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RIP MCA

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Je pensais juste devoir supporter l’angoisse du second tour ce Week-End jusqu’à ce que j’apprenne la mort d’Adam Yauch, un des trois Beastie Boys à l’âge de 48 ans.

Cet énorme perte a étouffé l’enjeu présidentiel (mais demain ça repartira de plus belle) dans mes préoccupations du moment. Si je devais résumer les deux groupes qui m’ont le plus influencé et marqué musicalement, il y aurait les Beatles et les Beastie Boys. Etonnant de constater la similitude de nom….

 

Il y a trois ans, à l’annonce de son cancer des glandes salivaires, du report de l’album, j’avais déjà envisagé la fin du groupe. Mais depuis les nuages noirs avaient semblé se dissiper. L’album était sorti avec ses clips toujours aussi originaux et ses petites pépites.

Mais voilà que la faucheuse s’est rappelé à ses bons services emportant MCA. Des trois comparses, c’est celui dont j’appréciais le plus la voix. En opposition à AdRock et Mike D, deux braillards aux voix aigües, Adam Yaunch contrebalançait une voix rauque et sourde.

 

Je suis venu assez tardivement aux Beastie Boys. C’est encore via les Enfants du Rock qu’ils me sont apparus pour la première fois. Je ne garde pas plus de souvenirs que l’image de trois bad boys à la notoriété sulfureuse. Etant peu attiré par le hip-hop ou le rap, je ne retenais que leur nom et guère plus (idem pour Public Ennemy d’ailleurs)

Et ensuite plus rien que dalle. C’est étudiant que j’ai découvert leur musique : l’accès aux chaines musicales, le brassage culturel m’ont fait plonger définitivement.

C’est bien entendu l’album ill Communication qui fut le point d’entrée avec son morceau Sabotage. Le rock fut le pont vers d’autres sonorités et d’autres expériences musicales. Cet album qui fait parti des quelques que je considère comme parfait fut écouté, réécouté encore et encore et encore. Il m’a suivi dans tous mes déplacements et n’a jamais quitté ma voiture. Tellement bourlingué qu’il m’a fallu le racheter 2 fois.

Je remontais rapidement le courant du temps à travers « Check your head« , « Paul’s Boutique » et « Licenced to ill« .

J’ai eu aussi le plaisir comme le fan de base d’attendre fiévreusement la sortie des nouveaux albums : « Hello Nasty« , « To the 5 Burroughs » et « Hot Sauce Comittee part 2« 

Cet engouement particulier a pris un nouveau tournant dernièrement grâce à mon fils. Il est devenu accroc des « trois messieurs qui font des bêtises » en regardant le clip de « Make some noise ». Ce fut ensuite tous les autres clips qui y passèrent.

Et chaque jour que je l’accompagne à l’école, il n’est pas question d’écouter autre choses que les Beastie Boys. Leur discographie complète a rejoint depuis ma boite à gants.

Réduire les Beastie Boys à un groupe de rap ou de Hip-hop est d’une bêtise crasse. Ils sont un passage vers la diversité, vers des genres ou des styles qui m’étaient jusqu’alors inconnus. Ils m’ont ouvert les yeux vers tout ce qui avait pu m’échapper ces 20 dernière années.

Aujourd’hui, l’expression « les meilleures choses ont une fin » me met une bonne claque. Mais je sais que ,quand je remettrai le contact dans ma voiture dans pas longtemps, c’est « Looking Down the Barrel of a Gun » qui jaillira des enceintes et enverra chier la mort.

billet sur oubli terré

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Après le dessin animé perdu de vu, voici le film perdu de vue.

Là aussi, les détails sont flous, quasi inexistants : des images résiduelles d’une bande annonce.

C’est encore le début des années 80. Mitterrand fait place à Giscard et la télé se libère. Les premiers magnétoscopes font leur apparition (en passant par Poitiers) et pas mal de films commencent à parvenir en France. Parmi ceux-ci, la part belle est faite à la distribution des films d’épouvante qui commencent à proliférer depuis les années 70 : massacre à la tronçonneuse, scanner et autres Cannibal Holocaust.

En même temps, des émissions se font l’écho du film de genre. je pense sans trop me tromper que ce fut dans Les enfants du Rock et plus particulièrement dans Sex Machine des Sieurs Dionnet et Manoeuvre que je fus le témoin d’une bande annonce des plus terrifiantes.

