Tous les articles par patatozor

Le fruit défendu

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Aujourd’hui j’ai acheté un sac de croquettes pour mon chien. Cette action fut, et de loin, la plus excitante de la journée.

Bien que travaillant dans un bureau climatisé, le simple fait de s’aventurer extra-muros vous expose à un sérieux choc thermique. Et encore, je ne me plains pas, je suis au premier étage. Au second, l’eau des fontaines commence à bouillir.  Tout le monde est cloisonné dans son bureau pour bosser (ou faire semblant, genre j’installe firefox 3.5).

Il fait tellement chaud qu’on a constaté une chute de 85% des ballons en mousse envoyées dans la gueule des collègues du bureau. Il fait tellement chaud que quelqu’un s’est fait piquer ses fruits dans le frigo de la boite. Extrait du mail envoyé à tout le monde :

Merci aux personnes bien intentionnés de m’avoir « volé » les fruits qui se trouvaient dans un des frigos.

Dorénavant je mettrais mon nom dessus ou tout simplement je n’utiliserais plus les frigos.

Je trouve cela vraiment lamentable !

J’imagine déjà cette personne étiqueter ses grains de raisins.

Et la mort créa Dieu (voir plus bas : traité d'athéologie de Michel Onfray)

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On dit souvent que le premier homme qui est mort a du être drôlement surpris. Moins en tout cas moins que son entourage qui a du compenser l’angoisse de cette découverte. Deux choix s’ouvrait à ces braves gens (dont la postérité a oublié le nom : Groumf? Guurk?) :

– ok, on est mortel. C’est les boules tout ça. Mais bon, ça donne une raison quand même bien puissante de s’éclater tant qu’on vit parce que ça durera pas

– ok on est mortel mais même pas vrai parce que on meurt pas vraiment car nous survivrons dasn un arrière monde peuplée de vierges, de bouffe à volonté, de flippers et de ricard à volonté (bon bref vous voyez le genre).

On voit tout de suite quelle option a été prise dans les siècles qui ont suivi. Notons au passage que des petits malins ont monté leur petit boutique pour décider du droit de passage dans cette existence post mortem : les religions ou comment assoir son pouvoir sur une névrose généralisée

Moi-même qui vous cause, je ne suis pas encore trop fixé sur tout ça, mes convictions balançant souvent entre ces deux horizons. Mais avant de trancher, il faut savoir de quoi on parle et dans quelle boite on se trouve

  • le théiste : dieu a créé le monde et il agit tous les jours sur sa création.
  • le déiste : dieu a créé le monde mais ne se soucie en rien des activités humaines.
  • le panthéiste : Dieu, la nature, c’est pareil, on va pas se prendre la tête
  • l’athée : il n’y a pas de dieu, pas d’arrière monde, nous sommes mortels.

Bien entendu, les trois premières catégories ne piffrent pas la dernière et consteste l’existence d’une morale en dehors de toute religion. Pour corser le tout, on peut se déclarer athée mais reconnaître les valeurs chrétiennes comme transcendant le sentiment religieux.

Ce qui est sûr, c’est que les religions n’ont pas vraiment fait le bonheur des hommes, sauf pour les puissants qui ont su s’accomoder de cet outil pour contrôler, assouvir et rendre la chair haïssable

Bref si tout ceci vous passionne, je ne peux que vous conseiller la lecture de ce livre. Le discours est certes radical. Mais l’auteur ne cache pas son athéisme total libéré des influences judéo-chrétiennes, influence qui ont largement débordé le cadre religieux

c'est les vacances ou presque, ou plus, ou presque plus

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hello,

Profitant d’une semaine d’entrainement à la glande avant mon grand chelem d’août, j’ai décidé de coucher un petit post qui consistera à mettre en ligne une vidéo rigolote que m’a montrée ma femme.

Et en suivant, oui je dis bien en suivant, je fais la mise à jour en 2.8 de WordPress.

Et si tout se passe bien, je finirais l’article sur le bouquin de Michel Onfray.

