Que d’eau, que d’eau

Views: 0

Quand j’étais jeune, la pub vendait du rêve, de la folie : des voitures qui sortaient d’un porte avions, des valises qui survivaient à un crash d’avion, des extra-terrestres qui aimaient les pâtes. Il fallait déclencher la consommation par le phantasme.

Avec le crise, c’est fini tout ça, on veut rassurer, cocooner et en avoir pour notre argent. C’est ce que j’ai ressenti en voyant une pub il n’y a pas si longtemps.

Mais remontons dans le temps jusqu’en 1995. Depuis la première guerre d’Irak, on trouvait ça classe de se payer des consultants et spécialistes pour vendre sa soupe. Volvic nous fit le coup en nous fourguant un vulcanologue digne de ce nom avec un cv long comme ça. Pour rajouter du glamour parce que quand même, et comme dirait notre amateur de montée de grue, c’est une pub pour les bonnes femmes, on fit un plan rapproché de son visage en clair obscur pour la faire beau gosse (c’était pas gagné). On stimula le côté timide et coincé du scientifique pour stimuler l’envie de gros poutoux. On fit la même chose plus tard avec Zidane mais avec moins de succès côté scientifique.

ce qui donnait ça :

 

C’est beau, n’est ce pas…

Même moi je me sens épris d’une envie folle d’être ni bon, ni méchant et de vivre. Putain encore Nietzsche !!!

Mais tout ça c’est fini. Il faut rassurer, fini le rêve : on veut des chiffres, des normes et combien d’espérances de vie en plus

Et on inventa M. Papillaud, l’homme des pubs Rozana. Derrière lui, on a calé un fond bleu filmant en continu les volcans d’Auvergne. On a du embaucher le type qui faisaient tourner en boucle la mer dans la croisière s’amuse.

Quant à Monsieur Papillaud, il me fait immanquablement penser à la marionnette de Jacques Chirac dans les Guignols. Affublé d’un costume de chez Jean-Jacques Style, le falzard remonté juste en dessous des tétons, une veste taillée trois taille au dessus, il nous explique tous les bienfaits de Rozana. On s’attend presque à voir arriver une petite fille à la fin lui demandant : « Papi, je peux lécher la cuillère ». Mais je m’égare

 

 

Abdos attardés

Views: 4

couvbigIl m’a fallu encore une idée stupide pour que l’envie de réapparaître sur ce blog me prenne

Déambulant côté presse, je suis tombé sur la couverture du dernier numéro de Men’s Health avec son titre accrocheur « Un corps parfait en 4 semaines seulement ».

Je ne sais pas comment on peut faire des effets d’annonce aussi con.

– On n’est pas tous égaux devant cette revendication. Entre celui qui pleure pour ses quatre kilos de trop et celui qui est en état d’obésité morbide, cherchez l’erreur.

– Ensuite, c’est quatre semaines comment? En vrai temps d’exercice ? 4 semaines équivaut à 672h. Imaginons que vous avez un niveau acceptable de motivation avec une heure d’exercice par jour. Ca vous fait quand même deux ans pour espérer.

– Même avec un méthode brute-force à coup de liposuccion, de silicone, de protéines et de parcours du combattant avec l’armée colombienne, vous aurez en effet un corps parfait qui tiendra bien dans votre costume parfait dans votre cercueil parfait.

– Et puis le corps parfait en quatre semaines, c’est la porte ouverte à des années d’angoisse et de crainte de prendre 100g sur la balance, à s’arracher le moindre poil blanc sur le téton et finir en vieux beau un peu comme ce modèle très représentatif.