Mais comme je vous l’ai dit : de tout ceci ne reste que quelques bribes et notamment une scène notoire : des espèces de bestioles rondes pourvues de ventouses et d’une bouche carnassière se déplaçant dans l’air comme un frisbie. Un couple enfermé dans une voiture tente de se soustraire au danger. On voit alors une des créatures atterrir sur le pare brise dévoilant sa bouche vorace.

Et voilà, c’est tout. Et depuis, je n’ai jamais pu retrouver quel était ce film dont les extraits m’avaient tant marqué

 

Ce fut au détour d’une conversation que la chasse a repris 30 ans plus tard. Lors d’une pause café, et par un hasard extraordinaire, un ami m’a raconté avoir vu la même bande annonce. Aussi marqué que moi, il n’avait eu de cesse (bon j’exagère) de retrouver le film mais sans succès.

Ce signe du destin me frappa mais par manque de temps, je passais à autre chose.

Mais voilà que la semaine dernière, le film revint dans la conversation et je ne laissais cette fois ci pas passer le bus du Destin.

La recherche sur le net fut âpre avec si peu d’indices : monstre, pare brise, ventouse, tout y passa. Google Images me sauva en m’offrant la solution.

Le film s’appelle « Terreur extraterrestre » (Without Warning en Anglais) et comptait dans sa distribution quelques acteurs connus : jack Palance, martin Landau et un David caruso tout jeunot. Avant d’aller plus loin, je livre à vos yeux ébahis la bande annonce. Bien sûr, le vernis de l’enfance n’est plus là. Le film d’horreur a fait place au nanar.

 

 

Après ce grand moment de cinéma, et sans plus attendre en mettant fin par là même à un suspense insoutenable, voici le résumé : ‘Une série d’attaque de petites créatures volantes et voraces provoque des morts isolées dans une campagne de l’Amérique profonde. Alerté par un couple de jeunes ayant survécu à l’hécatombe, un petit groupe lutte désespérément contre un impitoyable prédateur d’un autre monde qui hante les forêts et chasse tous les humains qu’il rencontre.‘

Ca ne vous rappelle rien? Mais bon sang, ça ressemble quand même pas mal à Prédator cette histoire !!! Sauf que Predator c’est en 1987.

Il a fallu revoir la gueule du monstre pour le faire plus crédible. On lui a donc fait faire une séance de relooking (magnifaïque  ma chérie!!!)

   

Avant…….                                                 Pis Après.

 

Par contre, il y a un truc qu’on a gardé entre les deux films, c’est l’acteur pour jouer la créature, à savoir Kevin Peter Hall, un grand gaillard de 2m19.

En dehors ce ces rôles, cet acteur n’est pas un illustre inconnu pour ceux qui se sont gavés de séries américaines dans les années 80 : ils jouaient le Dr Elvin Lincoln dans la série Superminds (Misfits of Science) qui passa sur feu la Cinq. C’étaient le grand black qui pouvait devenir tout petit quand il se touchait le cou.

Bon pour ceux qui ne connaissent pas ou qui ont oublié : petite piqure de rappel (pour Info Courtney Cox a démarré sa carrière dans cette série)

 

Le monde est petit, c’est dingue….

 

coco colle

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Je sais bien que la présentation est une composante très importante en matière culinaire.

Regardez la purée : c’est quand même plus sympa quand elle ressemble à un volcan avec la sauce positionnée dans la cratère.

Regardez la choucroute : positionnez d’une certaine manière la saucisse et les patates et tout de suite ça fait de l’effet.

regarder les petits pois & carottes : en quinconce, ça a tout de suite la gueule

Il en est de même pour beaucoup de plat

Mais parfois cette petite présentation amène plus d’inconvénients que d’avantage.

Un exemple parmi tant d’autres (pas vraiment en fait) : la perle de coco.

Par gourmandise, il m’arrive parfois de me laisser tenter par ce dessert lors d’un passage dans un resto japonais. Il s’agit de bouboules à base de pâtes de riz et de lait de coco et de graines de soja.

Ces boules sont à servir chaudes pour en apprécier tout le moelleux et l’arôme.

