plus petit dénominateur commun

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ON a tous une manière différente d’affronter la linéarité du temps en se projetant dans le futur. Je connais des personnes qui sont capables de poser leurs vacances pour les 5 ans qui suivent. J’en connais d’autres qui savent dans 3 mois, ils doivent réserver telle chose ou acheter tel truc. J’en connais d’autres pour lequel le lendemain est une borne suffisante pour se projeter dans le futur. C’est une manière rassurante pour chacun d’entre nous de poser des balises et effacer l’incertitude du temps qui passe, de rajouter de la clarté dans le flou du futur

En ce qui me concerne, j’ai plutôt tendance à ne pas aller au delà de la semaine quand j’essaie d’anticiper les événements. Avec de gros efforts, je peux atteindre les deux mois.

Par contre en ce moment, j’ai bien l’impression que ma fenêtre de tir se réduit à vue d’oeil. Je suis incapable de me dire ce que je ferai ou ce que je serai dans la minute qui suit. C’est un peu comme traverser une forêt de grands arbres et que tout sentier a disparu. Chaque espace entre les arbres devient un bout de chemin qui emmène vers un autre bout de chemin à l’infini mais sans avoir l’impression de progresser.

J’espère ne pas arriver au point où l’unité de temps sera tellement minimale que je me serais pétrifiée.

Le mot du jour : Potlatch

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Mot d’origine amérindienne, il décrit la manière dont le Don se traduit dans les échanges humains. On peut le résumer par trois mots : donner, recevoir et rendre.

Grosso modo : quand vous faites un don à une personne d’un objet (matériel ou symbolique) auquel vous attachez une certaine valeur, la personne qui reçoit ce don reconnait sa valeur et vous donne en retour un objet comme constituant à ses yeux un égal du don reçu. Ce système d’échange permet à la fois de contenter l’égoïsme personnel du don (je me valorise par le cadeau que je fais et par le retour que j’en ai) et le bonheur des autres (je fais plaisir à l’autre par mon cadeau)

Ce système est la meilleure réponse à l’égoisme individuel à l’origine de la dynamique capitaliste. Croire que ne penser qu’à soi  suffit à générer le bonheur de la communauté. C’est aussi une réponse à la pensée abnégationniste qui pense qu’il faut sacrifier le bonheur individuel au bonheur de la collectivité. Cette éthique n’est bien sûr concevable si tout le monde joue le jeu. Si tout le monde sacrifie son bonheur au profit des autres, tout le monde sera payé en retour par les autres. Mais voici une position bien optimiste.

Un exemple parmi tant d’autres de la culture du don dans notre société. Vous êtes invité à manger chez des amis. Conséquemment, vous amenez le dessert, un cadeau, une bouteille de vin. Le don rend redevable. Mais d’un autre côté, que se passe t-il si cela entraîne un déséquilibre : vous invitez des gens à manger et en contrepartie il vous offre une voiture. Comment rétablir l’équilibre ??? Le don est parfois un piège diabolique 🙂

feeling of déjà vouuuu

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Ce matin, en allant au boulot, j’ai eu le sentiment trouble d’être hier. J’ai été de nouveau doublé par le même  break immatriculé 69 à fond la caisse. Et ensuite j’ai doublé un camion transportant des sacs de gravats LAFARGE. Si tout ceci a une explication (un chantier, un vrp sévissant dans la région), il n’en reste pas moins que quand on est pas bien réveillé, on se demande un moment si on n’est pas encore au lit en train de rêver.

Sinon, le serveur qui gère notre application de suivi clients a cramé cette nuit. Elle a compris l’inutilité de son existence et a préféré mettre fin à ses jours. Amen

Le fruit défendu

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Aujourd’hui j’ai acheté un sac de croquettes pour mon chien. Cette action fut, et de loin, la plus excitante de la journée.

Bien que travaillant dans un bureau climatisé, le simple fait de s’aventurer extra-muros vous expose à un sérieux choc thermique. Et encore, je ne me plains pas, je suis au premier étage. Au second, l’eau des fontaines commence à bouillir.  Tout le monde est cloisonné dans son bureau pour bosser (ou faire semblant, genre j’installe firefox 3.5).