Vous l’aurez compris, ça servira surtout à faire maigrir votre porte monnaie et rien d’autres

D’ailleurs quatre semaines, c’est beaucoup trop. Je vous propose mieux et encore plus fort : faites vous un corps de rêve en quatre jours seulement !!! Si ça vous intéresse c’est ici

 

 

Juniperus

Views: 5

Quand j’étais petit et que je vivais dans une maison qui n’existe plus vraiment maintenant, le jardin était fourni en conifères et autres arbres exotiques. Je me souviens d’un albizia que j’aimais gravir profitant à plein nez de ses fleurs odorantes aussi légères que des plumes. Les chats appréciait aussi le confort de son tronc, se juchant entre deux branches, confortablement installé, profitant de l’ombrage et d’une vue discrète sur l’activité des mets de choix que sont les oiseaux vadrouillant sur le sol.

Dans mes souvenirs il y avait aussi un grand camélia, quelques mimosas et d’autres arbres dont le souvenir s’est effacé totalement de ma mémoire. Sans doute était-il moins majestueux que l’idée que j’en avais, surtout quand on mesure pas plus d’un mètre.

 

Il y avait aussi un grand Juniperus. Il se peut que cela ne vous dise rien si, comme moi, vous avez toute votre vie forgé un nom sur la base d’une incompréhension linguistique de départ. J’ai toujours appelé ça un Gynipirus, ginipirus, Ginypirus (C’est pour la même raison que je dis Soupalin et pas Sopalin). Vous noterez la particularité qu’on le I et Y à jouer à saute mouton dans le Mot.

La petite photo de l’article conviendra mieux que tout discours. Là encore je m’interroge sur sa taille tellement Il me paraissait immense. Mais à 8 ans, une arrière cour prend les proportions d’un terrain de foot.

juniperusCe conifère a la particularité de s’étendre à ras le sol, lançant ses branches en étoile à l’assaut du jardin. Ma soeur et moi aimions nous y étendre comme sur un hamac végétal. Cette mini canopée sentait bon la résine et et son tanin était agréable. Allongé, on pouvait simplement regarder le ciel, lire ou jouer à quelques jeux déjà certainement influencés par la télé. On pouvait aussi détacher les baies de l’arbre, sorte de petites boules collantes vertes ou marrons et se les envoyer à la tronche.

 

Mais ce havre de paix ne l’était pas complètement.

Tout d’abord, le feuillage, composé de petites aiguilles, devenait vite inconfortables, vous grattouillant ou vous piquant au moindre mouvement. J’aimais aussi détacher ces feuilles pour les mâchouiller parce que, parce que voilà….

Nous n’étions pas les seuls à apprécier le Juniperus comme lieu de villégiature : son feuillage se couvrait constamment de toiles d’araignées à l’architecture variée. La fine dentelle de l’argiope ou de l’Epeire s’octroyait les espaces aux extrémités des branches tandis que de plus sombres arachnides se cachait au fond du tunnel sombre masqué dans le creux d’un enchevêtrement anarchique.

Mais la partie la plus terrifiante de l’arbre était la noirceur insondable entre le feuillage épais des branches basses et le sol. C’était un tapis épais d’aiguilles séchées qui ouvrait le chemin vers un monde noir,grouillant de multiples bêtes rampantes, de bruissements mystérieux, et autres phantasmes cauchemardesques enfantins. Quand une balle avait le malheur de se glisser là dessous, on devait trouver autant de courage que Frodon pénétrant dans le Mordor.

 

Je ne sais pas pourquoi j’ai repensé à ça….

 

 

Vortex de Robert Charles Wilson

Views: 0

vortexOn pardonne toujours moins les auteurs que l’on aime d’écrire des livres décevants. Surtout quand l’auteur nous pond des oeuvres qui se placent au panthéon de la littérature SF.

Le dernier livre de Wilson n’échappe pas à cette vindicte. Après un magistral Spin, Un Axis très décevant, Vortex s’en sort tout juste.

Je le répète, ce n’est pas un mauvais livre, il manque juste de souffle, de ce qu’on appelle le « sense of wonder » en SF : un sentiment d’exaltation et de puissance qui vous transporte en imaginant les mondes hypothétiques décrits.