Mais là où le bas blesse, c’est que les restos ont pris l’habitude de les servir dans des petits napperons en papier. Sur le moment, c’est très joli. mais dès qu’il s’agit de manger celà devient un véritable calvaire.

Dès que vous plongez la cuillère dans la boule celle-ci s’affaisse et vous devez faire plusieurs torsions de cuillères afin de détacher la pâte gluante qui se colle au papier. Au fur et à mesure de l’opération, le papier se mouille, se graisse et se déchire au fur et à mesure de l’opération.

Les boules, au départ extrêmement chaude se refroidissent très vite et durcissent. Il faut alors racler pour récupérer le reliquat, ce qui finit de mettre en lambeau le délicat napperon.

Au final, on ne peut finir le dessert sans devoir ingurgiter de la cellulose.

J’ai mis un holà à cette initiative. pour moi les perles de coco, c’est sans napperon dorénavant.

Repas dominical

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Même si le temps n’est pas à la fête, on approche du temps béni où les barbecues font fleurir de nouveau dans nos jardins, où la douce odeur de la sardine grillée imprègnera à vie les habits, où la viande carbonisée crissera sous nos dents

Alors chers amis, je vous propose en exclusivité une recette bien particulière qui ravira vos amis, votre cardiologue et un peu moins votre tour de pantalon : le cochon de lait fourré à la din fourré au poulet et au bacon…


 

 

 

Derrière cette vidéo se cache un collectif hallucinant faisant de la nourriture hyper calorifique un art de vivre à part entière : The EpicMealtime.

C’est très con, c’est ricain mais ça change des émissions culinaires qu’on se coltine habituellement.

Seul bémol : il faut vraiment vraiment vraiment vraiment aimer le bacon….

 

Récré et coup d’école

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S’il y a une chose qu’on savait bien faire jeunot, c’est inventer des techniques pour faire mal. Entre sadisme et masochisme, il y avait mille et une manière d’infliger à l’autre des douleurs.

Le principe reposait en général sur la rapidité d’exécution pour maximiser pleinement la punition.

Je ne parle pas ici des coups de pieds, pincement et autres jets de projectiles mais de ces petites tortures qui avaient valeur de passage obligé pour faire partie des « grands » ou d’une « bande ». Il fallait savoir donner aussi bien qu’accepter la punition avec une désinvolture genre « même pas mal ».

On peut donc classer ces actes en deux catégories : les consentis et les infligés.

Dans la première catégorie, un certain nombre me vient à l’esprit sans toutefois pouvoir poser un nom sur ces pratiques.

– le jeu de la claque en crescendo : chaque partenaire inflige une claque plus forte que celle qu’on lui a infligé. est déclaré vainqueur le dernier baffé. pour faire durer la partie, la première claque s’apparente à un léger frôlement de la joue.

– le jeu des tortures : se joue avec des cartes. Chaque joueur selon la carte tirée va infliger une punition correspondant à la figure :

– avec le carreau, on met un coup de poing sur la main de l’autre,

– avec le pique, on tape du bout du doigt.

– avec la trèfle, on tord la peau du dessus de la main

– avec le coeur, deux versions alternatives : une caresse compensatrice ou un labourage en bonne et du forme du dessus de la main.

– le jeu du trou : former un cercle avec le pouce et l’index de la main qu’on placera judicieusement à un niveau en dessous de la ceinture. Toute personne qui posera ses yeux sur le cercle se verra châtié d’un coup de poing sur l’épaule. Le jeu peut être déclenché à tout moment. Seule manière de conjurer: placer son index dans le cercle de l’adversaire.

 

Pour les jeux infligés :

– la frite : d’un revers de la main, et du bout des doigts, frapper la cuisse de l’adversaire.

– la béquille : projeter le genou vers la cuisse de l’adversaire

– la torture indienne : attraper le bras de la victime et appliquer un rotation des deux mains comme pour éponger un torchon.

– la pichenette en traitre : arriver par derrière et balancer une pichenette sur le lobe de l’oreille.

– le ponçage de crane : maîtriser la personne et lui frotter le sommet du crane le poing fermé.

– le croche pied : inutile de vous faire un dessin.

Bon il y en a surement d’autres mais ça ne me vient pas à l’esprit

 

 

On refait la route

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C’est vrai que je parle des mes états d’âme sur la route dans le sens maison-boulot mais jamais boulot-maison.

