L’Edito du Lundi

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C’est lundi tard, c’est l’édito.

Plus nous nous enfonçons dans les délices du froid presque hivernal, plus la morosité nous gagne. Je remarque aussi que Noël, loin de réchauffer les coeurs alentours plongent encore plus les gens dans la déprime. 2012 s’annonce tellement youpi tralala que tout le monde hésite à claquer du pognon.

D’ailleurs, cette année c’est décidé, les cadeaux c’est pour les enfants. tant pis pour les parents, les tatas, les grands parents. D’ailleurs même ma femme s’en passera ; elle se sert même pas ou si peu de l’autocuiseur de l’année dernière (note : c’est un exemple fictif. Avant qu’une certaine personne ne s’emballe, je n’ai jamais offert d’autocuiseur à ma femme. Pour preuve, elle ne s’en sert pas…).

 

Aucun rapport. C'est juste que ma tablette trainait pas loin. Et voilà...

Pour le petit dernier, ça sert à rien de lui offrir un jouet. A 1 ans, il ne voit pas la différence entre une girafe en plastique et un morceau de chambre à air.

Et l’autre andouille qui a 15 ans, à toujours dire qu’il n’est plus un gosse, au moins il viendra pas se plaindre qu’on le considère plus comme un adulte.

 

De toute façon, on fêtera Noël une semaine après la date officielle. Ca nous laisse le temps d’avoir de bon prix grâce à la bande de faux culs qui revendent leurs cadeaux sur Ebay.

 

la solution, c’est peut être le cadeau fédérateur qui sert à toute la famille, genre une Xbox 360 ou playstation. Mais ça fait des frais en plus. Au bout d’un mois, vous êtes obligé de racheter une autre télé car tout le monde se bagarre pour squatter l’écran.

Autre cadeau pour toute la famille : un toutou ou un chat. Là aussi, c’est mignon un mois. Bizarrement, ça devient l’animal de personne quand il s’agira de le sortir pour pisser ou de changer la litière. En plus entre l’autoroute et la voie de chemin de fer, l’animal va durer moins longtemps que les piles d’un jouet électronique. On laisse tomber.

 

Heureusement pour nous tous, le marketing a pensé à nous en multipliant la liste des cadeaux pas chers et qui ne demandent aucune réflexion : la boite cadeau. Elles envahissent les stands de noël comme l’acné se propage sur un ado : boite à questions sur tout et n’importe quoi, séjour clés en main pour une thalasso ou une course de poneys, calendrier vous égrainant des conseils à la con (365 astuces pour être sexy, 365 façons d’accommoder les tripes…). C’est à la limite vexant quand on vous offre la boite « 1001 recettes pour épater vos amis ».

On n’en a pas fini avec ces boites cadeaux.

– 1001 façons d’attraper des mycoses.

– Comprendre la physique quantique en 10 leçons.

– Réalise toi même la cathédrale de chartres avec des spaghettis.

– Construis toi même ton porte avions.

Les étalages des magasins ressemblent à une partie de Tétris.

Allez bonne semaine !!!

Rosa Rosa Rosam

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Juste un petite bafouille pour vous faire partager un court métrage réalisé par un jeune espagnol, Jesus Orellana . La réalisation de ces 10 minutes lui a pris un an !!

Je pense que l’auteur n’a pas du trop mettre le nez dehors et se nourrir de boites de conserves et de chips…

Quand je pense qu’il me faut une semaine pour faire un dessin crevé sur Photoshop.

Suite à quelques présentations dans des festivals, un long métrage va voir le jour. Continuer la lecture de Rosa Rosa Rosam →

Segments 1 : Lexipolis

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SEGMENTS 1 : LEXIPOLIS

Juan Gimenez et Richard Malka.

Glénat


Y a un peu du Meilleur des Mondes et de l’âge de Cristal dans cette BD ou des choses plus ancrées dans le réel comme la détection des enfants à problèmes dès le plus jeune âge voulue par notre efficient président. J’ai failli oublier Futurama dans la liste.