Dans ce troisième tome, nous oscillons entre un futur proche de l’apparition du Spin et une futur lointain alternatif. Je dis bien alternatif car en fin de compte, la cohésion ne passe qu’à travers les récits d’un jeune désoeuvré, résident d’hôpital psychiatrique.

Comme à son habitude, Wilson travaille beaucoup la psychologie de ses personnages et les dialogues s’enchaînent lentement, trop lentement. On lit ce livre comme on regarde passer les trains de marchandise : c’est lent, ça vibre sourdement.

On regrettera que Wilson passe vite fait sur cette humanité future en se contentant de décrire platement son organisation. On a vraiment l’impression que Wilson en a autant marre que nous et qu’il souhaite en finir lui aussi.

Seul la fin du livre s’accélère en s’intéressant aux derniers moments de notre univers où hypothétiques (les machines pensantes) et autres civilisations tentent de survivre à un cosmos de plus en plus froid et de plus en plus vide. C’est plutôt bien fait même si cela a un air de déjà-vu après qu’on ait lu la trilogie de Stephen Baxter « les univers multiples« .

Par contre, Wilson nous offre une conclusion cohérente avec les réponses que nous attendions. C’est déjà pas mal. Mais c’est assez rare en SF pour être souligné.

Cette trilogie n’est pas mauvaise en soit. Elle manque juste de rythme et s’essouffle même si Vortex rebooste un peu le récit. Mais cela reste un peu ennuyeux et il faut s’accrocher. On s’arrête souvent, on passe des paragraphes.

En espérant que Wilson blinde un peu mieux son récit pour le prochain : 4/10

 

 

L’Edito du 1er Lundi de L’année

Views: 0

editoSi l’année qui vient est à l’image ce ce Week-End, ce sera triste et gris. De toute manière, tout le monde le dit : on va en chier : chômage, pollution, crise… Mais pas de fin du monde, c’est déjà ça..

A moins de devenir ministre en Russie comme certains, on n’a pas d’autres solutions que de regarder le journal de 13h de TF1 pour se donner l’impression qu’on vit dans un monde merveilleux d’artisans sympathiques, de clochers chantants et de rémouleurs de sabres laser.

Mais il faut être optimiste et se dire qu’on aura quand même quelques plaisirs qui nous attendent encore cette année : de bons livres, de bons films, de la bonne musique, de la bonne rencontre et du bon pain perdu. Tout ça bien sûr se paie et les sous-sous ne suivent souvent pas. On va pas se leurrer, on va grappiller un peu en téléchargeant illégalement et réserver les sesterces qui trainent à ceux qui le méritent.

En parlant de musique et bouquins, il est intéressant  de constater combien la société de consommation est retors. Dans les années 80, quand les grands groupes comme la FNAC, Virgin et autres grandes surfaces ont commencé à ouvrir leur temple de la consommation, on a crié à la mort des petites librairies et disquaires. Ce fut d’ailleurs le cas dans un premier temps.

Et pourtant 30 ans plus tard, ce sont quelque part ces petites entités qui s’en sont sorties le mieux :

D’un côté des mastodontes qui ont mal négocié le virage de la crise et d’Internet avec en parallèle des loyers de plus en plus chers du fait de leur implantation en centre-ville. On comprima les effectifs, on mit du vigile et on réduisit le choix au profit d’un site Internet plus florissant.

De l’autre, des boutiques gérées par des passionnés avec des lecteurs fidèles. On organisa la résistance à travers des coopératives d’achat et un maillage à travers des associations et des événementiels. Ils firent venir des auteurs, s’ouvrirent à de nouvelles opportunités (Mangas, Para-BD, livre d’enfants) et, ma foi, se démerdèrent à moins s’augmenter.

C’est ainsi que la librairie BD de Bayonne est toujours là alors que les Virgin et Fnac ouverts à Côté sont en train de fermer.

