Archives de catégorie : humeur

Veni Vidi Capelovici

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Hier, j’ai entendu que l’Académie Française allait s’attaquer à l’usage du Français sur Internet (ce qui ma fois fait partie de ses missions). elle a même mis en ligne sur son site une nouvelle rubrique : Dire, ne pas dire.

Que l’académie nous encourage à éviter barbarisme, néologismes et autres atteintes lexicale, elle est dans son droit. Par contre, il faudrait rapidement les encourager à engager un vrai webmestre (sic) ou à faire des formations html en accéléré. Au niveau de l’ergonomie et de la charte graphique, on est resté à Frontpage 98.

Le concepteur a du oublier la possibilité du retour arrière, ou des polices sexys. Ce sont juste des documents Word placardés sur le Net.

 

Mais revenons à nos moutons. Cette information n’aurait pas eu plus d’intérêt que ça si elle n’avait pas été suivie par la tirade habituelle de la défense de la langue française sur Internet. Certes, on peut constater une dégradation globale de la syntaxe, de la grammaire et de l’orthographe sur un grand nombre de sites, avec en tête de pont Facebook.

Mais sur d’autres sites, et surtout il en va autrement. Le râle-bol général du style SMS a entrainé un renforcement des normes minimales exigées pour les utilisateurs. Cela a surtout entrainé l’émergence d’une nouvelle catégorie d’Internautes. On connaissait déjà les trolleurs, les fanboys, les haters : voici venu les Correcteurs.

Cette nouvelle race d’activistes passent son temps à relever les problèmes de forme plus que de fond. peu importe que je m’épanche sur le fait que je m’a fait violer. car le drame vient de l’auxiliaire avoir et non pas de l’auxiliaire de la colonie qui m’a tripoté.

S’ensuit de cet activisme son corollaire de message haineux sur le fait que « mé ta guele toi, sa intérresse ki ke j’aicrive mal. l’importen cé que l’ifone 4s il é géniale » ou « oui j’ai fait une faute mais toi dans ta réponse 3 crans au-dessus t’as oublié une virgule, alors zut! »

C’est ça l’ennui des ayatollahs de l’orthographe. c’est qu’il deviennent eux-mêmes la cible de leur propre excès. le sujet initial de la discussion disparaît au profit là encore de la recherche du point Goodwin.

Pour finir cet article, je voudrais parler d’un point qui me bluffe particulièrement. la nouvelle mode , quand un forumeur en corrige un autre, c’est de mettre la photo de Maitre Capelo pour bien signifier ce qu’on a fait (celle en tête d’article)

Et là faudra qu’on m’explique : autant pour ma génération de vieux croutons, Capelovici est l’icône du Français bien parlé au même titre que ma maîtresse de cm2, autant pour un plus jeune public (genre 15-25 ans), j’ai du mal à concevoir que les jeux de 20 heures leur parlent beaucoup.

Voilà encore un épiphénomène du net assez étrange où le mimétisme forcené et la volonté de donner des leçons à tout bout de champ réveillent des fossiles qui n’ont même pas connu le minitel.

 

 

 

Tas de mulets et Muleta

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Hier, j’ai posté une vidéo sur une bagarre entre Anti Corridas et pro Corridas. Je l’ai fait sans plus d’enrobage que ça, pensant que les images parlaient d’elles mêmes. Les commentaires postés depuis m’obligent à faire ce petit correctif.

– Je suis foncièrement anti corrida. je pense que cela fait partie des sujets pour lesquels je n’ai aucune transigeance ni tolérance. J’ai beau être d’origine espagnole et avoir une  grand-mère assez aficionado pour aller en Amérique du sud assister à des corridas, je ne peux pas sacquer ce relent de « culture » abrutissant.

– Je ne comprends pas qu’on emmerde des animaux pour le plaisir de crétins qui se drapent dans le confort de la tradition.

– Je ne comprends pas qu’on paye pour voir des animaux se faire emmerder, brutaliser et se faire buter avec tout le sadisme dont est capable le cerveau torturé d’un humain.