D’un autre côté, autant le trajet matinal connaît une montée (certes lente) de l’activité neuronale, terreau à de sombres réflexions, autant celui du soir n’est que le prémisse crépusculaire de toute pensée originale.

Imaginez-vous qu’un retour, ce n’est que le rembobinage, d’une scène déjà jouée : même virage, même radar, même embouteillage, même connard, même ennui.

 

Pour tromper la routine, la radio est un bon compagnon. Il faut bien sûr tomber sur le bon débat, la bonne émission, les bonnes personnes.

– On peut tenter la litanie sans fin de France Info comme bruit de fond pour, au final, ne rien retenir.

– On a aussi l’option France-Inter à condition de tomber sur un débat intéressant. j’ai un peu de mal de me taper une heure d’émission sur l’Ouzbékistan.

– Reste RTL et son émission « On refait le monde » qui tend à devenir le lieu d’arrêt au stand.

Ca fait pas mal d’années que j’écoute cette émission présentée alors par Pascale Clarke puis Nicolas Poincaré. C’était plutôt sympa avec des polémistes qu’on aimait ou pas.

Mais depuis 2010, c’est Christophe Hondelatte qui est revenu aux manettes et on peut clairement dire que ça s’est fortement dégradé.

Concernant l’animateur lui-même, le qualificatif « insupportable » est celui qui lui va le mieux : toujours à moitié hystérique, il ne peut s’empêcher de faire son show sans apporter un réel intérêt à cette émission. Le pire étant qu’il se croit drôle alors qu’il ne l’est pas : vannes pourries à la limite du clin d’oeil complice (ce qui est un réel plus à la radio), fausse impertinence caricaturale : « je me fais volontairement polémique : la mort c’est bien ou pas?« . Christophe Hondelatte arrive en général les mains dans les poches, pose sa veste en cuir et attrape les fiches bristol préparées par les grouillots. son seul rôle actif dans l’émission est de promouvoir la « langue de vipère » permettant aux auditeurs d’élire un des polémistes à coups d’appels surtaxés. Jeu complètement con puisque inévitablement, c’est le polémiste de droite qui gagne.

En résumé, Hondelatte est aussi bon journaliste que chanteur.

 

Mais bon , à la rigueur, on peut pardonner à l’émission quand les débatteurs savent plus relever le niveau que l’animateur. Heureusement, c’est souvent le cas avec des intervenants qui tentent de séparer le bon grain de l’ivraie.

Comme dans toute émission de ce genre, on se félicite de l’analyse de certains parce qu’elles sont intelligentes, raisonnées ou plus subjectivement en conformité idéologique avec bibi.

On s’irrite plus des points de vue différents. on râle seul dans sa voiture mais ça c’est le jeu ma pauvre Lucette : un débat, c’est de l’antagonisme et apprendre à écouter les idées de « l’autre ».

Mais parfois, je zappe totalement quand je sais qu’il y aura tel ou tel polémiste car ceux-ci ne s’inscrivent que dans une image provocatrice, réactionnaire et autocentrée. Enfermée dans leur caricature, ils ne font que se draper dans leur vertu, leur rôles de penseurs éclairés dans l’obscurantisme, vociférant ou se faisant le porte parole de la masse silencieuse (tellement pratique).

Parmi les pires et de loin, nous avons Ivan Rioufol et Elisabeth Levy. Si leur discours est plutôt à droite, il pousse l’accélérateur pour défendre le beefsteak d’une droite décomplexée genre néoconservateur.

Dans un tout autre rôle, nous avons Rokhaya Diallo, qui maintient toujours un certain flou sur ses convictions anti-racistes en faisant la promotion d’un multi-culturalisme à l’américaine, qui en ce qui me concerne, est loin de faire ses preuves. Il y a toujours une certaine ambiguité antre sa conception de la laïcité et la fait d’embarquer l’islam sur le terrain public. Mais néanmoins, ces idées et ses angles d’attaque sont intéressants.

Recentrons sur les deux tristes sires précédents


Ivan Roufiol est éditorialiste au Figaro, comme Yves Thréard et Alain Gérard Slama qui interviennent aussi dans l’émission. mais au contraire de ses petits camarades qui font preuve d’une analyse somme toute conforme à leurs convictions mais avec une ouverture d’esprit tout à leur honneur, Ivan Rioufol fait de ses idées un paradigme universel, une vérité immanente sans contestation aucune. C’est le roi du performatif : je le dis donc c’est vrai.