Voilà encore un phénomène de micro-résistance qui s’organise, une économie de la débrouille qui se superposent à notre superstructure économique. Je vous renvoie à un très bon article là dessus sur ce thème.

C’est là que réside l’espoir : dans les gens et leur intelligence.

 

Bonne semaine 🙂

 

Le Club des Cinq

Views: 28

club des cinq 2Dernièrement, je repensais aux aventures du club des cinq, allez savoir pourquoi. Certainement qu’en me baladant dans les rayons d’un librairie, mon regard a inconsciemment croisé le rayon des livres d’enfants.

C’est quand même bien sympa de voir que les livres de votre enfance sont des increvables de l’édition, nés dans les années 40 sous la plume d’Enid Blyton (Oui-Oui, le club Mystère, le clan des 7 et Jojo Lapin entre autres), auteur prolifique de plus de 800 livres.

La bibliothèque, ça a été pour beaucoup l’antichambre de la découverte de la littérature. Trainant chez nos ainés ou des cartons du grenier, on se les passait de génération en génération pour les lire avec le même engouement. Ce furent souvent les premiers emprunts à la bibliothèque.

Je ne vais pas ici vous parler plus de cette série et ces jeunes héros : Claude, François, Michel, Annie et Dagobert. Juste vous raconter deux anecdotes qui me viennent à l’esprit et que je préfère noter ici autant pour les partager que pour ne pas les oublier.

 

jean sidobreOn parle souvent de la disparition de l’envie de lire chez les jeunes à cause de la télé, les jeux vidéos, Internet et la dégradation plus générale de la langue écrite. A peu prêt dans les années 70-80, on a réédité les aventures de notre célèbre quintet (je ne sais pas si ça se dit dans ce cas) mais avec une différence notable : à chaque page gauche du texte, on avait collé à droite la même histoire mais en bande dessinée.

Enfer et damnation, cela ne signifiait-il pas la fin de tout !!! On faisait appel à la paresse de notre jeunesse qui délaissant la page imprimée s’orienterait à droite (encore une idée de Giscard) vers l’apaisante et abrutissante illustration. Plutôt que de lutter contre la décadence de notre civilisation, on préférait s’adapter pour assurer les ventes de la collection.

Personnellement, je n’aimais pas ces livres moitié écrit, moitié BD. Ce n’est pas la partie dessinée qui m’ennuyait étant par ailleurs grand consommateur de petit mickey. C’était juste le mélange des genres qui venait polluer mon plaisir de la lecture. Chacun à sa place et c’est très bien comme ça.

 

glevisperles_amourEn parlant de polluer, voici ma deuxième petite anecdote. Avec ce grand chambardement, la place des illustrations avait largement pris le dessus. Dans les années 70 et 80, un illustrateur avait particulièrement participé à la série. Il s’agissait de Jean Sidobre (les images de cet article sont toutes de lui) . Malgré un trait fin et académique, le club des cinq s’inscrivait dans la mode vestimentaire de leur époque (les seventies).

Bien des années plus tard, alors que j’accédais au stupre et à l’immoralité des choses plus adultes, je fis une découverte des plus inattendues. Il y avait un dessinateur pour lequel j’éprouvais une émotion érotique et graphique bien particulière : G. Levis (noté le jeu de mots). ces personnages féminins oscillaientt entre angélisme et pin-up, en général avec l’habillage qui va avec. C’est dans les Echos des Savanes feuilletés chez des plus grands que je découvrais ces histoires dont le cadre était en général l’après guerre, les murs d’un pensionnat ou l’Inde victorienne.

Le plus surprenant fut de me rendre compte que ce dessinateur sulfureux était en fait le même que celui illustrait les livres de mon enfance.