Il fait tellement chaud qu’on a constaté une chute de 85% des ballons en mousse envoyées dans la gueule des collègues du bureau. Il fait tellement chaud que quelqu’un s’est fait piquer ses fruits dans le frigo de la boite. Extrait du mail envoyé à tout le monde :

Merci aux personnes bien intentionnés de m’avoir « volé » les fruits qui se trouvaient dans un des frigos.

Dorénavant je mettrais mon nom dessus ou tout simplement je n’utiliserais plus les frigos.

Je trouve cela vraiment lamentable !

J’imagine déjà cette personne étiqueter ses grains de raisins.

Et la mort créa Dieu (voir plus bas : traité d'athéologie de Michel Onfray)

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On dit souvent que le premier homme qui est mort a du être drôlement surpris. Moins en tout cas moins que son entourage qui a du compenser l’angoisse de cette découverte. Deux choix s’ouvrait à ces braves gens (dont la postérité a oublié le nom : Groumf? Guurk?) :

– ok, on est mortel. C’est les boules tout ça. Mais bon, ça donne une raison quand même bien puissante de s’éclater tant qu’on vit parce que ça durera pas

– ok on est mortel mais même pas vrai parce que on meurt pas vraiment car nous survivrons dasn un arrière monde peuplée de vierges, de bouffe à volonté, de flippers et de ricard à volonté (bon bref vous voyez le genre).

On voit tout de suite quelle option a été prise dans les siècles qui ont suivi. Notons au passage que des petits malins ont monté leur petit boutique pour décider du droit de passage dans cette existence post mortem : les religions ou comment assoir son pouvoir sur une névrose généralisée

Moi-même qui vous cause, je ne suis pas encore trop fixé sur tout ça, mes convictions balançant souvent entre ces deux horizons. Mais avant de trancher, il faut savoir de quoi on parle et dans quelle boite on se trouve

  • le théiste : dieu a créé le monde et il agit tous les jours sur sa création.
  • le déiste : dieu a créé le monde mais ne se soucie en rien des activités humaines.
  • le panthéiste : Dieu, la nature, c’est pareil, on va pas se prendre la tête
  • l’athée : il n’y a pas de dieu, pas d’arrière monde, nous sommes mortels.

Bien entendu, les trois premières catégories ne piffrent pas la dernière et consteste l’existence d’une morale en dehors de toute religion. Pour corser le tout, on peut se déclarer athée mais reconnaître les valeurs chrétiennes comme transcendant le sentiment religieux.

Ce qui est sûr, c’est que les religions n’ont pas vraiment fait le bonheur des hommes, sauf pour les puissants qui ont su s’accomoder de cet outil pour contrôler, assouvir et rendre la chair haïssable

Bref si tout ceci vous passionne, je ne peux que vous conseiller la lecture de ce livre. Le discours est certes radical. Mais l’auteur ne cache pas son athéisme total libéré des influences judéo-chrétiennes, influence qui ont largement débordé le cadre religieux

c'est les vacances ou presque, ou plus, ou presque plus

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hello,

Profitant d’une semaine d’entrainement à la glande avant mon grand chelem d’août, j’ai décidé de coucher un petit post qui consistera à mettre en ligne une vidéo rigolote que m’a montrée ma femme.

Et en suivant, oui je dis bien en suivant, je fais la mise à jour en 2.8 de WordPress.

Et si tout se passe bien, je finirais l’article sur le bouquin de Michel Onfray.

Je me sens tellement heureux de ne pas être dans la modernité.

définition de modernité selon Frédéric Lefêbvre : Aller de l’avant en en allant en arrière. Construisons l’avenir en nous rappropriant le 19ème siècle.

lecture en arrière (dzeux)

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Trames Iain M. Banks

Un nouvel opus de la Culture. Le dernier en date, « Le Sens du vent » m’avait considérablement ennuyé. J’aime quand la science-fiction travaille la psychologie des personnages ou développe une alternative philosophique ou sociologique. Mais j’aime aussi qu’il y ait un minimum d’action.

