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L’Océan au bout du chemin

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oceanL’Océan au bout du Chemin de Neil Gaiman

 

J’ai fini ce livre hier; Quand je l’ai refermé, bien calé dans ma chaise longue face au soleil, je me suis rendu compte que j’avais repris mon souffle, comme si j’avais fini le livre en apnée ou du moins essoufflé.

Les livres de Neil Gaiman, c’est souvent comme ça : on croie que c’est léger, que ça ricane, que ce n’est que du récit saupoudré de Lewis Carroll, de vieilles fables anglaises et de peurs enfantines.

Mais c’est aussi une respiration, un traquenard littéraire qui vous emmène là où vous ne pensiez pas aller mais si vous vous y sentez guider avec un délice presque masochiste.

Pour tout dire, malgré l’énorme appétit à vouloir dévorer ce livre, j’ai marqué une pause au milieu du bouquin histoire de….. Je ne sais pas en fait. Peut être parce qu’à ce moment là, j’étais chez mes parents, que le vent soufflait en rafale dans la nuit et que ça craquait de partout. Comme un gamin qui flippe seul dans son lit. Quand on lit Neil Gaiman, on n’est plus un adulte mais un gamin dans un corps un peu plus grand. Comme dirait l’un des personnages du livre « il n’existe aucun adulte dans ce monde ». On n’a pas peur véritablement, juste dérangé, bousculé et sans repère.

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Anthologies et bourdes et autres curiosités de la chanson française

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GOOD-FINALE-ANTHOLOGIE-COUVE-09-10-_mC’est encore le genre de petits livres qu’on n’a pas prévu d’acheter au départ mais qui vous fait de l’œil quand vous passez dans les rayons.

Au delà du thème qui s’annonce rigolo pour un après midi sur le canapé, l’ouvrage a eu la bonne idée d’avoir été écrit par Allister, cofondateur et rédacteur d’une revue que je ne saurai que vous conseiller : Schnock

Sur la forme : c’est cartonné, en petit format et bien illustré

Sur le fond : l’auteur dresse un à-peu-près de tout ce qui s’est fait dans la chanson française en terme de bévues, fautes d’orthographe, de grammaire, d’histoire et de bons goûts.

Souvent, on sourit à retrouver les petites choses qu’on avait déjà repéré. Mais ce n’est rien à côté du reste qui est passé comme une lettre à la poste. D’un autre côté la variétoche, c’est déjà pénible… Alors s’il fallait en plus faire une étude de textes.

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Plantes interdites : Une histoire des plantes politiquement incorrectes

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planteLes rayons des grandes surfaces sont super bien conçus

Ça tombe bien parce que la genèse de cet article débute aux caisses d’un magasin de jardinage.

Dans ce type de magasin,  alors que vous voilà armé de plants de potager, des pots, un panier pour le chien, on vous colle une dernière envie de dépenser du fric.

C’est ici que nous retrouverons le coin bibelot et verroterie, les bonbons artisanaux, les figurines en plastoc et la librairie.

En général, je lorgne très peu les livres. je ne suis guère attiré par 50 recettes de cupcake, par l’élevage du cocker de Sumatra ou comment soigner ses verrues avec du jus de papaye.

Et pourtant parmi le fatras des revues soldées, des albums de coloriage moches et un almanach de la lune, j’ai trouvé une petite pépite : « Plantes interdites : Une histoire des plantes politiquement incorrectes » (de Jean Michel Groult, Edition Ulmer).

Ne vous arrêtez pas à la couverture pseudo sulfureuse pour se faire une opinion : mon dieu la drogue, les OGM, les barbus recouverts de farine !!!

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L’Edito d’un Lundi accablant à câbler

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N’ayant pas de dessins à poster du fait d’un assèchement des réunions (vacances obligent), me voici contraint et forcé de raconter un truc pas forcément intéressant mais qui aura au moins valeur de preuve de vie.

Je ne sais pas si « ça mérite un article » comme qui dirait mais je me lance.

Je tiens d’abord à m’excuser du mauvais temps subi par tous ce Week-End : après deux semaines de beau temps et de chaleur, on s’est pris un WE de grisaille, de froid et d’Ukrainiens/Russes se tapant dessus.

Je ne vois qu’une seule raison à ce revirement météorologique : J’ai acheté une nouvelle toile de hamac et il me tardait de l’essayer ce week-end. Et comme le veut la loi de Murphy, il a fait un temps de merde. Je n’ose pas imaginer ce qui se serait passé si j’avais envisagé un barbecue ou de tondre la pelouse.