Que ce soit dans l’innocence de l’enfance ou dans le fantasme de l’adulte, c’est assez troublant de voir que la continuité fut assurée. Gloupsss…

De A à Z : 21 Jump Street Street

Views: 0

21 jump streetMa récente actualité familiale m’ayant dégagé pas mal de temps libre (ou du moins des boulevards d’ennuis), il était plus que temps de commencer à regarder les films qui s’accumulent sur mes Disque durs.

Mon Fissssston (prononcer à la Gros Minet) étant absent la moitié du temps, j’ai tout loisir de gonfler la sono pour profiter du dolby surround DTS THX 5.1 et autres trucs que je sais même pas ce que ça fait concrètement.

Quand vous devez choisir dans une liste, immanquablement, vous tergiversez, pesez le pour et le contre, hésitez. Au final, il est trop tard et vous matez une rediff.

Alors j’ai pris le taureau par les cornes et j’ai établi une règle stricte et infaillible : LES REGARDER DANS L’ORDRE ALPHABETIQUE !!!

 

C’est ainsi que le premier film de ma liste commence par un 2… Bin oui parce qu’en fait y a 0, 1, 2,etc avant le A…

Et ce film c’est 21 Jump Street.

Une semaine plus tard, je ne l’avais toujours pas regardé et ce pour plusieurs raisons :

– J’étais pas fan de la série d’origine. connoté teenager, elle rentrait dans la même case que Melrose place, Berverly Hills 90210 et autres conneries du même genre. De toute manière, diffusée en France en 1990, j’étais trop vieux pour être intéressé. C’est ma soeur qui devait regarder donc obligé c’est de la merde (CQFD) 😎

– Jonah Hill et Channing Tatum comme acteur : ça sent d’avance l’humour gras en dessous de la ceinture avec du cocksucker à profusion.

 

Et cette après midi, je l’ai enfin regardé. Jonah Hill est pas mal remonté dans mon estime depuis que je l’ai vu dans Voisins de 3ème type. Channing Tatum n’est pas non plus à négliger depuis que je l’ai aperçu dans Piégée de Sodenbergh (on Verra bien ce que donne Magic mike). J’avais aussi du linge à repasser et ce film me paraissait le complément idéal pour une telle activité.

 

Au final, ne le cachons pas c’est grossier et vulgaire dès que ça peut. D’ailleurs évitez la VF pour ne pas en rajouter dans le mauvais goût

Pour le reste c’est une comédie bien huilée et franchement rigolote. Comme pour Starky et Hutch, les auteurs ont fait une comédie pour revitaliser un concept vieillot et ennuyeux. Le couple Hill/Tattum fonctionne bien avec une inversion des codes en général attachés à leur physique : le beau gosse s’acoquine avec les geeks puceaux du lycée tandis que Hill devient la coqueluche branchée.

En terme de réalisation, y a du moyen, de l’action et du bon cadrage comme tout bon film américain qui se respecte. Mais ici aussi on hésite pas à jouer le contre emploi des effets de style de ce genre de film. C’est très vrai dans la poursuite en vélo ou dans celle plus traditionnelle en voiture. On croit que mais en fait non.

A part les côtés affligeants cités plus hauts, les dialogues sont bons et les seconds rôles convaincants (Ice Cube, Dace Franco). A noter la présence des deux acteurs originels de la Série  Johny Depp et Peter DeLuise. C’est bref mais là aussi très drôle.

Comme quoi, il vaut mieux laisser ces préjugés de côté et profiter du spectacle.

Prochain sur la liste : 38 Témoins.

 

Ma Fin du Monde

Views: 0

tintin3mq3Ce matin, je me réveille somme toute assez reposé

J’attrape mon téléphone pour connaître l’heure et tweeter avec Obama. Celui-ci m’indique 9h06.

Un détail curieux retient mon attention : le niveau de batterie indique 90%, ce qui est assez curieux quand on sait que mon portable a chargé toute le nuit. S’ensuit alors un réveil des fonction neuronales lent et chaotique.

– Ah…..

– Mhhhhmmm….