Je me sens tellement heureux de ne pas être dans la modernité.

définition de modernité selon Frédéric Lefêbvre : Aller de l’avant en en allant en arrière. Construisons l’avenir en nous rappropriant le 19ème siècle.

lecture en arrière (dzeux)

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Trames Iain M. Banks

Un nouvel opus de la Culture. Le dernier en date, « Le Sens du vent » m’avait considérablement ennuyé. J’aime quand la science-fiction travaille la psychologie des personnages ou développe une alternative philosophique ou sociologique. Mais j’aime aussi qu’il y ait un minimum d’action.

Cette fois ci, Iain M. Banks a saupoudré un peu de space Opéra, ce qui n’est pas pour me déplaire : des mondes gigognes, des civilisations à foison et très, très, très…….. Très vieilles. L’histoire se construit sur l’entrecroisement de deux mondes  : l’un quasi moyen-âgeux (une histoire de roi assassiné, d’enfants qui cherchent vengeance) l’autre hyper avancée : la Culture et sa technologie au delà de toute imagination. Mais cette fois Banks nous ouvre à d’autres civilisations aussi magistrales, capable de remodeler des mondes entiers au gré de leur besoin. On se sent écrasé par cette absence de limite.

Le récit qui parait naif par instant se conclue avec maestria et de manière inattendue. C’est complexe et simple à la fois. Un très bon livre

Fausse route , Réflexions sur 30 années de Féminisme Elisabeth Badinter

Quand je dis que j’épuise le stock. Voilà un livre que j’ai emprunté à un collègue de boulot en 2005, du genre je le lis et je le rends.

Cet ouvrage fait le point sur l’état du combat féministe. Deux constats à avancer :

  • A trop prôner l’égalité, on a vu voulu gommer les différences qui caractérisent chacun des sexes : démasculiniser les hommes par exemple.
  • Inversement, la protection de la femme à eu tendance à la porter en victime. Et victimiser, c’est protéger à l’excès pour cloisonner de nouveau la femme dans sa condition de génitrice.

C’est décalé, à contre-courant, parfois un peu trop extrémiste. Mais ça a le mérite de se poser des questions. Et n’est ce pas là l’essentiel.

Traité d’athéologie Michel Onfray

Bientôt…

Lecture en marche arrière

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Comme d’hab, pas mal de bouquins lus dernièrement.

Par souci d’économie, je me suis promis de de pas acheter de bouquins avant d’avoir finile stock de livres existants.

Mystérium Robert Charles Wilson

J’avais écrit une critique de son dernier ouvrage dans un post précédent. Voici réuni dans un seul volume les premières oeuvres de cet auteur brillant : uchronie (un univers où règne le gnosticisme, grande dépression des anées 30 sont autant de manière de retrouver la patte de l’écrivain, à savoir développer principalement la psychologie de ses personnages.  Le style est prenant, déroutant et les histoires d’une grande originalité.

Le concile de fer China Mieville

C’est après avoir fini ce livre que je me suis rendu compte que je n’aurai pas du commencer par celui là.  Deux autres ouvrages ont été déjà publiés. L’univers de cet auteur est tellement déroutant que je me suis senti pas mal paumé. On croirait de la fantasy mais écrit par Zola !!! Une planète  à la nature complètement barge (faune, flore et réalité physique) où se cotoient des humains, une espèce insectoïde, aquiforme ou arboricole.

Imaginez un chemin de fer qui s’enfoncent dans un territoire inconnu dans la grande tradition américaine du XIXème siècle. Mais là pas de chinois, ou de noirs mais un ensemble hétéroclite de races exploitées : les hommes, les autres espèces précédemment décrites, des personnes reconstruites suite à des condamnations (assemblages torturé de chairs et de machines).  On retrouve le magnat capitaliste au commandes de cette aventure, affairiste, soucieux de plaire à ces actionnaires ou à des politiciens véreux. Mais un jour cet assemblage se révoltent et disparait dans un no man’s land infranchissable, continuant à poser les rails indéfiniment pour faire avancer le train.

