empreint de Boulet dans les délires (le coup des fins multiples). On pourra regretter l’étalement sur 200 pages trop clair et trop en ligne claire. On pourra s’étonner de la manière dont Eloïse mène l’enquête en se défaussant des manières les plus logiques de le faire (Elle traine à passer par la case Médecine). Parfois, certaines scènes sont cousues de fil blanc ou ont un air de déjà-vu (le coup du passage chez les psys).
Tout ça laisse certainement un gout amer quand on a payé 22 euros ce pavé un peu léger.
Mais on peut reconnaître que Pénélope Bagieu a abattu un sacré boulot avec des planches au découpage complexe et souvent chargé. Certaines cases souffrent cependant de problème de perspective (la plus bizarre à mon sens est celle avec les agents du FBI du début). Ensuite on ne peut pas lui faire le reproche d’avoir son style bien à elle.
Ensuite on peut s’interroger pour voir ce qui se cache derrière ce creux ou pour se rassurer de son achat, au choix
Car ce n’est pas l’amnésie qui frappe Eloïse mais juste le fait d’avoir oublié ce qu’elle elle est. Sans vouloir vous révéler la fin de l’intrigue, Eloïse cherche souvent plus à s’imaginer qu’à se retrouver (il suffira de penser à l’épisode de la balançoire).
Après tout, le mythe de la page blanche renvoie plutôt à l’angoisse de l’écrivain qui partant de rien invente une histoire. Il en va de même ici.
6/10 avec ma bienveillante indulgence.
PS : Pour ceux qui veulent avoir un avant goût, Boulet a mis en partage le premier chapitre sur son site : Cliquer ici.
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Les Enfers virtuels de Iain Mc Banks
Robert Laffont
En deux tomes pour des raisons d’édition : Il faut lire les deux livres l’un à la suite de l’autre.
Mais quel plaisir de lire ce genre de livres après un Greg Bear si éprouvant.
Nous voici revenu dans la Culture, cette civilisation hédoniste et anarchiste où les humains vivent dans l’insouciance sous l’oeil bienveillant d’Intelligences artificielles, les Mentaux.
Pourtant, dans cet ouvrage, nous sommes plus mêlés à des races hors culture plus ou moins avancées technologiquement.
Ce livre qui paraît très linéaire de prime abord nous permet d’appréhender pas mal de questionnements : l’opposition réel/virtuel, la moralité des nos actes ou tout simplement la notion de pérennité de la conscience.
Ce qui frappe avant tout, c’est que les simples individus dont nous suivons les histoires sont totalement soumis aux forces gigantesques qui façonnent les sociétés. Ballotés, utilisés , ils ne sont là que pour être témoins des combats violents et des manoeuvres d’échiquiers inter galactiques.
Le combat qui sert ici de fil conducteur sont les enfers virtuels. Dans ce futur lointain, la mort a été vaincue technologiquement. Chaque individu peut choisir d’être téléchargé dans un substrat virtuel où il passera l’éternité s’il le désire. Les individus sont équipés de lacis neural qui leur permet de se sauvegarder en temps réel et d’éviter ainsi l’oblitération en cas de mort subite.
Mais cette disparition de la mort qui justifierai à elle seule la disparition de la religion embarrasse certaines civilisations pour qui la morale ne peut reposer que sur celle-ci et notamment son au-delà le plus tragique : L’Enfer. Si celui-ci n’existait plus, ce serait la fin de la cohésion sociale, les gens n’étant plus soumis à un jugement dernier.
On retrouve ici l’argument comme quoi il n’existe pas de morale en dehors de l’existence de la religion. Les chapitres qui décrivent ces enfers n’ont rien à envier à des peintures de Jérome Bosch. Les tortures et supplices décrits dans le livre sont d’un raffinement extrême où chaque individu broyé, dépecé, brulé vit une éternité de supplice pour le « bien » d’une société bien réelle.
Cette pratique est la cause d’une guerre larvée entre Pro et anti enfers au travers d’autres univers virtuels où des soldats désincarnés se battent sous divers formes. Les Antis, sentant qu’ils sont en passe de perdre la bataille joue leur va-tout en essayant de déplacer le conflit dans le réel et d’annihiler physiquement les lieux de stockage de ces enfers.
Au milieu de ce cauchemar, nous suivons le destin d’individus qui sont plus des pions qu’autre chose.