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Que d’eau, que d’eau

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Quand j’étais jeune, la pub vendait du rêve, de la folie : des voitures qui sortaient d’un porte avions, des valises qui survivaient à un crash d’avion, des extra-terrestres qui aimaient les pâtes. Il fallait déclencher la consommation par le phantasme.

Avec le crise, c’est fini tout ça, on veut rassurer, cocooner et en avoir pour notre argent. C’est ce que j’ai ressenti en voyant une pub il n’y a pas si longtemps.

Mais remontons dans le temps jusqu’en 1995. Depuis la première guerre d’Irak, on trouvait ça classe de se payer des consultants et spécialistes pour vendre sa soupe. Volvic nous fit le coup en nous fourguant un vulcanologue digne de ce nom avec un cv long comme ça. Pour rajouter du glamour parce que quand même, et comme dirait notre amateur de montée de grue, c’est une pub pour les bonnes femmes, on fit un plan rapproché de son visage en clair obscur pour la faire beau gosse (c’était pas gagné). On stimula le côté timide et coincé du scientifique pour stimuler l’envie de gros poutoux. On fit la même chose plus tard avec Zidane mais avec moins de succès côté scientifique.

ce qui donnait ça :

 

C’est beau, n’est ce pas…

Même moi je me sens épris d’une envie folle d’être ni bon, ni méchant et de vivre. Putain encore Nietzsche !!!

Mais tout ça c’est fini. Il faut rassurer, fini le rêve : on veut des chiffres, des normes et combien d’espérances de vie en plus

Et on inventa M. Papillaud, l’homme des pubs Rozana. Derrière lui, on a calé un fond bleu filmant en continu les volcans d’Auvergne. On a du embaucher le type qui faisaient tourner en boucle la mer dans la croisière s’amuse.

Quant à Monsieur Papillaud, il me fait immanquablement penser à la marionnette de Jacques Chirac dans les Guignols. Affublé d’un costume de chez Jean-Jacques Style, le falzard remonté juste en dessous des tétons, une veste taillée trois taille au dessus, il nous explique tous les bienfaits de Rozana. On s’attend presque à voir arriver une petite fille à la fin lui demandant : « Papi, je peux lécher la cuillère ». Mais je m’égare

 

 

Abdos attardés

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couvbigIl m’a fallu encore une idée stupide pour que l’envie de réapparaître sur ce blog me prenne

Déambulant côté presse, je suis tombé sur la couverture du dernier numéro de Men’s Health avec son titre accrocheur « Un corps parfait en 4 semaines seulement ».

Je ne sais pas comment on peut faire des effets d’annonce aussi con.

– On n’est pas tous égaux devant cette revendication. Entre celui qui pleure pour ses quatre kilos de trop et celui qui est en état d’obésité morbide, cherchez l’erreur.

– Ensuite, c’est quatre semaines comment? En vrai temps d’exercice ? 4 semaines équivaut à 672h. Imaginons que vous avez un niveau acceptable de motivation avec une heure d’exercice par jour. Ca vous fait quand même deux ans pour espérer.

– Même avec un méthode brute-force à coup de liposuccion, de silicone, de protéines et de parcours du combattant avec l’armée colombienne, vous aurez en effet un corps parfait qui tiendra bien dans votre costume parfait dans votre cercueil parfait.

– Et puis le corps parfait en quatre semaines, c’est la porte ouverte à des années d’angoisse et de crainte de prendre 100g sur la balance, à s’arracher le moindre poil blanc sur le téton et finir en vieux beau un peu comme ce modèle très représentatif.

Vous l’aurez compris, ça servira surtout à faire maigrir votre porte monnaie et rien d’autres

D’ailleurs quatre semaines, c’est beaucoup trop. Je vous propose mieux et encore plus fort : faites vous un corps de rêve en quatre jours seulement !!! Si ça vous intéresse c’est ici

 

 

Juniperus

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Quand j’étais petit et que je vivais dans une maison qui n’existe plus vraiment maintenant, le jardin était fourni en conifères et autres arbres exotiques. Je me souviens d’un albizia que j’aimais gravir profitant à plein nez de ses fleurs odorantes aussi légères que des plumes. Les chats appréciait aussi le confort de son tronc, se juchant entre deux branches, confortablement installé, profitant de l’ombrage et d’une vue discrète sur l’activité des mets de choix que sont les oiseaux vadrouillant sur le sol.

Dans mes souvenirs il y avait aussi un grand camélia, quelques mimosas et d’autres arbres dont le souvenir s’est effacé totalement de ma mémoire. Sans doute était-il moins majestueux que l’idée que j’en avais, surtout quand on mesure pas plus d’un mètre.