Quelques années plus tard, la ville a perdu de sa splendeur entre récession et corruption. Certains tentent de renverser l’ordre établi et seul un symbole fort pourrait les aider à briser l’oligarchie en place : le retour du concile de Fer (le nom pris par le »soviet » des rénegats du train).  C’est un environnement complètement pessimiste où une intelligentsia écrasent un prolétariat désespéré : une police secrète omniprésente, des dissidents intéressés, des vies brisées sur de vains espoirs. Quand on apprend que l’auteur est activiste d’extrême gauche en Angleterre, on comprend mieux sa vision de ce monde pas si original que ça en fin de compte.

Ponyo sur la falaise

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C’est assez rare pour être souligné, mais le titre de cet article ne contient aucun jeu de mots.C’est pour dire le respect et l’admiration que j’ai pour ce film et son auteur

Ponyo sur la falaise est le dernier long métrage du cinéaste japonais Hayao Miazaki. Il raconte l’histoire d’un petit garçon Sôsuke qui habite avec sa mère dans une maison en haut d’une falaise surplombant la mer. Un jour, l’enfant découvre un poisson rouge à tête humaine qu’il baptise ponyo. Une amitié nait entre ce poisson étrange et le jeune garçon. Mais Ponyo n’est pas un poisson comme les autres. Elle est le rejeton d’un sorcier et de la déesse de la mer. Ce sorcier, humain à l’origine, cultive un ressentiment profond contre les hommes qui ont pollué la mer.

On retrouve dans ce nouveau dessin-animé les grands thèmes majeurs des films précédents : l’enfance, l’écologie, l’amitié.

Mais le thème le plus saillant est l’importance des femmes (je m’en rends compte à postériori). Les personnages principaux sont des femmes (à part Sôsuke) : sa mère, Ponyo, les vieilles de la maison de retraite et la déesse des mers. Les hommes sont absents (le père de Sôsuke est en pleine mer sur un bateau de pêche), soit de simples éxécutants : policiers, pêcheurs.
Cette thématique avait été déjà soulevé dans Princesse Mononoké.

Graphiquement c’est toujours aussi éblouissant. Tout est réalisé à la main, en aquarelle. On ne trouvera aucune scène retravaillée numériquement ou en 3d.  On voit quasiment le travail des coups de pinceaux dans le ciel, la mer ou l’herbe.

J’avoue avoir eu de l’appréhension avant d’aller voir ce film. Chacune de ses œuvres m’a tellement transporté à chaque fois (un bémol : kiki la petite sorcière) que j’avais la trouille d’être cette fois ci déçu.  Et bien ça ne sera pas pour cette fois…

Je vous invite à aller le voir sans modération avec vos enfants.


Le fond (sonore) et la forme.

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Tant bien que mal, entre midi et deux, je pars faire mumuse dans une salle de sport. J’essaie tant bien que mal de m’obliger au moins à trois séances hebdomadaires, objectif hautement difficile quand on est aficionado de bon gros steaks, de nems ou de bateaux japonais débordant de poissons presque frais. Rajoutez à ça, une bonne grosse dose de feignasserie, une volonté proche du QI de Frédéric Lefêbvre et une certaine monotonie à reproduire cet acte semaine après semaine.

Pour la monotonie, j’ai trouvé une astuce : la muscu-philo !! ou comment cultiver l’esprit en améliorant son corps. Derrière ce concept hautement novateur, on ne retrouve qu’un pauvre lecteur de mp3 gavé des cours de philo de Michel Onfray à l’université populaire de Caen.

L’avantage singulier de cette formule est aussi de masquer la bêtise radiophonique déversée à coups de décibels par les enceintes de la salle. Certains des employés de la salle pense que mettre Fun-Radio permet une stimulation et une motivation plus importante (au delà du fait qu’il mette la musique qu’ils ont envie de mettre ces petits cons). Franchement la seule motivation que j’y trouve est l’envie profonde et résolue de tout péter à coups de barre de fer. Autant vous dire que cet exercice là est largement prohibé au bénéfice du muscle-fessier ou du Rameur.