D’ailleurs ceux qui seraient amené à contester ses propos ne comprennent rien, sont bien-pensants, droits-de-l’hommiste, du racisme anti-raciste, et n’ont rien compris au monde ou au vrai message porté par la majorité silencieuse. Ivan Rioufol est frustré s’il n’a pas pu placer dans un texte « islamisme » « communautarisme », « menace contre l’occident » et autre mot abominable. cet homme aurait été un pote de mac Carthy. Ivan Rioufol est le croisement fou entre un troll bien velu et un point Godwin.

Réac et fier de l’être, son discours est tellement prévisible qu’il n’a pas plus d’intérêt que le cri du yorkshire derrière une clôture.


Passons du petit toutou pour lectrice nonagénaire du figaro au Pitbull hurleur avec Elisabeth Levy.

Elisabeth Levy ,écrivain et journaliste du site Causeur.fr se résume en une phrase : « Non mais, y en a marre!!!« 

Toutes ses réponses se doivent de commencer avec cette phrase (qui rappelle un peu la ligne de défense d’Eric Woerth) en hurlant le plus possible. Je plains la personne en face qui doit manger grave du postillon. Et pour empêcher les interlocuteurs de débattre, elle coupera sans aucune retenue la parole pour entamer son deuxième cri de guerre : « Je ne peux pas laisser dire ça« 

Usant de la contre réthorique propre aux éléments de langage des néo-réacs, elle retourne l’argument de la démocratie, de la liberté en érigeant les idées conservatrices comme seules valeurs universelles et libertaires.

Pour imposer un discours réactionnaire, autoritaire et anxiogène (malgré hélas des analyses parfois de bon sens), on se déclare comme seul rempart d’ennemis qui semblent tout droit issus des films de propagande des années 30 : le bolchevik avec le couteau entre les dents, le feignant et oisif socialo qui va nous faire perdre la guerre, le parti de l’étranger et les étrangers de plus en plus nombreux

 

Petite remarque : le vendredi, c’est Bernard Poirette qui anime l’émission. Et rien que ça c’est un grand soulagement de retrouver un présentateur un peu plus posé et professionnel.

 

 

La prise de la Pastille

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Un raclement de gorge, un t-shirt blanc et jaune et l’effet madeleine se déclenche

Les expéditions discrètes dans la chambre des parents ou dans le placard de la salle de bains, profitant d’un instant de liberté non surveillé, guettant le moindre bruit.

Découvrir enfin la boite métallique, l’ouvrir en forçant mais pas trop au risque d’entrechoc sonore et de déballage involontaire sur le sol.

D’une main tremblante, s’emparer de l’objet du désir, bien rangé avec ses petits camarades, alignés parfaitement en deux couches séparées par du papier sulfuré

On en met une vite fait dans la bouche pour assouvir le désir irrépressible de sentir la pastille fondre dans sa bouche dans une explosion acide et citronnée.

En prendre une deuxième pour plus tard et se faire violence pour ne pas pousser plus loin la vilenie. A trop en prendre, cela se verra.

On referme ensuite la boite, le plus discrètement possible puis on s’éloigne le plus naturellement possible pour déguster le second petit carré jaune et blanc enfoui dans la poche ou le creux de la main.

 

Oui moi aussi petit, je me suis gavé de pastilles solutricine….

 

Le complot, le complot, le complot

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Et paf (plutôt et pan !!) : prenez les ingrédients suivants : islam, juifs, meurtre, pouvoir en place, assassinat.

Et vous obtenez une bonne théorie du complot. L’affaire Merah n’y échappe pas

ce qui est bien, c’est que tout le monde en prend pour son grade :

– complot interne à l’islam avec un téléguidage des salafistes pour ériger des martyrs

– Complot sioniste pour pérenniser le souvenir de l’holocauste. La preuve : les cadavres ont été enterrés en terre d’Israël pour éviter toute autopsie. D’ailleurs Mohammed Merah aurait fait un mystérieux voyage en Israël comme le dit cet article sans citer de source autre qu’une phrase en italique.