– Je débranche le téléphone et je le rebranche : pas de changement.

– Je vérifie la prise : elle est bien enfoncée.

Je me lève en me disant que ce mystère nécessite un bon bol de café pour être résolu.

Je branche le chargeur sur une prise du salon : pareil

Là, je me dis que cette saloperie de prise usb, cet empaffé de téléphone commence à sérieusement à bugger. Ma main se tend vers l’interrupteur de l’éclairage du salon et rien ne se passe.

Et MEEEEEERDE !!! En fait c’est ce con de différentiel du tableau électrique qu’a disjoncté. Je suis descendu sans remarquer que le chauffage était éteint, qu’il faisait 17° dans la pièce, que le ronron caractéristique des nombreux appareils électriques s’était arrêté et qu’aucune diode ne clignotait dans le noir.

Après avoir trifouillé les fusibles (comme si j’allais trouver pourquoi ça avait claqué), réaligné les horloges du chauffage, du four et enfin allumé la cafetière, j’ai allumé mon PC.

Ce dernier geste n’est pas seulement le sacro-saint premier commandement du geek qui se lève (de toute manière un geek n’éteint pas son PC) mais un moyen simple de savoir quand le jus a coupé.

Un petit tour dans les journaux Windows m’a permis de savoir l’heure presque exacte : 3 heures du matin et 19 secondes !!!

On a vraiment la fin du Monde qu’on mérite…..

 

 

Il fut un temps où j’écrivais un truc le lundi

Views: 0

editoJ’aurais presque envie de dire que mon quotidien s’éclaircit mais avec le temps pourri actuel, je ne suis pas crédible.

Mais deux événements notables m’ont donné envie de reprendre la plume.

Le premier est que le compteur à droite sur ma lecture en cours a bougé. Ce Week-End , j’ai lu pratiquement 40 pages!!

Je lis en général par période passant de boulimie à diète complète. Serait-ce le prémisse à un redémarrage? Je pense plutôt que des livres foncièrement plus intéressants s’accumulent au portillon. Ce dernier livre de Wilson est décevant, presque autant que celui d’avant.

Le second événement n’existe pas. C’est juste pour faire une figure de style et rajouter une phrase inutile (un article ?).

Sinon, l’actualité, on est tous pareil : on a eu droit jusqu’à la nausée aux images de la tuerie de l’école de Newton : nausée pour l’horreur du drame, nausée pour les images voyeuriste en boucle sur les chaines d’info en continu.

Au final, il restera juste une impression de déjà-vu qui réapparaîtra l’année prochaine au moment du prochain massacre.

Le problème des armes aux Ztazunis, c’est un peu comme le conflit israélo-palestinien, le Tibet, le réchauffement climatique : on est bien conscient que ça fait un moment qu’il y a un problème. Mais c’est un tel bordel qu’on sent que c’est plus simple de faire comme si de rien n’était. On fait juste un petit « ah lala » de temps en temps et on passe à autre chose.

De toute manière, le drame de Newton c’est :

Version NRA : à cause de l’interdiction des armes à l’acole

Version Cul béni : à cause de l’interdiction de Jésus à l’école.

Version Famille de France : à cause des jeux vidéos.

Interdire les armes c’est modifier l’ADN du pays du Western, d’Al capone et Inspecteur Harry : Impossible.

 

Pour le reste, je suis en phase d’apprentissage Papa Poule (mon dieu, réminiscence d’un vieux souvenir !!!). Une fois que le rodage sera pleinement effectué, on devrait arriver à tirer quelques trucs intéressants de ce blog (au moins pour moi)

 

Bonne semaine

Rendez-nous Malabar

Views: 3

Si vous trainez comme tout adulte gourmand dans le rayon Confiserie ou si vous allez acheter des clopes, Vous avez du vous rendre compte que le Malabar a subi un lifting afin de rajeunir son image.