Nous sommes en 2800 et des brouettes quelque part dans un futur utopique de la race humaine. Afin d’endiguer les tendances auto destructrices de l’homme, chaque individu est soumis à un test à l’âge de 7 ans pour déterminer son orientation future. Ainsi chaque personne sera dirigée vers un système solaire où il pourra s’épanouir selon ses gouts prédéterminés avec ses semblables du même acabit.

 

Au commandes de cette machinerie froide et implacable, sept sages immortels représentant les sept tendances fondamentales humaines définies des siècles avant. Chacun de ses êtres gouverne un secteur galactique dévolu à accueillir la masse homogène des humains. On retrouve :

– le secteur du Travail : production de biens et agricultures

– le secteur de l’ordre : police, justice, administration.

– le secteur de la créativité : religion, philosophie.

– le secteur de la jouissance : sexe, drogues, jeux.

– le secteur de l’échange : commerces, finances, banques

– le secteur de la guerre : armées , conquête

– le secteur de la créativité : arts, sciences

 

Et cette organisation de permettre depuis des siècles la stabilité et la prospérité des activités humaines.

Mais cette domestication poussée est à bout de souffle : certains refusent cet étiquetage forcé et souhaite jouir de leur liberté. Mais plus grand encore est le danger dévoilé dans cet album : la disparition de la race humaine par stérilité.

Dans le rôle du grain de sable, deux individus exclus du système : Loth, jeune étourdi ayant raté le voyage vers son destin préparamétré et Jezréel, jeune femme ayant refusé de finir prostituée sur la planète des plaisirs. Les deux acolytes se retrouvent embarqués dans une rocambolesque aventure dont le but final n’est autre que la chute des sept sages.

 

Aux commandes de cet ouvrage, on retrouve tout d’abord Juan Gimenez, un dessinateur dont j’ai eu déjà l’occasion de parler ici. Son dessin est toujours aussi extraordinaire et coloré (même si je le trouve ici un peu en deçà) et prompt à porter cette histoire fort bien écrite.

On s’attendrait à trouver Jodorowsky au commandes de la BD mais pas du tout. Le scénario a été écrit par Richard Markal que je ne connaissais pas de prime abord jusqu’à ce que je fouille un peu sur le net. Dans la vie, cet individu est un brillant avocat plutôt spécialisé dans les médias : il est notamment l’avocat de Charlie Hebdo. Je vous renvoie à sa fiche sur Wikipédia pour plus d’info.

A côté de ça, il a été scénariste d’un certain nombre de bandes dessinées dont une que j’avais sans me souvenir de ce détail : la face karchée de Sarkozy.

Délaissant l’univers judiciaire, il s’essaie à la science fiction avec cet ouvrage (même si cela lui permet de décrire un procès futuriste non sans humour). Le résultat est très convaincant et plutôt efficace avec ce qu’il faut comme teasing.

 

Chouette, Chouette : vivement la suite : 7/20

 

Aquablue : Retour aux Sources

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Aquablue 12: Retour aux Sources

de Régis Hautière (scénario) et Reno (Dessin)

Editions Delcourt


Aquablue est de ces séries de science fiction qui a déboulé à la fin des années 80 avec Fracas. Fruit de la collaboration du duo Cailleteau et Vatine, Aquablue flirte aussi bien avec le space opéra qu’avec l’écologie.

L’histoire se déroule sur une planète lointaine où un peuple vit en harmonie avec son environnement majoritairement aquatique. Deux événements vont bouleverser la quiétude des autochtones : un jeune humain échoué sur cette planète perdue suite à l’explosion de son vaisseau et 20 ans plus tard, une compagnie minière prêt à tout pour prendre le contrôle de la planète. Continuer la lecture de Aquablue : Retour aux Sources →

Un peu de lecture pour ce Week End

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C’est à travers un lien qui m’a été envoyé par le sieur Fabrice, dit Boborde aka le chien de presta devant l’éternel, contributeur émérite par ces commentaires (à quand un vrai article sur ton album de la Fouine Fabrice?) que j’ai découvert le Site du collectif Cortex

Véritable boite à réflexion et à dégrippage neuronal, ce site propose de nombreux articles qui sont autant d’occasions de développer un esprit critique.