 

Je conçois un minimum qu’on puisse apprécier le combat entre l’homme et l’animal. Je comprends mal par contre que cela devienne un défouloir de testostérone où  la disparition de toute émotion, de toute raison, de toute pitié, de tout bon sens va de pair avec l’excitation malsaine et unisexe de la barbarie poussée au rang d’art.

Certains rétorqueraient que cela permet à des races de taureaux de perdurer au lieu de disparaître corps et âmes. Dans ce cas rétablissons un syndicat de gladiateurs car c’est une espèce bien plus menacée.

Je suis contre les pisse-froids qui portent aux nues le règne animal au détriment d’une humanité qui crève la dalle et qui souffre. Je conchie les maquereaux de la détresse animale se servant d’eux pour appâter le chaland vers le creux de leur portefeuille. J’emmerde les bien-pensants qui font de l’animal de compagnie un accessoire de mode qu’on exhibe n’importe où (j’ai vu une fois une crétine, perruche sur l’épaule, en discothèque).

Mais au sommet de la bêtise humaine, les amateurs sclérosés de la corrida auront toujours la place première au firmament de mon mépris le plus grand

 

Un truc sérieux pour changer

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Le site Internet Rue89 c’est aussi un mensuel.

Et ce mois-ci, ils ont sortis un numéro très intéressant : « Répondre au FN »

Ce dossier se compose de deux axes : une analyse critique des propositions du Front National mais surtout un face à face avec des votants FN

Les analyses du programme ne sont pas une nouveauté même si une mise à plat est toujours pertinente.

par contre adopter une démarche dialectique avec des électeurs est largement salutaire. Elle permet de découvrir les grandes peurs, les grandes désillusions, le caractère jusqu’au boutiste de gens qui ne croient plus en leurs pays, leurs dirigeants ni dans le monde qui les entoure.

On ne peut que se réjouir de ce genre de dialogue. Je ne pense pas qu’il permettra de faire changer d’avis ces personnes (dont les convictions sont plus de l’ordre de la mythologie et du non-dit) mais cela permet de repérer les axes pédagogioques et politiques à employer dans le futur.

plus que des politiques économiques, migratoires, on doit casser ce sentiment d’abandon complet que ressente une partie grandissante de la population. Communiquer sur le terrain, montrer de l’attention, du respect sont meilleures alliées que des promesses de primes de 1000 euros.

L’abrutissement de masse, la gestion par la peur ne font que somatiser le peuple et gangréner le tissu social. Rajoutez une bonne dose de chômage et de la téléréalité pour maintenir le couvercle et vous obtenez le système parfait pour oppresser. Mais j’ai l’impression que le système de la soupape électorale ou des beaux discours n’est plus possible.

Pour vous donner un avant goût, Rue 89 a mis en ligne un extrait du débat : http://www.rue89.com/2011/10/07/aujourdhui-coluche-serait-avec-marine-le-pen-225166

Pub Pub

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Sur la droite est apparue depuis aujourd’hui une bannière de Pub

Attention, loin de moi l’idée de vendre de la soupe pour gagner des mille et des cents.

C’est juste que je teste les outils google Adsense (régie publicitaire) et Analytics (gestion de trafic) par curiosité.

D’un autre côté, il ne me reste plus que dix ans pour réussir ma vie avec une Rolex. Il serait peut être temps de faire quelque chose

Tiens voilà mon jobs

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Bizarrement, dès qu’une personne meure, on est plus apte à accepter tout ce qu’on pouvait détester d’elle. C’est bien la cas avec Steve Jobs.

Et pourtant Dieu sait que la communication intensive et religieuse d’Apple pouvait me gonfler. Mais peut-on en vouloir à une société de vouloir vendre ses produits. Ce ne sont jamais les société technologiques qui sont à blâmer dans ce cas là mais le troupeau qui suit inconditionnellement. On pourra me répondre qu’il y a bourrage de crâne, connivence des médias… Mais n’empêche que l’esprit critique est fourni de base chez tout le monde. Mais bien sûr tout cela est affaire d’éducation, de socialisation,etc. Mais on s’éloigne du sujet

Force est de constater que les produits d’Apple sont de très bonne facture et innovants. c’est le cœur meurtri que je suis obligé de reconnaître que l’iphone a mis un coup de pied salutaire dans le marché sclérosé des téléphones. Il faut reconnaître aussi que l’ergonomie et le design leur doivent beaucoup. L’écosystème construit autour est déjà plus douteux.