 

Il y avait aussi un grand Juniperus. Il se peut que cela ne vous dise rien si, comme moi, vous avez toute votre vie forgé un nom sur la base d’une incompréhension linguistique de départ. J’ai toujours appelé ça un Gynipirus, ginipirus, Ginypirus (C’est pour la même raison que je dis Soupalin et pas Sopalin). Vous noterez la particularité qu’on le I et Y à jouer à saute mouton dans le Mot.

La petite photo de l’article conviendra mieux que tout discours. Là encore je m’interroge sur sa taille tellement Il me paraissait immense. Mais à 8 ans, une arrière cour prend les proportions d’un terrain de foot.

juniperusCe conifère a la particularité de s’étendre à ras le sol, lançant ses branches en étoile à l’assaut du jardin. Ma soeur et moi aimions nous y étendre comme sur un hamac végétal. Cette mini canopée sentait bon la résine et et son tanin était agréable. Allongé, on pouvait simplement regarder le ciel, lire ou jouer à quelques jeux déjà certainement influencés par la télé. On pouvait aussi détacher les baies de l’arbre, sorte de petites boules collantes vertes ou marrons et se les envoyer à la tronche.

 

Mais ce havre de paix ne l’était pas complètement.

Tout d’abord, le feuillage, composé de petites aiguilles, devenait vite inconfortables, vous grattouillant ou vous piquant au moindre mouvement. J’aimais aussi détacher ces feuilles pour les mâchouiller parce que, parce que voilà….

Nous n’étions pas les seuls à apprécier le Juniperus comme lieu de villégiature : son feuillage se couvrait constamment de toiles d’araignées à l’architecture variée. La fine dentelle de l’argiope ou de l’Epeire s’octroyait les espaces aux extrémités des branches tandis que de plus sombres arachnides se cachait au fond du tunnel sombre masqué dans le creux d’un enchevêtrement anarchique.

Mais la partie la plus terrifiante de l’arbre était la noirceur insondable entre le feuillage épais des branches basses et le sol. C’était un tapis épais d’aiguilles séchées qui ouvrait le chemin vers un monde noir,grouillant de multiples bêtes rampantes, de bruissements mystérieux, et autres phantasmes cauchemardesques enfantins. Quand une balle avait le malheur de se glisser là dessous, on devait trouver autant de courage que Frodon pénétrant dans le Mordor.

 

Je ne sais pas pourquoi j’ai repensé à ça….

 

 

Vortex de Robert Charles Wilson

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vortexOn pardonne toujours moins les auteurs que l’on aime d’écrire des livres décevants. Surtout quand l’auteur nous pond des oeuvres qui se placent au panthéon de la littérature SF.

Le dernier livre de Wilson n’échappe pas à cette vindicte. Après un magistral Spin, Un Axis très décevant, Vortex s’en sort tout juste.

Je le répète, ce n’est pas un mauvais livre, il manque juste de souffle, de ce qu’on appelle le « sense of wonder » en SF : un sentiment d’exaltation et de puissance qui vous transporte en imaginant les mondes hypothétiques décrits.

Dans ce troisième tome, nous oscillons entre un futur proche de l’apparition du Spin et une futur lointain alternatif. Je dis bien alternatif car en fin de compte, la cohésion ne passe qu’à travers les récits d’un jeune désoeuvré, résident d’hôpital psychiatrique.

Comme à son habitude, Wilson travaille beaucoup la psychologie de ses personnages et les dialogues s’enchaînent lentement, trop lentement. On lit ce livre comme on regarde passer les trains de marchandise : c’est lent, ça vibre sourdement.

On regrettera que Wilson passe vite fait sur cette humanité future en se contentant de décrire platement son organisation. On a vraiment l’impression que Wilson en a autant marre que nous et qu’il souhaite en finir lui aussi.

Seul la fin du livre s’accélère en s’intéressant aux derniers moments de notre univers où hypothétiques (les machines pensantes) et autres civilisations tentent de survivre à un cosmos de plus en plus froid et de plus en plus vide. C’est plutôt bien fait même si cela a un air de déjà-vu après qu’on ait lu la trilogie de Stephen Baxter « les univers multiples« .

Par contre, Wilson nous offre une conclusion cohérente avec les réponses que nous attendions. C’est déjà pas mal. Mais c’est assez rare en SF pour être souligné.