Conclusion : pendant une heure je lève les bras avec spinoza,  j’écarte les cuisses avec leibniz, je fais des abdos avec Thoreau.

Mais il y a un lieu, un seul où l’hydre débilitante de Fun-Radio me rattrape à nouveau : la douche !!!! Dans les odeurs de verveine citron et de melon du shampoing et savon, une odeur de merde flotte dans mes oreilles. Et en ce moment, il y a une tendance qui me saoule bien : le remix d’une chanson qu’a rien à foutre dans un remix…

En 15 minutes de douches, deux exemples m’ont fait désespérer de la musique (j’oblitère exprès rihanna, Ekon et autres connards à voix trafiquées) :

un remix de « I love Rock’n’Roll » dont l’interprétation la plus connue est celle de Joan Jett (mais ce n’est pas d’elle) par Alex Gaudino (DJ bien connu pour son morceau « Destination Calabria » remplie de petits culs)

Et alors que je pensais toucher le fond de la douche, j’ai entendu pire :Un remix de baker Street de gerry rafferty (son solo de saxo légendaire)  par Michael Mind

Entre parenthèse, j’ai retrouvé les noms des mix grâce au net. J’y connais que dalle

Et bien je n’espère qu’une chose, c’est que ces gens soient piratés le plus possible parce que vendre de telles merdes, ça devrait être interdit :

Et vas y que je te prend un sample connu et que je salis tout ça en collant par dessus de l’électro bon pour la fête à neuneu du tuning. Ca a le mérite d’être désastreux et d’achever trop vite une douche bien méritée.

Night marre…

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Bonne année…. 🙂

Enfin pas vraiment pour la patate puisque j’ai fait partie des victimes de Klaus.
Bon relativisons tout de suite pour éviter les débuts de syncope, je vais bien, ma petite famille va bien, ma maison, mon chien, mon canari vont bien
Certainement même que cette salope de taupe qui pourrit mon jardin va bien aussi….

Je sors juste de 3 jours de coupures électriques et c’est long très long..
Tout avait commencé bien pourtant. Meteo-France avait bien prévenu, nous nous étions chaudement calfeutrés pour passer une nuit certes venteuse mais à l’abri. En plus, en Gironde c’était Alerte orange alors même pas peur !!!

Ça ne m’a pas empêché de passer une nuit pourrie guettant le moindre bruit suspect de tuiles (toits, murs, pierres, météorites) qui tombent avec en arrière plan le bruit du vent s’infiltrant dans les moindres interstices des murs en moellons qui nous entouraient. Une coupure, deux coupures et finalement vers 4h du matin samedi, la coupure définitive sans appel.

Au matin, petit tour du propriétaire : pas de dégâts à part ma pauvre cabane de jardins qui étaient tellement démontée que j’ai cherché la boite où la ranger. Et surtout, gros coups de veine : aucun arbre arraché dans le jardin grâce à un coup de génie : je ne les avais pas encore plantés !!!

Autour de mon hacienda, le constat était plus funeste surtout côté fils électriques puisque le vent les avait direct reliés à la terre.

Comme des grands,  nous avons déclenché le plan ORSEC familial : plus de jus donc plus de chauffage, plus de plaques électriques, plus de cumulus, la décongélation du frigo qui s’amorce, plus d’internet donc plus de téléphone, plus d’éclairages et pas de chocolat.

Mesure n°1 : se chauffer. Ça tombe bien, j’avais eu la bonne idée il y a 2 semaines de me débarrasser de mes chauffages au pétrole désormais inutiles au vu de ma clim réversible toute neuve. Nous en avions gardé un quand même un en appoint. Manque de pot c’est celui qui a besoin d’être branché sur le secteur pour marcher.
Et voilà Bibi parti acheter en catastrophe un nouveau chauffage à pétrole à un prix prohibitif au Bricoleclerc du coin. Autant dire que je n’étais pas le seul à m’être déplacé et que ça se battait pour le dernier groupe électrogène à coups de pelles en promotion.