Cette fois ci, Iain M. Banks a saupoudré un peu de space Opéra, ce qui n’est pas pour me déplaire : des mondes gigognes, des civilisations à foison et très, très, très…….. Très vieilles. L’histoire se construit sur l’entrecroisement de deux mondes  : l’un quasi moyen-âgeux (une histoire de roi assassiné, d’enfants qui cherchent vengeance) l’autre hyper avancée : la Culture et sa technologie au delà de toute imagination. Mais cette fois Banks nous ouvre à d’autres civilisations aussi magistrales, capable de remodeler des mondes entiers au gré de leur besoin. On se sent écrasé par cette absence de limite.

Le récit qui parait naif par instant se conclue avec maestria et de manière inattendue. C’est complexe et simple à la fois. Un très bon livre

Fausse route , Réflexions sur 30 années de Féminisme Elisabeth Badinter

Quand je dis que j’épuise le stock. Voilà un livre que j’ai emprunté à un collègue de boulot en 2005, du genre je le lis et je le rends.

Cet ouvrage fait le point sur l’état du combat féministe. Deux constats à avancer :

  • A trop prôner l’égalité, on a vu voulu gommer les différences qui caractérisent chacun des sexes : démasculiniser les hommes par exemple.
  • Inversement, la protection de la femme à eu tendance à la porter en victime. Et victimiser, c’est protéger à l’excès pour cloisonner de nouveau la femme dans sa condition de génitrice.

C’est décalé, à contre-courant, parfois un peu trop extrémiste. Mais ça a le mérite de se poser des questions. Et n’est ce pas là l’essentiel.

Traité d’athéologie Michel Onfray

Bientôt…

Lecture en marche arrière

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Comme d’hab, pas mal de bouquins lus dernièrement.

Par souci d’économie, je me suis promis de de pas acheter de bouquins avant d’avoir finile stock de livres existants.

Mystérium Robert Charles Wilson

J’avais écrit une critique de son dernier ouvrage dans un post précédent. Voici réuni dans un seul volume les premières oeuvres de cet auteur brillant : uchronie (un univers où règne le gnosticisme, grande dépression des anées 30 sont autant de manière de retrouver la patte de l’écrivain, à savoir développer principalement la psychologie de ses personnages.  Le style est prenant, déroutant et les histoires d’une grande originalité.

Le concile de fer China Mieville

C’est après avoir fini ce livre que je me suis rendu compte que je n’aurai pas du commencer par celui là.  Deux autres ouvrages ont été déjà publiés. L’univers de cet auteur est tellement déroutant que je me suis senti pas mal paumé. On croirait de la fantasy mais écrit par Zola !!! Une planète  à la nature complètement barge (faune, flore et réalité physique) où se cotoient des humains, une espèce insectoïde, aquiforme ou arboricole.

Imaginez un chemin de fer qui s’enfoncent dans un territoire inconnu dans la grande tradition américaine du XIXème siècle. Mais là pas de chinois, ou de noirs mais un ensemble hétéroclite de races exploitées : les hommes, les autres espèces précédemment décrites, des personnes reconstruites suite à des condamnations (assemblages torturé de chairs et de machines).  On retrouve le magnat capitaliste au commandes de cette aventure, affairiste, soucieux de plaire à ces actionnaires ou à des politiciens véreux. Mais un jour cet assemblage se révoltent et disparait dans un no man’s land infranchissable, continuant à poser les rails indéfiniment pour faire avancer le train.

Quelques années plus tard, la ville a perdu de sa splendeur entre récession et corruption. Certains tentent de renverser l’ordre établi et seul un symbole fort pourrait les aider à briser l’oligarchie en place : le retour du concile de Fer (le nom pris par le »soviet » des rénegats du train).  C’est un environnement complètement pessimiste où une intelligentsia écrasent un prolétariat désespéré : une police secrète omniprésente, des dissidents intéressés, des vies brisées sur de vains espoirs. Quand on apprend que l’auteur est activiste d’extrême gauche en Angleterre, on comprend mieux sa vision de ce monde pas si original que ça en fin de compte.