Ce site fourmille de petite fiche didactique permettant de comprendre les ressorts de la rhétorique ou des pièges de l’argumentation.

Deux petits exemples parmi une tripotée : Continuer la lecture de Un peu de lecture pour ce Week End →

Annus horribilis

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On parle souvent de guerre psychologique, de remise en cause existentielle : autant de manières de briser un homme.

Il y a pourtant des événements uniques, quotidiens qui peuvent vous plonger dans des abimes de doutes et d’angoisses : la conviction d’avoir posé les lunettes à cet endroit et de ne plus les retrouver, ne plus se souvenir d’avoir vu une personne le matin même,etc.

Mais des choses encore plus terribles peuvent advenir au commun des mortels qui ne cessera jamais de les hanter sans que personne ne puisse jamais leur venir en aide.

J’ai pour exemple ultime cet anecdote qui m’obsède depuis mon enfance. Je n’en ai pas été la victime mais le témoin oculaire. Encore aujourd’hui, cela m’est revenu à l’esprit et vous comprendrez bien vite pourquoi. Il s’agit d’un extrait de film avec Bernard Menez, le Chaud Lapin : Continuer la lecture de Annus horribilis →

ma nonne troppo

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C’est monotone ce temps non?

En lisant un article sur les bonnes soeurs, j’ai repensé à un truc que pas grand monde doit se rappeler.

Tout le monde se souvient de ma sorcière bien aimée. mais qui se rappelle de la nonne volante?

Ou comment à partir d’un concept aussi incertain qu’une bonne soeur qui peut voler, on a réussi à bâtir 83 épisodes d’une série

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Catalogue des horreurs de Noël 8 : Bande de feignasses

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D’année en année, une nouvelle catégorie de jouets prend une ampleur considérable dans les rayons : les jouets de feignasses.

 

Dans le bon vieux temps, le jeu de société, c’était un plateau, des dés, des accessoires et une règle du jeu écrite par des polytechniciens élevés par Guy Lux. On jouait en essayant de comprendre, de gruger et ça finissait en joyeux bordel.

Parfois on tombait sur le joueur qui voulait appliquer intégralement à la lettre les 167 paragraphes écrits en tout petit au risque de finir comme le barde dans Astérix. Ceci dit, n’importe qui s’appuyait sur une règle quand il s’agissait de faire chier les autres.

Au final, chaque famille française finissait par développer sa règle propre pour chaque jeu de société.

Le jeu de société, c’était un peu comme jouer à « Droit de réponse » à la maison : du débat, de l’engueulade, de la mauvaise foi mais surtout un bon moment.

Les deux candidats traditionnels étaient le monopoly (perso, on ne s’est jamais servi de l’hypothèque) et le scrabble (c’est autorisé le plus que parfait?)

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Antique Tac

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C’est un truc qui me trottait (sic) à l’esprit dernièrement. je me souvenais avoir vu un reportage intéressant sur la découverte d’un étrange objet dans les fonds marins. Parmi les débris d’un ancien navire marchand romain du 1er siècle avant jésus christ, on a retrouvé les restes d’une montre Flik Flak particulièrement amochée.

Quand je dis amochée, c’est un mélange de rouilles, de boues et de roues dentées qu’on a retiré du fond marin fractionné en dizaine de morceaux. Et depuis un siècle les scientifiques du monde entier se cassent les dents (et non pas cassent les dents de mon dentier) à comprendre quel est le rôle exact de cette machine.