Mesure n°2 : manger. Les salades et la charcuterie ne faisant qu’un temps, nous nous sommes servis du chauffage à pétrole pour réchauffer notre pitance et essentiellement pour nous enfiler des litres de thé.
Là encore je suis parti à l’aventure à la recherche d’un éventuel réchaud de camping-gaz à l’Intermarché à ouverture dominicale. J’ai vire rebroussé chemin entre les malades qui faisaient la queue pour de l’essence et les malades qui faisaient la queue pour de l’huile et du sucre. Sans mentir les files d’attente allaient des caisse jusqu’à l’autre côté du supermarché, rayon boucherie…

Mesure n°3 : se divertir. Pas de télé, pas de radios,  pas d’éclairage dans les chiottes pour lire des BD et une DS pour deux.  Le calcul est vite fait : on s’est fait ch…..

Céreale killer ou une attente hative d'en finir

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…
La semaine dernière , visite mensuelle chez le docteur pour le bambin : nous sommes conviés comme d’habitude à prendre place dans la salle d’attente.

mais cette fois-ci, le purgatoire dura pratiquement une heure.  C’est bien la peine de rendre rendez-vous. Cette prolongation, nous la devons à nos amis les retraités, qui, les fêtes de fin d’année approchant, s’empresse de faire la révision des 100000, pour éviter les embûches de la bûche.

En attendant,  pour passer le temps, le choix est plus que limité :

  1. – faire 67 parties de solitaire sur son téléphone.
  2. – observer les autres personnes dans la salle d’attente avec le risque de croiser le regard d’un individu souffrant d’un déficit de communication qui vous parlera de la pluie, de ses selles ou de son caniche qui a des croutes sous les yeux.
  3. – Plonger sa main dans la pile de vieilles revues qui trône au milieu de la pièce, ce qui fut mon choix final.

Étonnant combien le choix de revues a pu se diversifier au fil des années. Il y a encore 10 ans, on avait le choix entre le Figaro Madame, Elle, et des notices indicatives sur les MST avec photo suggestives de cas d’Herpès. Plus quelques revues enfantines cathos, reliquat de catéchismes : Triolo, Strapontin…

Maintenant que des sales individus de gauche soignent aussi des gens, on trouve avec quelques plaisirs des Marianne, Nouvel Observateur ou le Courrier International.

Ca tombe bien, c’est sur cette dernière revue que mon choix s’est porté. Comble du bonheur, ce numéro n’était pas antédiluvien, genre du mois de septembre puisqu’on y causait de la très probable victoire d’Obama.

Mais venons enfin à l’objet de cet article : les crop-circles ou agroglyphe en frenchie (deux nouveaux mots pour le prix d’un), ces espèces de figures géométriques tracées dans les champs de blé.

un exemple pour appuyer le propos :

C’est vrai qu’en général ces figures sont jolies et on ne peut qu’être admiratif sur le travail accompli pour arriver à ce résultat depuis le plancher des vaches. Vous comprendrez que je ne suis pas partisan de la théorie de l’origine extra-terrestre de ces figures. Faut être Raël pour croire que des petits hommes verts dessinent ça pour savoir ce qu’il doit acheter au shoppy avant de rentrer du travail.

Pour preuve, on sait que les les aliens n’ont pas gros seins : pourquoi faire ça alors??

Mais revenons au propos principal de l’article, propos principal de mon article à moi (vous suivez?) : l’explication d’une figure géométrique tracée en juin dont le dessin, bien que finement réalisé, semblait n’avoir ni queue ni tête.

cela n’indique absolument pas où se trouvent les passages intéressants du dernier album de Bénabar. Il s’agit d’une représentation de Pi par découpage de cercle. Dit comme ça, c’est pas évident. Le schéma qui suit permet de mieux comprendre.

Balèze hein????? La somme de travail que représente cet artefact !!!!

Conclusion : y en a qui ont vraiment rien d’autre à faire !!!!

Mais j’y pense : à tous les coups, l’autre con de taupes qui passe son temps à défoncer le jardin, se pourrait-il…. Je vous laisse, je vais vérifier de puis la fenêtre de l’étage.