Lededje Y’brecq, est une esclave d’un richissime homme d’affaires, Veppers, de l’Habilitement Sichultien. Marquée à vie par des tatouages complexes, elle est un paiement pour dette d’une famille déchue. Egocentrique, violent et tyran sans bornes, Veppers traite Lededje pour ce qu’elle est : un objet de luxe, symbole de sa puissance. Ne supportant plus d’être violée et maltraitée, Lededje s’enfuit mais est rattrapée et tuée. Mystérieusement elle se retrouve ressuscitée à bord d’un vaisseau monde de la Culture, le VSG Sens dans la Démence, Esprit parmi la Folie. Saisissant cette chance et les possibilités infinies de son protecteur, elle cherche par tous les moyens à retourner chez elle pour tuer Veppers.
Vatueil fait partie de ses soldats tués et ressuscités maintes fois dans ces guerres entre Antis et Pros Enfer dans des mondes désincarnés et délirants. Réduits à sa plus simple essence, Vatueil n’arrive plus à savoir ce qui reste de réel en lui.
Yime Nsokyi travaille pour la Culture, dans le cadre de Contact et plus précisément de Quiétus, la branche chargée de gérer les relations avec les mondes virtuels. Craignant un embrasement du conflit, elle est envoyerenquêter à la frontière d’autres civilisations , le Reliquariat de Nauptre (pro enfers) et la Fédération Culturelle Géseptienne-Fardésile. Celles-ci contrôlent le Disque Tsungariel, une espèce de conglomérat de « Fabricaria » pouvant construire rapidement des centaines de millions de vaisseaux spatiaux. RDN, FCGF, Sichultien, tous tentent de tirer profit du conflit pour gravir des échelons dans l’échelle galactique.
Prin et Chay, deux Pavuléens ont volontairement rejoint l’Enfer de leur monde pour témoigner des atrocités qui y sont faites.
Moralité : tout le livre tourne autour de ce concept.
Une société peut elle être morale sans l’existencet d’un châtiment post Mortem?
Peut-on juger de la moralité d’une autre société sans être taxé d’ethnocentrisme. Pouvons nous de même intervenir si cela entraine des entorses à notre propre morale. Bizarrement, la récente polémique sur les civilisations qui secouent le cénacle politique trouve un écho dans ce livre
Autre moment fort abordé dans ce livre: qu’est ce qui fait l’essence de notre personnalité?
Personnage sauvegardé, ressuscité, transformé, amélioré, dupliqué, que reste t-il de l’essence même de l’individu? Malgré toute ces prouesses technologiques, la mort est toujours présente. Un individu qui ressuscite n’est pas le même qui celui qui meurt.
En fait, les personnages les plus humains de ce livre sont les mentaux des vaisseaux spatiaux, notamment Demeister, l’avatar du « En Dehors des Contraintes Morales Habituelles« . Excentrique, gamin, énervant, disposant d’une force capable de balayer des armadas entières, il reste quand même un vaisseau de la Culture qui cache sous une fausse nonchalance, les visées interventionnistes de notre super civilisation.
Vous l’aurez compris, c’est un très bon roman, formidablement bien écrit, lisible et fluide et plein d’humour. Sous son côté Space Opéra, c’est un formidable moment de réflexion
Et paf : 8/10
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… De mort Naturelle
Titre prédestiné alors que derrière moi résonne la voix de Georges Brassens et de sa supplique pour être enterré à la plage de Sète.
Quel plus triste destin que la fin du bonhomme de neige irradié par les rayons de soleil, voyant sa vie le quitter goutte à goutte, la chaleur creusant son corps en crevasse décharnée.
6 jours ont passé depuis que j’ai fait mes affreux bonhommes. Le froid qui se poursuit prolonge leur existence et leur agonie. Au contraire des châteaux de sable qu’ont détruit sur la plage d’un pied vengeur avant de partir (pas question qu’un autre gamin en profite), je laisse ces patibulaires bonhommes subir chaque jour le courroux de Phaëton.
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de Bastien Vivès
Shampooing
Etonnant comment certaines choses se rappellent à vous alors que vous ne faites rien de spécial.
Prenez par exemple Bastien Vivès, jeune auteur de BD, très tendance ces derniers temps pour ses derniers ouvrages : « Polina », « Le gout du chlore » ou le sulfureux « Melons de la colère ».
Il a dernièrement reçu le prix de la critique BD au festival d’Angoulême. Il est plutôt classé comme auteur de Roman graphique où le dessin très épuré fait plus place à la narration.
En général, c’est pas trop ma tasse de thé étant très sensible à l’accroche graphique d’une BD. Parfois je me fais violence quand l’histoire ou le talent efface ce préjugé.