 Et on voit déjà tourner des articles de crétins pas du tout subjectifs (pro -iranien), des vidéos de penseurs éclairés et obscurantistes. Bien entendu, le réseau Voltaire, Alain Soral et toute la clique du Club des mabouls carburent à fond pour réécrire l’histoire.

Ca commence tellement à tournebouler les esprits qu’on se retrouve avec des enseignantes qui font des minutes de silence à tort et à travers.

Pour montrer le niveau, voici un commentaire qui résume à lui seul le niveau

Pourquoi la première tuerie à commencer un 11 Mars,
Pourquoi l’enquête à duré très précisément 11 jours, avant de retrouvé le présumer tueur
Pourquoi l’assaut à été donné à 11heures
Pourquoi sa tombe à 30 jours des élections présidentielles

Peut-être que je devient parano avec tout mes  » pourquoi « 
Mais y’a tellement de questions que j’me pose, et personne peut réellement me répondre

 

Oui peut-être que t’es parano, même beaucoup

Un conseil, évitez google un moment

Il existe un logiciel qui filtre le contenu qu’on ne veut pas voir pour pas s’énerver?

 

 

le gros benêt du jour

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sans concurrent véritable, il s’agit de David Douillet qui veut sa part de commémoration pour la tuerie de Toulouse en proposant :

« qu’une minute de silence soit observée, avant chaque compétition sportive, professionnelle ou amateur, jusqu’au dimanche 25 mars au soir », pour « honorer la mémoire » des victimes du tueur de Toulouse. »

Ce qui inclue de fait les parties de baby-foot, les tournois de bille, les concours d’apnée ou de lancer de noyaux d’olive.

Merci David….

 

 

Puzzle existentiel

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Nous sommes tous la somme de nos souvenirs et de nos expériences. Mais parfois dans cet entrelacement de petites choses qui construisent notre être, des pièces manquent. Elle ne sont pas assez importante pour mettre en danger l’édifice mais assez présente pour se rappeler à vous de temps en temps.

Si je devais risquer une analogie : imaginez que de temps en temps( genre une fois tous les cinq ans), vous alliez chercher un truc rangé dans le tiroir d’une commode au fond de la cave. Et chaque fois que vous faites cette action, votre regard tombe sur l’espèce de bitonio rouge qui prend la poussière. Vous ne vous rappelez plus vraiment ce que c’est et la curiosité commence à monter. Mais très vite ça coince et les souvenirs se noient dans le brouillard. Alors, un peu triste, vous refermez le tiroir et la vie continue.

Et bien mon bitonio date de 1982. Le souvenir est lui même devenu un souvenir et les maigres indices qui s’y attachent ne sont plus que lambeaux. Ce devait être un après-midi de Week-End ou de vacances. Je bullais devant la télé du haut de mes 11 ans. je suis alors tombé sur un dessin-animé japonais comme il en passait souvent à l’époque, à part que celui-ci était totalement inédit. La description qui va suivre est l’exacte retranscription de tout ce que ma mémoire a retenue depuis. C’était de la science-fiction : « le héros était échoué sur une planète où les habitants pouvaient changer de forme à loisir. il s’était lié d’amitié avec la fille des suzerains de la planète et tout il était beau. Jusqu’au jour où la planète fut attaquée et détruite et la princesse kidnappée. Seul survivant sur la planète, le jeune héros se lance à la recherche de la princesse en compagnie d’une créature rose polymorphe rencontrée par hasard.« 

Et c’est tout !!!

Une suite devait exister que je n’ai jamais vue.

A l’époque, le temps que je me pose la question, le programme télé avait dégagé à la poubelle et personne dans mon entourage ne semblait l’avoir vu.

Et depuis je traine cette saloperie de dessin animé comme une écharde dans les recoins de ma mémoire. De temps en temps, celui ci se rappelle à mon bon souvenir sans que je ne puisse rien y faire. J’ai grandi, passé mon bac, bossé, procréé et vécu sans que ce mystère ne me quitte. On a tous des occasions ratées qui jonchent notre vie et je ne saurais dire pourquoi celui là s’est incrusté de la sorte.

Et ce matin, comme une marée décennale, ce souvenir est venu me hanter de nouveau . Je ne sais pas pourquoi. Inconsciemment, chaque fois que je réfléchis à un truc qui m’échappe, ce dessin animé est en embuscade.