Cette trilogie n’est pas mauvaise en soit. Elle manque juste de rythme et s’essouffle même si Vortex rebooste un peu le récit. Mais cela reste un peu ennuyeux et il faut s’accrocher. On s’arrête souvent, on passe des paragraphes.

En espérant que Wilson blinde un peu mieux son récit pour le prochain : 4/10

 

 

Le Club des Cinq

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club des cinq 2Dernièrement, je repensais aux aventures du club des cinq, allez savoir pourquoi. Certainement qu’en me baladant dans les rayons d’un librairie, mon regard a inconsciemment croisé le rayon des livres d’enfants.

C’est quand même bien sympa de voir que les livres de votre enfance sont des increvables de l’édition, nés dans les années 40 sous la plume d’Enid Blyton (Oui-Oui, le club Mystère, le clan des 7 et Jojo Lapin entre autres), auteur prolifique de plus de 800 livres.

La bibliothèque, ça a été pour beaucoup l’antichambre de la découverte de la littérature. Trainant chez nos ainés ou des cartons du grenier, on se les passait de génération en génération pour les lire avec le même engouement. Ce furent souvent les premiers emprunts à la bibliothèque.

Je ne vais pas ici vous parler plus de cette série et ces jeunes héros : Claude, François, Michel, Annie et Dagobert. Juste vous raconter deux anecdotes qui me viennent à l’esprit et que je préfère noter ici autant pour les partager que pour ne pas les oublier.

 

jean sidobreOn parle souvent de la disparition de l’envie de lire chez les jeunes à cause de la télé, les jeux vidéos, Internet et la dégradation plus générale de la langue écrite. A peu prêt dans les années 70-80, on a réédité les aventures de notre célèbre quintet (je ne sais pas si ça se dit dans ce cas) mais avec une différence notable : à chaque page gauche du texte, on avait collé à droite la même histoire mais en bande dessinée.

Enfer et damnation, cela ne signifiait-il pas la fin de tout !!! On faisait appel à la paresse de notre jeunesse qui délaissant la page imprimée s’orienterait à droite (encore une idée de Giscard) vers l’apaisante et abrutissante illustration. Plutôt que de lutter contre la décadence de notre civilisation, on préférait s’adapter pour assurer les ventes de la collection.

Personnellement, je n’aimais pas ces livres moitié écrit, moitié BD. Ce n’est pas la partie dessinée qui m’ennuyait étant par ailleurs grand consommateur de petit mickey. C’était juste le mélange des genres qui venait polluer mon plaisir de la lecture. Chacun à sa place et c’est très bien comme ça.

 

glevisperles_amourEn parlant de polluer, voici ma deuxième petite anecdote. Avec ce grand chambardement, la place des illustrations avait largement pris le dessus. Dans les années 70 et 80, un illustrateur avait particulièrement participé à la série. Il s’agissait de Jean Sidobre (les images de cet article sont toutes de lui) . Malgré un trait fin et académique, le club des cinq s’inscrivait dans la mode vestimentaire de leur époque (les seventies).

Bien des années plus tard, alors que j’accédais au stupre et à l’immoralité des choses plus adultes, je fis une découverte des plus inattendues. Il y avait un dessinateur pour lequel j’éprouvais une émotion érotique et graphique bien particulière : G. Levis (noté le jeu de mots). ces personnages féminins oscillaientt entre angélisme et pin-up, en général avec l’habillage qui va avec. C’est dans les Echos des Savanes feuilletés chez des plus grands que je découvrais ces histoires dont le cadre était en général l’après guerre, les murs d’un pensionnat ou l’Inde victorienne.

Le plus surprenant fut de me rendre compte que ce dessinateur sulfureux était en fait le même que celui illustrait les livres de mon enfance.

Que ce soit dans l’innocence de l’enfance ou dans le fantasme de l’adulte, c’est assez troublant de voir que la continuité fut assurée. Gloupsss…

De A à Z : 21 Jump Street Street

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21 jump streetMa récente actualité familiale m’ayant dégagé pas mal de temps libre (ou du moins des boulevards d’ennuis), il était plus que temps de commencer à regarder les films qui s’accumulent sur mes Disque durs.

Mon Fissssston (prononcer à la Gros Minet) étant absent la moitié du temps, j’ai tout loisir de gonfler la sono pour profiter du dolby surround DTS THX 5.1 et autres trucs que je sais même pas ce que ça fait concrètement.

Quand vous devez choisir dans une liste, immanquablement, vous tergiversez, pesez le pour et le contre, hésitez. Au final, il est trop tard et vous matez une rediff.