Donc Bastien Vivès, j’en entendais surtout causer à travers les blogs BD que je lis ici et là. Son style plutôt décrit comme décalé et parfois pince sans rire avait tout pour me plaire. Mais mon budget n’étant pas extensible, il n’était pas ma priorité.
Et pourtant ce matin en allant chercher ma baguette de pain à la librairie du coin, je suis tombé sur ce petit ouvrage : « Le Jeu vidéo« .

Disons le tout de suite : le dessin est minimaliste et donne parfois l’impression d’être bâclé : personnage à la grosse plume à peine silhouetté et sans yeux, un lavis vite posé. Mais ne nous y trompons pas. Si le style est brut, le trait est juste, les expressions superbement rendus même à travers l’aspect figé et répétitif des personnages. Il y a de quoi rebuter le lecteur néanmoins.
Mais ce qui sauve ce livre, c’est son humour, sa sociologie fine du jeux vidéo et de la psychologie des gamers. Tout le monde y passe : le mec qui se veut cool, la relation père-fils gamer, les filles et les jeux vidéos, le marketing machiste, les potentats des serveurs privés. Chaque petite tranche de vie fait mouche et le plus souvent l’auteur porte un regard cynique sur l’influence grandissante du jeu vidéo sur nos comportements en société.
Mais attention là encore, pour que vous soyez emballé comme je l’ai été, il faut avoir été initié au code du gamer, avoir traversé les grands âges de la console et du jeu en réseau. Sans ça vous serez, soit certainement perdus, soit vous trouverez cela puéril et con.
Mais pour peu que vous soyez un vieux broussard comme je le suis ou que vous ayez tâté du gamepad, vous serez à coup sûr touché et emprunt de nostalgie par ce petit bouquin sans prétention.
Un gros 9/10 (ouais je suis comme ça )
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Quand on n’a pas grand chose à dire autant vous causer de site qui ont des trucs à raconter.
Alors pour ceux qui aiment les sites à la mode miscellaneous, en voici un très bon sur lequel je suis tombé par hasard : La BOITE VERTE
Véritable cabinet de curiosité, le site se fait fort de nous surprendre en dénichant des articles sur l’art, la géographie ou les sciences.
Ainsi vous serez tout sur :
– l’expérience la plus longue du monde.
– Comment un poulet a vécu 18 mois sans tête.
– Comment utiliser des loups pour faire une sculpture.
– Ecouter le tremblement de terre de Fukushima.
Et plus encore…
Et s’il vous reste un peu de temps, courez voir ce site là « thisiscolossal.com » qui est pas mal dans le genre….
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Ouais Youhou, enfin un nouvel article tiré de mes aventures trépidantes sur le chemin du boulot !!!
Ce matin, sur la rocade de Bordeaux, alors que mon cortex carburait un max pour savoir si il fallait que je me place à gauche, au milieu ou à droite, les yeux ont légèrement quitté la route pour se poser sur la station service de bord de route.
Pour les connaisseurs, je parle de la station avant la sortie de Talence sur la voie intérieure : Dans un espace ridicule, ils ont réussi à caser une station, une cafétéria, un marchand de brioches, un parking et tout ça protégé par une muraille de béton. Le fournisseur en Hydrocarbure de ce lieu de villégiature est la Société Agip. De ce que je me souvenais, c’est un peu l’équivalent italien de Total.
Mais ce qui a particulièrement attiré mon attention cette fois-ci, c’est la particularité de leur logo, une espèce d’animal noir mi chien mi lion qui crache des flammes rouges sur fond jaune. Je n’avais jamais fait gaffe (où alors ci mais je ne m’en souvenais plus) mais la bestiole n’a pas le nombre de pattes réglementaires. Après vérification, elle en a en fait 6 comme le montre le logo à droite.
Encore plus rigolo, c’est toute l’histoire qu’il y a derrière ce logo (comme souvent) et le pourquoi des 6 pattes.
En 1952, AGIP organisa un grand concours populaire pour choisir son nouveau logo. il y eut 4000 réponses et il fallut 14 séances au jury composé de personnalités italiennes de la culture et de l’art pour choisir le gagnant : cet espèce de Chien héraldique crachotant. La véritable explication de ce dessin ne sera jamais possible car l’auteur véritable inscrit sous un prête nom ne fut connu qu’après la mort de celui ci : Luigi Broggini, un sculpteur et designer italien mort en 1983.
Il faudra se contenter de l’explication officielle de la marque : « les six pattes de cet animal imaginaire représentent les quatre roues d’une voiture et les deux jambes de son conducteur. Symbiose entre la machine et l’homme, ce centaure moderne incarnerait l’idée de vitesse associée à ce mode de transport. » Fascinant non ?