Et oui, à l’instar de Groquik, du cheval en survet de Poulain ou L’ours Prosper, Malabar a subi le diktat de la bienséance et du rajeunissement à outrance : la bonhommie, la bedaine apparente ou la virilité sont autant de critères qui n’ont plus lieu d’être dans notre société moderne où les enfants obèses grouillent.

Exit le sympathique blondinet à t-shirt jaune et place au Chat Mabulle !!!

Ceci dit depuis 1969, date de son apparition, M. Malabar avait déjà subi une sacrée cure d’amaigrissement passant d’une carrure de déménageur à celle d’un jeune adulte métrosexuel.

Bien sûr, les gens de Malabar étaient bien conscients que ce changement allait entraîner une vague de protestation avec pétition, courrier, forum et bien sûr page Facebook. D’ailleurs ils ont fait une belle FAQ pour expliquer que c’est la faute aux enfants et pas la leur… Depuis quand on demande l’avis à des connards de mioches, je vous demande…

Soit disant qu’ils n’ont pas d’affinité avec notre vaillant gaillard. Soit.. Mais pourquoi mettre à la place un con de chat avec une personnalité d’huître? La réponse marketing est tout aussi édifiante : « Mabulle « va accompagner les enfants dans la cour de récré…espiègle… Rebelle, blabla… »

 Et quitte à changer de mascotte, autant faire dans la coolitude : On lui colle des lunettes de soleil et une cravate jaune pour le rendre plus adulte. En ce qui me concerne prendre un animal qui peut se lécher l’arrière train pour vendre des chewing-gums, ça me laisse un arrière goût dans la bouche.

Ce changement m’a fait penser à un épisode des Simpsons où pour rajeunir la série Itchy et Scratchy, les producteurs introduisent un nouveau personnage cool : Poochie le chien. La ressemblance est assez troublante.

 

Mais le pire reste à venir puisque nos marketeux, à qui il restait surement quelques grammes de poudreuse, n’ont rien trouvé de mieux qu’introduire du Storytelling pour nous conforter sur le bien fondé de Mabulle.

Je vous livre ici la si émouvante histoire de Mabulle.

Petite parenthèse : le site Malabar est d’une mocheté affligeante, tout en flash qui rame avec un look qui ressemble au papier peint Brique de windows 3.1

 

 

Incognito avec un gros t-shirt Malabar….  Et puis Avec sa peau de blond, l’envoyer au Soleil, on se doute bien que c’est pour qu’il choppe un cancer de la peau. Ca évitera de payer trop longtemps une retraite « bien méritée ». Où peut-être a t-il été envoyé sur Sandy Island?

 

Ah Mabulle, l’ami des enfants, prêt à les aider mais qui se barre dès que l’occasion de présente.

 

La c’est la partie « Rémi sans famille » : sortez vos mouchoirs.

Les chats , c’est que des salauds, le monde extérieur est dangereux et les gens méchants. La liberté et l’émancipation n’apporte que des problèmes. Rentrez dans les rangs en savourant les joies de la société de consommation.

J’imagine aussi l’état des boyaux de ce pauvre chat englués par la pâte à mastiquer.

Vous noterez la réutilisation du même dessin de chat dans un souci d’optimisation du ridicule

 

Habituellement, un chat qui fouille une poubelle ressort avec une tête de poisson ou un reste de McDo. Mais pas Mabulle.

Que dire de la partie : révélation existentialiste sur comment se nourrir, où dormir et contrôler ses peurs. C’est pratiquement devenu un Jedi !!

 

l’âge de raison : le Chat, comme Ulysse après un long voyage, revient chez bobonne vivre pleinement sa relation zoophile à coup de « qui lâchera la plus grosse bulle ».

Dans un an, il a droit au Véto et à la castration.

 

Là ça devient Freudien : c’est la mort symbolique du Père.

J’espère qu’il est tout seul sur son île. Sinon tout le monde est bon pour finir avec un chewing-gum collé sous les pieds en allant sur la plage.