Ponyo sur la falaise

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C’est assez rare pour être souligné, mais le titre de cet article ne contient aucun jeu de mots.C’est pour dire le respect et l’admiration que j’ai pour ce film et son auteur

Ponyo sur la falaise est le dernier long métrage du cinéaste japonais Hayao Miazaki. Il raconte l’histoire d’un petit garçon Sôsuke qui habite avec sa mère dans une maison en haut d’une falaise surplombant la mer. Un jour, l’enfant découvre un poisson rouge à tête humaine qu’il baptise ponyo. Une amitié nait entre ce poisson étrange et le jeune garçon. Mais Ponyo n’est pas un poisson comme les autres. Elle est le rejeton d’un sorcier et de la déesse de la mer. Ce sorcier, humain à l’origine, cultive un ressentiment profond contre les hommes qui ont pollué la mer.

On retrouve dans ce nouveau dessin-animé les grands thèmes majeurs des films précédents : l’enfance, l’écologie, l’amitié.

Mais le thème le plus saillant est l’importance des femmes (je m’en rends compte à postériori). Les personnages principaux sont des femmes (à part Sôsuke) : sa mère, Ponyo, les vieilles de la maison de retraite et la déesse des mers. Les hommes sont absents (le père de Sôsuke est en pleine mer sur un bateau de pêche), soit de simples éxécutants : policiers, pêcheurs.
Cette thématique avait été déjà soulevé dans Princesse Mononoké.

Graphiquement c’est toujours aussi éblouissant. Tout est réalisé à la main, en aquarelle. On ne trouvera aucune scène retravaillée numériquement ou en 3d.  On voit quasiment le travail des coups de pinceaux dans le ciel, la mer ou l’herbe.

J’avoue avoir eu de l’appréhension avant d’aller voir ce film. Chacune de ses œuvres m’a tellement transporté à chaque fois (un bémol : kiki la petite sorcière) que j’avais la trouille d’être cette fois ci déçu.  Et bien ça ne sera pas pour cette fois…

Je vous invite à aller le voir sans modération avec vos enfants.


Le fond (sonore) et la forme.

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Tant bien que mal, entre midi et deux, je pars faire mumuse dans une salle de sport. J’essaie tant bien que mal de m’obliger au moins à trois séances hebdomadaires, objectif hautement difficile quand on est aficionado de bon gros steaks, de nems ou de bateaux japonais débordant de poissons presque frais. Rajoutez à ça, une bonne grosse dose de feignasserie, une volonté proche du QI de Frédéric Lefêbvre et une certaine monotonie à reproduire cet acte semaine après semaine.

Pour la monotonie, j’ai trouvé une astuce : la muscu-philo !! ou comment cultiver l’esprit en améliorant son corps. Derrière ce concept hautement novateur, on ne retrouve qu’un pauvre lecteur de mp3 gavé des cours de philo de Michel Onfray à l’université populaire de Caen.

L’avantage singulier de cette formule est aussi de masquer la bêtise radiophonique déversée à coups de décibels par les enceintes de la salle. Certains des employés de la salle pense que mettre Fun-Radio permet une stimulation et une motivation plus importante (au delà du fait qu’il mette la musique qu’ils ont envie de mettre ces petits cons). Franchement la seule motivation que j’y trouve est l’envie profonde et résolue de tout péter à coups de barre de fer. Autant vous dire que cet exercice là est largement prohibé au bénéfice du muscle-fessier ou du Rameur.

Conclusion : pendant une heure je lève les bras avec spinoza,  j’écarte les cuisses avec leibniz, je fais des abdos avec Thoreau.