Par contre, j’ai eu le réflexe de ne pas laisser l’instant filer en utilisant Google, ce que j’étais bien incapable de faire, il y a 25 ans.

Le critère de recherche s’est fait un peu au pif avec un mot pour chaque élément ayant résisté aux ravages du temps, qui donna : « dessin animé année 80 créature polymorphe » Ah bé ça rigole pas

Et miracle des miracles : la solution est apparue dans le premier résultat de recherche noyée dans un fil de discussion concernant la recherche d’un dessin animé n’ayant aucun rapport

Alors lecteur improbable, ce dessin animé qui m’obsède depuis mes 11 ans est « le Prince du soleil » dont je vous livre ici le résumé tiré de Wikipédia :

« Le jeune Vif Argent est recueilli par la famille royale d’une planète dont la population pacifiste est capable de se transformer en animal ou en végétal. Mais un jour, la planète est attaquée par des pirates qui l’emmènent de force avec la princesse Etoilia. Sauvé, le jeune Prince Vif Argent part à la recherche de la Princesse Floriane, prisonnière du Gang des Clefs à Molettes, dirigé par le Comte Dracula. Par ailleurs, il recherche ses origines, dont le mystère réside entre autres dans les deux points sur son poignet. Ainsi, accompagné d’une petite créature féminine un peu jalouse, de couleur rose et pouvant se transformer, Vif Argent veut délivrer Floriane. La princesse est fortement convoitée par Musculo, un Terrien, pour son terrible plan. Cependant Vif Argent, au cours de ses périples, va apprendre de Jack la Balafre, un pirate de l’espace, des évènements de son passé. En effet, grâce à une machine à remonter le temps, il apprend les catastrophes qu’a dû subir la Terre à cause du président Vidor et de son ordinateur Grand-mère. Il y découvre enfin ce qui s’est passé pour ses parents et qu’il a un frère.« 

J’ai été surpris d’appendre que ce dessin animé était l’oeuvre d’Osamu Tezuka, créateur d’Astro le robot, le Roi Leo ou Metropolis. Tezuka est considéré comme un monument national au Japon.

C’est étrange de se voir refermer une énigme qui m’irrite depuis presque trente piges. Je suis partagé entre satisfaction toute juvénile et un gout d’amertume d’avoir laissé filer le temps de la découverte.

Toutefois, il va bien falloir que je mette la main dessus, nom d’une pipe!!!

Avec un peu de bol, cet article va améliorer le référencement de ce dessin animé pour d’autres frustrés comme moi.

Pour ceux qui veulent voir à quoi ça ressemble, l’intégrale en streaming (mais en anglais)

 

 

 

 

WikiPapier

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Moi franchement, j’envie nos chères petites têtes blondes qui doivent faire leur exposé à l’école.

Sincèrement : avec Internet, Wikipédia, Google Images et un peu de jugeote pour ne pas paraphraser, on a toutes les armes pour faire un super travail. Il ne reste plus à lélève paresseux qu’à assurer avec quelques gommettes et une frise dans le Cahier.

 

Enfant avec le cul bordé de nouilles

– Au cours (plus ou moins lisible même de sa propre écriture).

– Au manuel.

– Au Dictionnaire plus ou moins fourni

Et puis c’est tout !!!!

 

L’arme ultime du devoir réussi et de la gratification du prof (et de la marave à la récré pour fayotage), c’était les fascicules de la Documentation scolaire.

Reconnaissable à leur couverture rouge, il était l’objet d’un travail de négociation avec les parents pour son acquisition. A 10 francs le volume, on ne pouvait pas demander toute la collection (genre quelques centaines de fascicules). Surtout que le but du jeu était de le flinguer en le découpant à mort pour récupérer les illustrations à copier dans le cahier.

Le mode opératoire était toujours le même :

– Le prof énonce un sujet d’exposé et glisse le numéro de la collection qui va bien.

– Retour maison : début des négociations avec les parents pour expliquer que toute notre scolarité dépend de son achat et qui si plus tard on finit délinquant ce sera de leur faute.