 

Et voilà 60 ans d’existence pour finir avec un matou ridicule qui mastique un malabar en quête d’un sens à sa vie.

C’est sûr, j’y crois, je suis convaincu

Allez en bonus, une page qui parle de l’usage des animaux dans la pub et de leur piètre considération

 

Les Bidochon sauvent la Planète

Views: 0

J’ai lu le dernier album des Bidochon comme je prends la voiture le matin pour aller au boulot (oui je sais, c’est une obsession).

 

– J’allume tout d’abord la lumière en attendant que la lampe basse consommation assure assez de luminosité pour y voir clair.

– Je prépare mon petit déj en mettant de côté l’emballage carton de la brique de jus d’orange pour la recycler.

– Je prends ensuite le volant en passant devant ce petit bois dont la décharge sauvage semble s’agrandir de jour en jour.

– Je passe ensuite devant les containers de recyclage où une autre décharge sauvage s’est créée mais par des gens se donnant « bonne conscience »…

– J’arrive au péage de l’autoroute où co-voitureurs se retrouvent pour un ultime trajet. Je n’en suis pas ayant des horaires trop fluctuants.

 

C’est un peu ça le dernier album des Bidochon : changer nos paradigmes, mettre de la contrainte sur de la contrainte pour sauver la planète.

Bien entendu chez les Bidochon, tout est biaisé, disproportionné et enrobé d’un discours écologique mêlant clichés et trop plein d’informations à coups de raccourci démentiels : on fait tout ça pour sauver les Orang-Outans.

Les règles de tri des déchets ressemble au règlement d’un jeu de Guy Lux de la belle époque.

Le covoiturage est détourné de son but initial pour des buts moins avouables.

Binet, comme à son habitude, biaise l’écologie du quotidien pour en faire un jeu de société aux règles tordues. Il ne critique pas l’initiative en elle-même mais juste ses contradictions, sa complexité et combien ses buts peuvent paraître à 1000 lieux de notre confort quotidien.

Si on rit, on reste un peu sur sa faim ou légèrement déçu. Surement que cela ne fait que reprendre des critiques qu’intérieurement on s’est tous déjà fait (ou qu’un humoriste a déjà fait). A trop se spécialiser sur un concept (le GSM, Internet, l’écologie), Binet arrive parfois en retard de sujets déjà maints fois caricaturés.

 

 

 

top chrono

Views: 0

 

Alors à quelle moment vous allez décrocher?

Au delà de la blagounette, je me souviens d’un temps où embrumé par les volutes de la fumée de cigarette qui font rire, nous tombions sur ce genre de cours en pleine nuit sur Paris Première (de mémoire)…. Et qu’inévitablement, après un moment de compréhension (ouais, ah oui, ouais, ouais) arrivait le moment où ça devenait aussi clair qu’un cours en mandarin.

C’est terrible combien on ne supporte pas de se sentir dépassé ou sur la touche, encore plus quand il s’agit de votre spécialité d’études. Je ne sais pas pour vous mais j’ai conservé mes cours de fac pendant des années comme si j’avais eu l’intention un jour de replonger dedans ou de me remettre à mes études pour avoir un Nobel. J’aurais certainement été bien déçu : entre photocopie délavée, écriture illisible et dessin de quéquette, je ne pense pas que j’apprenne quoique ce soit de ces archives. Je stocke ainsi des fiches Bristol vieilles de 20 ans où sont expliquées des choses aussi passionnantes que les Séries de Taylor.

C’est le même esprit de défi qui me fait acheter de temps en temps un livre d’éco pour faire comme si j’étais encore du sérail.

On veut toujours revivre ce qui sur le moment nous paraissait pénible. On voudrait étudier quand on commence à bosser, philosopher alors qu’au lycée, c’était chiant. porter des joggings le WE alors que petit, on avait honte d’avoir ces merdes informes.