La semaine prochaine : comment le visage de Jésus est apparu sur une croute de fromage lors d’une fondue en 1967 dans le petit village de Saint sicetz-Catuitte.

Toutes ces jolies photos viennent du site de Lucy Pringle, qui recense l’ensemble des cercles depuis leur existence. Ce sont toujours des photos aériennes d’excellent qualité. Certaines réalisations sont vraiment magnifiques.

Gilet pas par 4 chemins

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gilet

Il y a des mystères dans l’existence qu’on a beau se creuser la tête et bin on comprend pas : les dessins d’extraterrestres dans les champs, où va mon pognon, John-David….

Il y en a un qui est en passe d’être résolu : l’énigme des gilets jaunes !!!

Allez ne faites pas les ignorants !!!! Toi aussi tu te demandes ce qui pousse certains de nos concitoyens à affubler leur siège de voitures de ce bel ustensile jaune fluo. Comme tout le monde, j’ai bien du m’équiper de ces nouveaux objets sécuritaires. En fait, ayant la frontière espagnole pas loin, c’était fait depuis longtemps.

Plusieurs hypothèses hautement scientifiques ont été établies lors de colloques de machines à café :

– c’est classe 🙂

– La peur du gendarme

– Une nouvelle mode : le Tuning Playmobil.

– Une méconnaissance crasse de la législation véritable. Pourtant, c’est pas les articles à découper qui manque dans MAXI ou Télépoche.

Le plus simple aurait été de demander aux aficionados de la housse stabilotée pour savoir le pourquoi du comment de mais bon sang merde alors. Mais, toi public qui ne me lit pas, tu sais bien que je répugne à me frotter au petit peuple acculturé (voir aviné pour certains). Blague à part, c’est toujours délicat de demander à quelqu’un pourquoi il aime être ridicule.

La réponse à tout ceci m’est venue hier en discutant avec mon sympathique voisin. Celui-ci a une certaine tendance à rentrer en conflit avec la maréchaussée et me racontait une de ces dernières aventures. Comme il est artisan, qu’il rencontre beaucoup de gens, c’est un bon catalyseur du bruit de fond populaire. Je n’ai pas pu m’empêcher de glisser une allusion au gilet.  Et j’ai bien eu confirmation d’une des hypothèses puisqu’il me déclara tout de go que la loi impliquait une visibilité dudit gilet dans l’habitacle.

ahah !!!! songeai-je (pas facile à dire) intérieurement(peut-on faire autrement) : voici donc l’explication !!! Malicieusement, je glissais à mon voisin la véritable nature de la loi (flattant par la même mon incommensurable égo).

Et ne voulant pas lâcher en si bon chemin l’affaire, j’ai voulu tester sur lui l’influence des nombreux Hoax sécuritaires qui envahissent ma boite mail (merci les cons) : l’attestation d’assurance, signer la vignette… Et ça n’a pas loupé !!!

C’est d’autant plus regrettable dans ce dernier cas qu’il s’était pris une amende pour défaut de signature de l’attestation ce qui est illégal…

Alors ami anonyme solipsistique , voici un lien sans faille pour ce genre de doute : la foire aux questions de la gendarmerie (FAQ THE COPS !!!) où on y apprend tout ce qu’il faut connaitre pour ne pas faire des litres d’huile à un contrôle :

http://www.defense.gouv.fr/gendarmerie/faq

et vous aurez des réponses officielles à plein de questions existentielles :

– Peut-on débrider un cyclomoteur?

– Peut-on modifier le pot d’échappement pour faire davantage de brui?

– Doit-on posséder des ampoules de rechange dans le véhicule?

– Les parents d’un nouveau conducteur peuvent-ils conduire avec ces disques apposés sur la voiture ?

– Doit-on signer la carte d’assurance ou vignette ?

– La gendarmerie peut-elle intervenir sur le parking d’un centre commercial ?

delete Spirou : esod mumixam !!!!