Mais il y a un lieu, un seul où l’hydre débilitante de Fun-Radio me rattrape à nouveau : la douche !!!! Dans les odeurs de verveine citron et de melon du shampoing et savon, une odeur de merde flotte dans mes oreilles. Et en ce moment, il y a une tendance qui me saoule bien : le remix d’une chanson qu’a rien à foutre dans un remix…

En 15 minutes de douches, deux exemples m’ont fait désespérer de la musique (j’oblitère exprès rihanna, Ekon et autres connards à voix trafiquées) :

un remix de « I love Rock’n’Roll » dont l’interprétation la plus connue est celle de Joan Jett (mais ce n’est pas d’elle) par Alex Gaudino (DJ bien connu pour son morceau « Destination Calabria » remplie de petits culs)

Et alors que je pensais toucher le fond de la douche, j’ai entendu pire :Un remix de baker Street de gerry rafferty (son solo de saxo légendaire)  par Michael Mind

Entre parenthèse, j’ai retrouvé les noms des mix grâce au net. J’y connais que dalle

Et bien je n’espère qu’une chose, c’est que ces gens soient piratés le plus possible parce que vendre de telles merdes, ça devrait être interdit :

Et vas y que je te prend un sample connu et que je salis tout ça en collant par dessus de l’électro bon pour la fête à neuneu du tuning. Ca a le mérite d’être désastreux et d’achever trop vite une douche bien méritée.

Night marre…

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Bonne année…. 🙂

Enfin pas vraiment pour la patate puisque j’ai fait partie des victimes de Klaus.
Bon relativisons tout de suite pour éviter les débuts de syncope, je vais bien, ma petite famille va bien, ma maison, mon chien, mon canari vont bien
Certainement même que cette salope de taupe qui pourrit mon jardin va bien aussi….

Je sors juste de 3 jours de coupures électriques et c’est long très long..
Tout avait commencé bien pourtant. Meteo-France avait bien prévenu, nous nous étions chaudement calfeutrés pour passer une nuit certes venteuse mais à l’abri. En plus, en Gironde c’était Alerte orange alors même pas peur !!!

Ça ne m’a pas empêché de passer une nuit pourrie guettant le moindre bruit suspect de tuiles (toits, murs, pierres, météorites) qui tombent avec en arrière plan le bruit du vent s’infiltrant dans les moindres interstices des murs en moellons qui nous entouraient. Une coupure, deux coupures et finalement vers 4h du matin samedi, la coupure définitive sans appel.

Au matin, petit tour du propriétaire : pas de dégâts à part ma pauvre cabane de jardins qui étaient tellement démontée que j’ai cherché la boite où la ranger. Et surtout, gros coups de veine : aucun arbre arraché dans le jardin grâce à un coup de génie : je ne les avais pas encore plantés !!!

Autour de mon hacienda, le constat était plus funeste surtout côté fils électriques puisque le vent les avait direct reliés à la terre.

Comme des grands,  nous avons déclenché le plan ORSEC familial : plus de jus donc plus de chauffage, plus de plaques électriques, plus de cumulus, la décongélation du frigo qui s’amorce, plus d’internet donc plus de téléphone, plus d’éclairages et pas de chocolat.

Mesure n°1 : se chauffer. Ça tombe bien, j’avais eu la bonne idée il y a 2 semaines de me débarrasser de mes chauffages au pétrole désormais inutiles au vu de ma clim réversible toute neuve. Nous en avions gardé un quand même un en appoint. Manque de pot c’est celui qui a besoin d’être branché sur le secteur pour marcher.
Et voilà Bibi parti acheter en catastrophe un nouveau chauffage à pétrole à un prix prohibitif au Bricoleclerc du coin. Autant dire que je n’étais pas le seul à m’être déplacé et que ça se battait pour le dernier groupe électrogène à coups de pelles en promotion.

Mesure n°2 : manger. Les salades et la charcuterie ne faisant qu’un temps, nous nous sommes servis du chauffage à pétrole pour réchauffer notre pitance et essentiellement pour nous enfiler des litres de thé.
Là encore je suis parti à l’aventure à la recherche d’un éventuel réchaud de camping-gaz à l’Intermarché à ouverture dominicale. J’ai vire rebroussé chemin entre les malades qui faisaient la queue pour de l’essence et les malades qui faisaient la queue pour de l’huile et du sucre. Sans mentir les files d’attente allaient des caisse jusqu’à l’autre côté du supermarché, rayon boucherie…

Mesure n°3 : se divertir. Pas de télé, pas de radios,  pas d’éclairage dans les chiottes pour lire des BD et une DS pour deux.  Le calcul est vite fait : on s’est fait ch…..