Mais là aussi, cet article n’a pas pour but de reprendre des discours répétés ad nauseam sur les forums et autres sites d’informatique.

C’est juste me rappeler qu’en « vieux » de l’informatique, Steve jobs a accompagné l’imaginaire d’un gamin qui a grandi avec l’apparition des micro ordinateurs :

– d’un enfant qui se souvient du premier King Quest sur apple II en gros pixel coloré.

– d’un ado qui se rappelle des Macintosh dans les secrétariats de la Fac (mais comment on enlève la disquette !!!).

– d’un ado un peu plus grand qui se souvient des ordinateurs Next créés par Steve Jobs après son débarquement d’Apple. Il faisait super classe et futuriste. Au final, ça ne s’est pas vraiment vendu. Mais l’OS en lui même est l’ancêtre d’OSX.

– D’un gars qui se souvient des quelques ratés d’Apple : la console Pippin, la tablette Newton.

– D’un gars qui reconnait que les Macs, c’est quand même bien sympa mais trop cher. Et que pour trouver des jeux sous le manteau, le PC, c’est plus sympa.

– D’un gars qui a vu apparaître Pixar, acheté un peu comme ça par Jobs qui finira par se payer Mickey.

– D’un gars qui découvre avec jalousie l’iphone et qui cache sa mauvaise foi à grand renfort de « pffff, c’est pas eux qu’ils l’ont inventé ».

– D’un gars qui regarde avec amusement les batailles de fanboys Windows/Androïd/Apple en évitant surtout d’intervenir. j’ai déjà connu le même genre de bataille avec MsDos/Drdos, OS/2 et Windows, Amiga/Atari, Megadrive/SuperNes et autres conflits dont le commun des mortels s’en balancent complètement.

 

On peut tergiverser dans tous les sens. C’est quand même un sacré bonhomme qui vient de nous quitter

 

Rock in Chair

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Je vieillis. Le temps de l’écrire ça a même continué.

Mais ce qui est plus détestable que sa vieillesse, c’est quand ce qui vous entoure vieillit plus vite que vous. j’ai du mal à accepter que des amis aient déjà sacrifié leurs idéaux pour m’expliquer que l’UMP a raison, que le FN ne dit pas que des conneries et que les chômeurs sont tous de feignants. J’ai du mal à admettre que les animateurs cools de ma jeunesse soient devenus des vieux beaux tous mous juste bons à présenter des émissions racoleuses. Je peux pas encaisser l’architecture audacieuse qui se craquelle et sent le moisi au bout de 10 ans.

Mais le plus insupportable, ce sont quand même quand les groupes de rock de ma jeunesse sacrifient leur rage pour les prés plus verts de la musique passe partout des radios FM pour jeunes décérébrés.

Pour appuyer mon propos et l’apprécier à sa juste valeur, 3 exemples me viennent à l’esprit (chagriné) :

Le groupe Sugar Ray :

Ce groupe  californien a pondu deux albums on ne peut plus rock au début de leur carrière (même métal punk). pour vous donner une idée : voilà ce que ça pouvait donner :

Ensuite ça a commencé à lentement glisser vers du pop rock qui passait encore pour finir en balade mièvre. Histoire d’enfoncer le clou, leur dernier album s’appelle « Music for Cougar ». Un triste exemple :

le test de la pochette fait encore plus peur :

Avant et après :

   

 

Incubus : Rock californien époustouflant dans son mélange des genres, capable de mêler du Funk-rock, du bourrin et des mélodies accrocheuses. Même si le style s’est assoupli au fil des albums, le dosage était peu ou prou respecté :

Mais voilà, catastrophe, avec le dernier album, le groupe annonce un virage dans sa façon de composer. pour sûr, on n’est pas déçu : ce n’est que chansons mièvres qui se battent en duel à coup de déambulateurs :

plus que la pochette de l’album, on peut juste comparer la tête du chanteur entre ses débuts et maintenant :

  

 

Et pour finir, les Red Hot Chili Peppers : mais déjà la tristesse m’envahit (en plus de la paresse). je n’a même pas eu le courage d’écouter le dernier album tellement l’angoisse m’étreint. je n’envisage même pas de faire un comparatif musical au risque de passer pour un vieux con nostalgique.