Alors j’ai pris le taureau par les cornes et j’ai établi une règle stricte et infaillible : LES REGARDER DANS L’ORDRE ALPHABETIQUE !!!

 

C’est ainsi que le premier film de ma liste commence par un 2… Bin oui parce qu’en fait y a 0, 1, 2,etc avant le A…

Et ce film c’est 21 Jump Street.

Une semaine plus tard, je ne l’avais toujours pas regardé et ce pour plusieurs raisons :

– J’étais pas fan de la série d’origine. connoté teenager, elle rentrait dans la même case que Melrose place, Berverly Hills 90210 et autres conneries du même genre. De toute manière, diffusée en France en 1990, j’étais trop vieux pour être intéressé. C’est ma soeur qui devait regarder donc obligé c’est de la merde (CQFD) 😎

– Jonah Hill et Channing Tatum comme acteur : ça sent d’avance l’humour gras en dessous de la ceinture avec du cocksucker à profusion.

 

Et cette après midi, je l’ai enfin regardé. Jonah Hill est pas mal remonté dans mon estime depuis que je l’ai vu dans Voisins de 3ème type. Channing Tatum n’est pas non plus à négliger depuis que je l’ai aperçu dans Piégée de Sodenbergh (on Verra bien ce que donne Magic mike). J’avais aussi du linge à repasser et ce film me paraissait le complément idéal pour une telle activité.

 

Au final, ne le cachons pas c’est grossier et vulgaire dès que ça peut. D’ailleurs évitez la VF pour ne pas en rajouter dans le mauvais goût

Pour le reste c’est une comédie bien huilée et franchement rigolote. Comme pour Starky et Hutch, les auteurs ont fait une comédie pour revitaliser un concept vieillot et ennuyeux. Le couple Hill/Tattum fonctionne bien avec une inversion des codes en général attachés à leur physique : le beau gosse s’acoquine avec les geeks puceaux du lycée tandis que Hill devient la coqueluche branchée.

En terme de réalisation, y a du moyen, de l’action et du bon cadrage comme tout bon film américain qui se respecte. Mais ici aussi on hésite pas à jouer le contre emploi des effets de style de ce genre de film. C’est très vrai dans la poursuite en vélo ou dans celle plus traditionnelle en voiture. On croit que mais en fait non.

A part les côtés affligeants cités plus hauts, les dialogues sont bons et les seconds rôles convaincants (Ice Cube, Dace Franco). A noter la présence des deux acteurs originels de la Série  Johny Depp et Peter DeLuise. C’est bref mais là aussi très drôle.

Comme quoi, il vaut mieux laisser ces préjugés de côté et profiter du spectacle.

Prochain sur la liste : 38 Témoins.

 

Ma Fin du Monde

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tintin3mq3Ce matin, je me réveille somme toute assez reposé

J’attrape mon téléphone pour connaître l’heure et tweeter avec Obama. Celui-ci m’indique 9h06.

Un détail curieux retient mon attention : le niveau de batterie indique 90%, ce qui est assez curieux quand on sait que mon portable a chargé toute le nuit. S’ensuit alors un réveil des fonction neuronales lent et chaotique.

– Ah…..

– Mhhhhmmm….

– Je débranche le téléphone et je le rebranche : pas de changement.

– Je vérifie la prise : elle est bien enfoncée.

Je me lève en me disant que ce mystère nécessite un bon bol de café pour être résolu.

Je branche le chargeur sur une prise du salon : pareil

Là, je me dis que cette saloperie de prise usb, cet empaffé de téléphone commence à sérieusement à bugger. Ma main se tend vers l’interrupteur de l’éclairage du salon et rien ne se passe.

Et MEEEEEERDE !!! En fait c’est ce con de différentiel du tableau électrique qu’a disjoncté. Je suis descendu sans remarquer que le chauffage était éteint, qu’il faisait 17° dans la pièce, que le ronron caractéristique des nombreux appareils électriques s’était arrêté et qu’aucune diode ne clignotait dans le noir.

Après avoir trifouillé les fusibles (comme si j’allais trouver pourquoi ça avait claqué), réaligné les horloges du chauffage, du four et enfin allumé la cafetière, j’ai allumé mon PC.

Ce dernier geste n’est pas seulement le sacro-saint premier commandement du geek qui se lève (de toute manière un geek n’éteint pas son PC) mais un moyen simple de savoir quand le jus a coupé.

Un petit tour dans les journaux Windows m’a permis de savoir l’heure presque exacte : 3 heures du matin et 19 secondes !!!

On a vraiment la fin du Monde qu’on mérite…..