Bien sûr cette explication ne satisfera pas grand monde et chacun ira de sa petite théorie : mythologie grecque ou africaine, légende locale, résurgence de la louve de Romulus et Rémus. Et pourquoi pas une explication mathématique de ce genre ?
Depuis les années 50, le logo a subi très peu de modifications à part un petit dépoussiérage pour réduire sa longueur.
Pour l’anecdote, il existait un pendant félin pour la distribution de Gaz mais celui ci a disparu depuis. C’est marrant combien il rappelle un pokemon.
c’est fini !!!!
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créée par Elizabeth Sarnoff, Steven Lilien et Bryan Wynbrandt
produite par J. J. Abrams

J‘ai trainé des pattes avant de regarder cette série. C’est tout simplement la crainte d’être déçu qui semaine après semaine m’a empêché de visionner la dernière production de JJ Abrahams (Alias, Fringe, Lost). J’ai le même blocage avec la dernière saison de Breaking Bad : allez savoir pourquoi, je ne suis pas allé plus loin que l’épisode 2 alors que j’ai englouti les autres saisons à la vitesse V.
Alors hier soir, dans un acte de folie que je ne m’explique pas encore, j’ai regardé les deux premiers épisodes.
Posons tout d’abord le décor, ce qui n’est pas trop dur avec un tel titre.
Officiellement la Prison d’Alcatraz (dans la baie de San Francisco sur l’île du même nom) a été fermée en 1963 pour des raisons de coût de rénovation trop important. Mais que nenni pas du tout en fait, bandes de pauvres hères crédules. Lors d’une visite de routine le 21 mars 1963, deux policiers retrouvent la prison vide : prisonniers et gardiens (300 personnes) se sont évaporés. Rien ne permet d’expliquer ce phénomène, tout semble normal hormis ces disparitions : les moteurs ronronnent, tout est éclairé, et chaque cellule conserve les affaires des prisonniers.
50 ans plus tard, des prisonniers réapparaissent aussi mystérieusement, non affectés par le temps et les événements. encore plus mystérieux, chacun se retrouve en possession d’objets (en général une clef) , de moyens de paiement et semble animé d’un but précis (en général rattraper leur passé en se vengeant).

Avec les cadavres qui apparaissent dans leur sillage, inévitablement la police s’en mêlent en la personne de L’inspecteur Rebecca Madsen (on a fait mieux au niveau charisme) qui plus fufutte que les autres comprend que c’est pas normal tout ça. Pour l’épauler dans cette enquête hors normes, elle fait appel à Diego Soto, un spécialiste d’Alcatraz, scénariste de BD à ces heures, geek, spécialiste de Photoshop et de la répartie inutile.
Pour que le série gagne en épaisseur (ou en lourdeur au choix), une personne un peu mystérieuse débarque comme de par hasard pour dire que cette histoire le concerne, badge super sérieux à l’appui, circulez, y a rien à voir. Dans le rôle du méchant pas méchant, on a déterré Sam Neill spécialiste du genre.
Mais comme faut bien faire une série, on met tout ça ensemble, on secoue bien fort à coups d’antagonismes, de révélations chocs sans trop en dire parce qu’on a prévu une saison. Car pour qu’une série pas d’un statut « un épisode, une histoire » vite pénible, il faut y rajouter un fil conducteur mi-fantastique mi-complotiste à la sauce Lost.
Pour résumer, après deux épisodes, on se demande comment tout cela va continuer tellement on se sent saisi par l’ennui. La réalisation et la savoir faire américain permet de sauver les meubles et de nous permettre de gober ça sans trop nous plaindre
Il faut vraiment espérer qu’on aura droit à un coup d’accélérateur sous peine de s’endormir au volant.
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Il y a des phénomènes constants dans toutes les séries américaines avec des kids :
– le bal de fin d’année
– le binoclard à bretelles, membre du club d’échecs
– l’alcool avant 16 ans, la drogue
– la tricherie
– le massacre de masse
J’en passe et des pires….
Un autre grand classique : le concours de sciences (avec le concours de vocabulaire) : autant d’occasions d’expériences immondes avec des hamsters, des planètes en polystyrène, des volcans en papier maché ou des lancers de fusées.
En général, ces concours sont l’apanage des loosers de série à grosses lunettes, bretelles et porte-stylos comme le Steve Urkel de la vie de famille
Depuis, ce dernier a grandi et est devenu Président des Etats-Unis et doit se cogner à son tour des concours à la con avec des canons à guimauve…