La encore, les images parleront pour moi

Ca c’étaient les Red Hot à leur début

 

et ça c’est le chanteur maintenant :

 

je suis d’accord, c’est un peu tiré par les cheveux (sic). Mais franchement je préfère être un vieux con qu’un vieux jeune.

Petite mise à jour suite à une nuit qui porte conseil : est ce que le groupe appartient à son public ou le contraire?  That is the question.

 

 

 

ça a failli se faire

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oui, ça a failli. Hier j’avais commencé un article pseudo bucolique sur les maladies cryptogamiques (aucun rapport avec les nazis) de mes arbres, le bonheur de voir les petits bourgeons reprendre vie.

Et au moment d’enregistrer l’article, celui-ci s’est auto-suicidé de lui-même tellement il n’a trouvé aucun sens à son existence. Et c’est certainement mieux comme ça.

Faut dire qu’en ce moment, les sujets de discussions sont au choix le futur effondrement par un krach financier thermo-nucléaire ou la déferlante technologique des tablettes, téléphone et autres trucs qui clignotent. C’est d’ailleurs étonnant qu’en plein marasme sociétal, on se retrouve avec autant d’appel à la consommation. Comme si dans un dernier soubresaut, l’occident voulait une dernier fois se faire une petite indigestion.

Pendant ce temps, la Chine rachète petit à petit la Grèce, Les États-Unis se préparent à choisir un candidat républicain qui fera passer Bush Jr pour un éminent intellectuel. En France, la droite se droitise, la gauche est de plus en plus gauche.

Ce qui est bizarre, c’est qu’on nous prévoit l’apocalypse depuis un an, l’explosion de l’Europe, des banqueroutes à n’en plus finir. On continue pourtant à espérer ou à faire comme si cela ne pouvait pas nous impacter. D’un autre côté, il s’agit d’un sentiment personnel. Il y a certainement beaucoup de gens qui en ressentent les effets dans leur quotidiens : précaires, chômeurs, assistés (dans le sens vivant grâce aux aides sociales : handicapés, femme seule avec enfants).

Des fois j’ai du mal à comprendre comment tout ça tient encore le coup. Sans partir dans une diatribe économiste sur le capitalisme lourde et indigeste, on peut dire que ce dernier a survécu grâce à l’appauvrissement d’une partie de la population maintenue dans une servitude « voulue » via les leviers de la société de consommation, une utilisation savante des peurs : consomme et ferme ta gueule où tu rejoindras l’über prolétariat.

La lâcheté, la peur, le petit confort personnel nous font accepter toutes les couleuvres de la vie courante sans nous empêcher de pester comme je suis en train de le faire.

Une seule chose à faire : lire le « Discours de la servitude volontaire » de la Boétie. Je me pose de plus en plus la question de vivre une vie philosophique (à savoir agir conformément aux principes qui nous habitent). Mais c’est franchement une procrastination sans fin. Je peux me gargariser de belles réflexions, je n’en reste pas moins lâche.

 

 

Après Mur : réflexion

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Le matin, en venant bosser, je tombe parfois sur « Histoires criminelles », une chronique de France-Info qui relate de grandes affaires criminelles du siècle dernier.

Aujourd’hui, l’émission était consacrée à Jacques Faidherbe, qui de l’âge de 12 ans jusqu’à aujourd’hui, a passé toute sa vie derrière les barreaux : maisons de correction puis la prison pour finir son existence en hôpital psychiatrique.