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lorigine du Z
l'origine du Z

Ouh làlà : calmer colère, réfléchir…

Spirou a 70 ans et voici son 50ème album…. Spirou est la propriété de l’éditeur Dupuis et de nombreux auteurs ont eu le privilège de dessiner ses aventures. Rob-vel (le créateur) et Jijé (premier continuateur) sont inconnus de la plupart des lecteurs de Spirou. Franquin reste LE dessinateur de Spirou. Il est l’auteur qui a fixé le héros dans sont intemporalité : costume de groom, jeunesse éternelle, second rôles (fantasio, zorglub, champignac et j’en passe). On peut parler d’âge d’or.

Mais qui dit âge d’or entend temps moins glorieux.

Fournier, dessinateur successeur a du subir la pression de l’héritage (et la disparition du marsupilami conservé par Franquin). Sans renier le passé, il a su imprimer son style tout en développant son propre univers (l’organisation Triangle, les extraterrestres du « cidre pour les étoiles ») ou surfer sur l’actualité : le nucléaire dans l’Ankou, les dictateurs avec Kodo le tyran.

Nic et Cauvin : dessinateur et scénariste suivants n’ont pas su convaincre (en tout cas moi) : dessin sommaire et simpliste, scénario faiblard. Leur seul coup d’audace est d’avoir fait table rase de l’univers Franquin : mal leur en a pris.

Tome et Janry : comme pour beaucoup de lecteurs, ce couple fut le retour à l’âge d’or : des scénarios bien bâtis, un dessin touffu et moderne comme Franquin a pu le faire sur les derniers Gastons. On retrouve ce plaisir de l’aventure avec toujours un petit côté foufou. Sans renier Franquin là aussi, ils ont aggrandi l’univers Franquin géographiquement (Australie, new-york) temporellement (l’horloger de la comète, le réveil du Z) et technologiquement (Virus, Cyanure, Machine qui rêve). si certains albums sont moins bons, le nombre d’albums produits (14, juste derrière Franquin) montre bien que le public a accroché. Pourtant, même les deux auteurs ont craqué sur la fin en essayant d’épaissir le personnage en le faisant « vieillir », comme si l’éternelle jeunesse de Franquin était un frein à sa pérennité ou  sa modernité

Morvan et Munuera, dernier légataire de Spirou m’ont tout de suite énervé : on sentait bien que leur venue était une affaire marketing : rajeunir le public en appelant à la barre une nouvelle génération plus manga dira t-on. Peut-on en vouloir aux auteurs pour cette décision : non.

On peut juste leur reprocher d’avoir produit des albums creux qui m’ont toujours laissé une impression d’insatisfaction : on retrouve Morvan dans ses pires jours de scénaristes de Sillage (bin tous les derniers en fait 🙂 ). Les auteurs tentent bien de coller à la mythologie Spirou (champignac, itoh-kata) mais c’est trop techno-science, trop djeun, trop trop en fait…

Parlons de ce dernier album (le dernier produit par les auteurs en passant puisque Dupuis doit désigner des successeurs). [spoiler] Il s’inscrit comme une conclusion des albums précédents (surtout Paris sous Seine) mais aussi de 70 ans d’histoires de Spirou. Par un procédé éculé de paradoxe temporel qui va permettre de dézinguer quels anciennes histoires, Morvan et Munuera efface tout le Spirou que nous aimions en nous laissant un gout amer.

Cet exercice de style aurait été passionnant si l’histoire s’était inscrit comme un des  « one-shot » Spirou édités depuis deux ans. cette Histoire aurait peu être le début d’une Uchronie intéressante (à la manière des Ultimate de Marvel). Mais là nous somme dans l’héritage non linéaire de Spirou, la trame où Spirou ne vieillit pas au contraire du monde qui l’entoure.

Nous voilà dans un monde avec deux spirou, deux fantasio et un passé de 70 ans effacé en deux pages. Bravo messieurs, merci beaucoup!!!!! Même si tout cela est virtuel, même si les albums sont toujours là, vous avez tué une partie de mon enfance.
[/spoiler]

PS : je vous aurais bien parlé du dernier Sillage : mais il est nul. Bon sang mais y a pas que le Japon dans la vie !!!