– Le Week-End arrive : tournée de toutes les librairies du coin pour trouver le fascicule pratiquement introuvable vu que tous les élèves sont en train de se battre comme vous. Sur le présentoir, on fouille toute la collection au cas où le numéro 113 (celui sur l’Egypte ancienne) soit mal classé et qu’il en reste un

le gland et le champignon

– Week-End bis : opération découpage intensif des vignettes avec du détourage de la mort qui tue pour faire classe en évitant de couper la tête du pharaon.  Collage en évitant le bourrage de trop qui marque la feuille derrière. Pour finir, on rajoute les légendes à l’encre bleue mais en mettant la majuscule de début de phrase en rouge pour faire classe.

– Week-end Ter (optionnel) : opération de décollage en salopant tout le travail parce qu’en fait, on a inversé deux vignettes et que ça fait con ; tentative d’utilisation de l’effaceur ou du tippex pour enlever la légende. En définitive on arrache la feuille fautive et on recommence tout en recollant les vignettes affublées de l’épaisseur de l’ancienne page après redécoupe.

Le résultat est plus ou moins crédible et les doigts plein d’encre.

 

Bien sûr, il restera au professeur à juger le travail réalisé, du moins si l’excédent de colle n’a pas fortuitement collé les pages entre elles….

 

Non mais vous pouvez pas comprendre tout ça….

 

 

 

 

Crève

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Pas folichon folichon l’état du jour.

C’est étonnant comment une maladie aussi bénigne peut vous plier complètement. Mais le pire dans la crève, c’est qu’elle vous rend assez malade pour ne pas vous sentir bien mais pas assez pour vous décider à rester à la maison plutôt que bosser.

Déjà on dit « Crève » mais de quoi parle t-on exactement : Grippe, Rhume, Coryza?

A en croire les bonne feuilles du net, ce serait en fait le Rhume. On est presque déçu quand on apprend ça. Le Rhume, ça fait maladie de mouflet ou de personnes éternuant faussement discrètement dans son mouchoir à coup de bruits de trompettes. C’est un peu le collègue de bureau qui toute la journée va renifler en face de vous en vidant à un rythme effréné la boite de mouchoirs. Si cette personne est du genre old-school, elle n’hésitera pas à inhaler son vicks ou son eau de mer. La personne plus tendance se badigeonnera d’huiles essentielles.

Perso, j’ai pas le nez qui coule. j’ai juste la tête deux fois plus lourde que d’habitude et les yeux d’un lapin myxomatosé. J’ai même pas un pet de fièvres quelque soit le thermomètre et l’endroit où il va se placer.

 

Bon OK. Soyons ouvert d’esprit et vérifions les données (tout ce qui suit est rigoureusement tiré de Wikikipédia)

La rhinopharyngite ou nasopharyngite ou  rhume banal (mettez vous d’accord les gars !!!) est une maladie infectieuse virale des voies respiratoires hautes, principalement causée par les picornaviridés.  Bon là STOP.

Déjà un mot compliqué. En étymologie bas de gamme, ça donne « celui qui picore les trous de nez ». En terme plus scientifique, c’est une famille fort sympathique qui cause rhume et gastro. Il est écrit aussi : « les picornavirus auraient une action destructrice des cellules de l’hippocampe« . Me voilà rassuré, je n’ai pas d’aquarium.

Reprenons notre lecture : …dont les Rhinovirus (rhino->nez déjà c’est cohérent) ou les coronavirus (je bois de la Leffe). »

Les symptômes principaux sont :

– rhinite (éternuements, toux, congestion et écoulement nasal de mucus) : pas encore

– une pharyngite : ça j’ai : voix de patrick bruel

– une conjonctivite : là je morfle

– des myalgie : autrement dit des douleurs musculaires. pas plus que celle dues à une literie pourrie

– de la fatigue : Ca dépend si j’ai entendu Sarkozy

– des maux de tête : Que dalle

– voire de la fièvre : Rien du Tout

– et une perte d’appétit : Plutôt…

Voilà….

Est ce que je me sens mieux après ces révélations? Pas du tout !!!

A part le fait d’être assimilé à un rhume. C’est rabaisse carrément le niveau de souffrance affiché.

« Ca va pas?

– J’ai un rhume

– tiens j’ai des bonbons à la menthe »

 alors que

« ca va pas?

– J’ai la crèèèèèèève !!! »

 

Je ne m’épancherai pas sur cette légende urbaine colportée par quelques éléments subversifs féminins qui nous font croire que les hommes sont toujours à l’agonie quand ils sont malades, je crie au scandale