 

Cet épisode m’a rappelé la douloureuse naïveté que je pouvais avoir vers l’âge où cette personne a basculé de l’autre côté du mur.

C’était le début des années 80 et tout ce que je voyais n’était que source d’angoisse sur mon avenir. J’affrontais l’inexorable montée du chômage en France : 1 puis 2 puis 3 millions. Il était franchement difficile d’imaginer un quelconque retournement de situation avec un retour rêvé du plein emploi. On était encore en plein guerre Froide et ça s’excitait du côté de la Pologne, de l’Afghanistan. L’Iran tout neuf dans son habit de république islamiste se foutait sur la gueule avec l’Irak. Du côté des Etats-Unis, on parlait d’armer le ciel de missiles anti-anti-anti missiles.

 

J’avais en plus eu le malheur de voir le film Soleil vert, Film d’anticipation qui décrivait l’état de la planète en 2022 : plus de faune, ni de flore, plus de boulot (on voit les gens s’entasser dans les couloirs d’immeuble). La seule nourriture se révèle être  fabriquée à partir des cadavres humains. C’était la plein période des film apocalyptiques ou post nucléaire (l’âge de cristal et consorts).

 

Tout ça pour dire que je ne me voyais aucun avenir radieux en ce bas monde. Aussi connement que cela puisse paraître, la seule échappatoire que je voyais à ce néant était la Prison. Voici un lieu où je pourrais continuer à lire indéfiniment (ce qui me paraissait le seul but louable d’une existence) sans me soucier du lendemain. Bien sûr, cette solution n’était pas des plus réjouissantes mais elle paraissait moins grise que le manque de toit ou de nourriture. Autant vous dire qu’à cet âge là, la réalité de l’univers carcéral était des plus flous pour moi.

 

Et maintenant encore, alors que la radio continue à écouler son flot de mauvaises nouvelles, je repense à cette réflexion d’enfants avec beaucoup de nostalgie et de frissons

 

 

le fait du jour

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Vous avez surement du voir cette info cette semaine : « La punaise d’eau, insecte le plus bruyant du monde à cause de son pénis »

Une étude nous démontre que la puce est l’animal qui proportionnellement à sa taille est le plus bruyant de la création après la Baleine Bleue et l’éléphant

Mais tout cela, c’est sans compter sur un outsider de dernière minute qui a réussi à faire encore plus de bruit grâce à son Pénis. Je veux bien sûr parler de Dominique Strauss Kahn.

Au niveau décibel, on peut quand même dire qu’il bat tout le monde à plate couture.

 

Gravillon

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Il y a parfois de ces moments où on a l’impression d’être hors du monde ou d’appréhender un état autre de la réalité. Mais ne nous le cachons pas, c’est souvent quand on a picolé.

Bin tiens justement, ce WE, j’étais en Vendée pour l’enterrement de vie de garçon de mon beauf et de ma belle sœur. Samedi Soir, en soirée (fort sympathique au demeurant), l’alcool commençait à faire son effet et vint le moment du repli stratégique du vieux mâle vers l’extérieur, la clope dans une main et le verre en plastoc de l’autre. Expliquons déjà ce premier concept de repli.

Dans nos sociétés zoccidentales zet éthylophiles, la résistance à l’alcool chez le sujet de type masculin est un facteur de reconnaissance sociale. On tient l’alcool, que même pas bourré, que pas besoin de m’assoir, que pas besoin de noyer le Ricard avec trop d’eau. CA c’est la théorie mais il y a la pratique. Selon l’âge, le niveau d’incubation ou la personne, on est tous amené à réaliser le « Repli stratégique ».

Ce repli ne s’avoue surtout pas. Tout est bon pour nier la véritable raison de celui ci : « je vais pisser », « ah je supporte pas cette chanson », « je vais fumer une clope », « je vais chercher un truc dans la bagnole », « ah un appel de mon percepteur ». Si vous avez vos propres astuces, n’hésitez pas à les mettre en commentaire.

Une fois l’alibi trouvé, On peut enfin relâcher la tension et faire péter la fatigue : Pour celui qui est allé pisser dans les chiottes, ça consiste en général à coller la tête sur le mur en face tout en pissant comme un balai posé dans un placard ou, plus conventionnellement de s’assoir sur la lunette. Et la, on profite de isolement, du relâchement musculaire tandis que le bruit sourd de la musique se fait entendre. On s’imagine que ces quelques instants permettront un reboot de la machinerie et qu’on ressortira fringant alors qu’en fait, on peut hésiter à y rester jusqu’à la fin de la soirée.

Pisser dehors a l’avantage de profiter de l’air frais qui réveille mais a le désavantage de mettre votre sens de l’équilibre à l’épreuve.

La sortie pour la clope est le meilleur compromis. On cumule l’air frais, le temps de la clope et l’isolement au bruit. Avec un peu de chance, on peut en plus poser son cul. On peut même aller pisser avant et sournoisement vider son verre par terre ni vu ni connu.

Voilà pour le concept. Tout ça pour dire que j’étais dehors, assis, que je fumais une clope et que je captais un peu les grillons. La lumière d’un spot rasant dessinait le relief des gravillons du bitume en autant d’iceberg sur une mer improbable. La tête baissée, on se perd dans le mouvement immobile des silhouettes et autres formes abstraites que notre esprit embrumé croit apercevoir. On suit les ballets erratiques de papillon de nuit, les ailes cramés par le spot, tentant désespérément de repartir pour retourner à la source de son calvaire. On croit apercevoir un objet insolite abandonnée de tous qui se révélera être un œillet détaché d’une chaussure.

Et c’est là que quelque peu déprimé, plein d’illusions philosophiques, on s’arrache de sa chaise pour retourner au combat. En plus, la clope ça donne soif….

 

 

 

 

Question existentielle

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Y a des choses comme ça d’une priorité phénoménale qui occupe l’intégralité du cortex pour une raison pas du tout évidente.

 

exemple : Les marchands de palettes, comment livrent-ils leurs palettes?

Imaginons qu’on achète les palettes par dix, est ce qu’elles sont livrées sur une onzième palette?

 

bon OK, je sors…..

 

 

 

I Bouse

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Le lundi, j’ai pour habitude de pratiquer une petite balade digestive dans le centre commercial attenant au resto chinois où je mange. Cette balade est très formalisée

  1. Passage par le rayon bricolage/jardinage
  2. Arrêt au rayon librairie presse
  3. Pause au rayon traiteur pour écouter Dire Straits qui passe en boucle
  4. Final en fanfare au rayon multimédia pour vérifier si les disques durs sont bien rangés en taille de capacité.

Et Lundi dernier, pendant l’étape 2, je suis tombé par hasard sur ce livre :

Dont voici le résumé : La vie de Tom Harvey bascule du jour au lendemain, lorsqu’un iPhone lui  tombe sur le crâne du haut d’un immeuble et le plonge dans le coma. En  se réveillant, il découvre avec stupeur que des morceaux de l’appareil  sont restés incrustés dans son cerveau et lui permettent d’intercepter  des connexions Internet et téléphoniques. Ce « iPouvoir » inclut aussi  un champ de force électrique, sorte d’armure « iPeau », et la capacité  de délivrer des électrochocs paralysants.Lorsque Tom apprend que son  amie Lucy a été agressée par plusieurs membres du gang des « Corbeaux »,  qui terrorise toute la Cité, il décide d’agir.Pour punir les agresseurs  et combattre cette bande sans pitié, Tom va utiliser ses pouvoirs. Mais  pour cela, il doit gérer les deux personnalités qui sont en lui : « Tom  », le garçon sain et bienveillant et « iBoy », le super héros aux  désirs de pouvoirs implacables.Tom sera-t-il capable de cohabiter avec  l’ego impitoyable de l’iBoy ? Réussira-t il à trouver l’équilibre entre  faire le bien et faire justice soi-même ? Ce duel moral accompagnera  notre héros tout au long de ces aventures.La lente éclosion des  sentiments entre Tom et Lucy dans un contexte violent et inhospitalier,  l’intrusion du fantastique dans un monde ultra-contemporain, font d’iBoy  un concept original et un cocktail détonnant.Le styleUn ton simple et  direct, une écriture visuelle et forte, s'autorisant un réalisme cru  lors des scènes d'action.L’écriture, fluide et dynamique, est «  infiltrée » par l’univers et le vocabulaire technologique, comme les  pensées de Tom, rythmées par les logiciels qu’il télécharge dans son  cerveau.Les personnagesTom Harvey/iBoy : Tom est intelligent, loyal,  courageux et romantique. IBoy est attachant, orgueilleux, impulsif, et  dépassé par ses pouvoirs.Lucy : Belle, forte, courageuse, mais brisée  par l'agression qu’elle a subie, elle va aider Tom à affronter ses  démons tout en combattant les siens.Howard Ellman : sociopathe notoire,  il organise des trafics de drogue et sème la violence dans la Cité. Sa  noirceur grandit à mesure qu’iBoy le traque.

Bon c’est un peu long mais ça vaut son pesant de cacahouètes quand même non (et j’ai écrit petit pour que ce soit plus pénible encore) ?

Bon déjà, se prendre un iphone sur la tronche c’est déjà pas banal. Mais j’aimerais connaître l’hôpital qui vous laisse des bouts de composants dans le crâne. CA veut quand même dire que le choc a été assez violent pour lui défoncer la boite crânienne, et égratigner le cerveau. Passons sur la nocivité des composants électroniques d’une manière générale (mercure, arsenic, plomb), sur l’incompétence du chirurgien. Mais bon, un type qui dit qu’il a internet dans la tête suite à son accident, il finit en général dans une pièce capitonnée ou dans Secret Story.

Soyons bon public et imaginons que vrai de vrai, il peut téléphoner et accéder à internet. mais dans ce cas là qui est son fournisseur? Où insère t-il sa carte SIM? Comment navigue t-il ? En fermant les yeux, s’il voit un navigateur, est ce Explorer, Firefox, peut-il faire du FTP ou télécharger des divx? Autant de questions qui reste en suspens.

Avouons le : tout ado normalement constitué avec Internet dans la tête aurait une espérance de vie limitée : arrêt cardiaque au bout d’un mois non stop sur Youporn.

 

Et ensuite, c’est le festival du n’importe quoi : il a un champ de force, il peut envoyer une décharge électrique. Moi je veux bien. mais on dit pas qu’il est obligé de se balader avec une batterie de 12kg pour recharger ses accus.

 

Après Ça part sur des pseudos concept philosophiques (le bien ou le mal, ketchup ou mayonnaise), sur du verbiage marketing pour te dire que le style est fluide, le personnage attachant, de l’amour, un méchant très méchant. En langage plus clair, ça veut dire que c’est écrit gros, avec des mots simples, pleins de smileys et de kikoo lol pour que lecteur puisse le lire tout en regardant la télé.

 

Vous l’aurez compris, cher lecteur, je trouve ça atterrant, infantilisant et d’une médiocrité sans nom. Je ne l’ai pas lu et je ne le lirai pas. Les amateurs rétorqueront que c’est faile de critiquer quand on l’a pas lu et qu’en fait c’est super et même que bernard Werber a trouvé ça génial; Bin je n’ai pas besoin de lire le programme du Front national pour me faire à l’idée que ça va pas ma plaire. Certaine me rétorqueraient que là aussi… Bé ta Gueule !!!

Et pour finir de prouver que ce livre est une sombre merde, il suffit de dire que son blog est sur Skyrock.

Par contre on peut décliner à l’infini le concept :

  • un homme reçoit sur la tête une vache. En sortant du coma, il se rend compte qu’il fait du lait. Et quand il fait le poirier, un « meeeeeeeuh » sort de son ventre
  • un homme reçoit du Rouy sur la tête. En sortant du coma, il se rend compte qu’il a une haleine de chacal
  • un homme reçoit un piano sur la tête. en sortant du coma…. Ah bé non, il sort pas