Il a fallu attendre le début du siècle suivant pour comprendre le fonctionnement de l’engin et son utilité (une espèce de calculateur des mouvements solaires et lunaires) et ce grâce à un scanner à rayons X spécialement construit pour l’occasion : un monstre de huit tonnes permettant une résolution 3d de l’objet avec une précision de 50 microns.

la Machine d’Anticythère, car il s’agit d’elle, est une de ces belles aventures de l’archéologie moderne. Voici un reportage qui vous expliquera ça mieux que moi :

Il ne reste plus qu’à résoudre le mystère de l’écriture de la galette bretonne…

Amor Fati

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Michel Onfray est l’auteur qui m’a fait redécouvrir la philosophie.

Cette dernière était en état de mort clinique depuis la Terminale. je ne garde pas un très bon souvenir de cette année d’apprentissage qu’on peut résumer à mal recracher des concepts bien mal acquis (transcendant, métaphysique,etc) dans des copies formatés en synthèse, antithèse et synthèse. J’ai eu le malheur de tomber sur un prof inintéressant parallèlement à des intérêts largement éloignés des sujets abordés. L’éternité nous ouvre les bras à cet âge là et je ne me souciais pas des nourritures spirituelles.

 

Onfray est venu frapper une première fois à la porte avec son traité d’athéologie paru en 2005. Il frappe à la porte mais je n’ai fait qu’entrebailler. Je commençais le livre et la laissais vite de côté

La seconde fois fut la bonne. je ne me rappelle plus quelle fut l’occasion exacte mais certainement par l’écoute assidue de sa contre histoire de la philosophie sur France Culture. L’écoute plus que la lecture apporte un confort indéniable et l’expérience s’est répétée depuis chaque été.

J’ai élargi mon éventail en passant à ces livres puis en continuant vers d’autres horizons via les auteurs abordés : Montaigne, Lucrèce,Nietzsche,Foucault, Schopenhauer.

On peut ne pas être d’accord avec lui mais il permet à tout le monde d’acquérir les outils primordiaux pour tracer son propre chemin.

Onfray a connu le summum de la médiatisation avec son ouvrage sur Freud. Cette mise en avant a plutôt été l’occasion d’un pilonnage en règle contre l’auteur. Il faut dire qu’il a tendance à être tête de mule ou radical dans ses réponses. Depuis, il arpente un peu plus les plateaux à chaque parution d’un de ses ouvrages. C’est souvent l’occasion d’échanges intéressants avec le public. On peut d’ailleurs profiter souvent de sa venue à Bordeaux car il est très ami avec Mollat.

Dernièrement il y a débattu de son dernier livre « la construction du surhomme ». j’avais envie de partager avec vous cette conférence.

 

Tant que j’y suis, voici une autre conférence faite en juin à Nice, très intéressante aussi.

Et parce qu’il est bon de rire parfois : Onfray chez Zemmour et naulleau mais précédé de BHL


 

L’Edito du Lundi

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Salut les gens

Je ne sais pas pour vous mais je vis une journée de merde.

Je ne sais pas si c’est du au couperet du froid et de la flotte qui est arrivé ce week-end ou une envie de bosser équivalente à celle du responsable divertissement d’une communauté trappiste mais tout me parait fade et insupportable

Me lever a été pénible : « j’y vais ». « je compte jusqu’à 112 j’y vais ». « Merde j’en étais où? Je recommence ».

Me préparer a été pénible. Chaque geste et action m’a fait ressentir l’inéluctabilité des événements qui remplissent ma journée : toujours les mêmes gestes comme dirait l’autre.

Ce qui fait qu’en arrivant au travail, j’étais plutôt maussade; et rien de ce que j’ai pu entreprendre n’a pu améliorer cet état de fait, au contraire.

 

Heureusement pour mon ego, je ne suis pas le seul dans ce cas :

– il y a les possesseurs d’alerteurs radars qui se retrouvent avec une boite à meuh inutilisables.

– Il y a DSK qui ne peut plus aller acheter son journal en coupant par les bois.

– La Transnistrie n’a pas d’amis, pas d’ambassade et pas de pays d’ailleurs.

– Certains ont abimé leurs voitures.

 

– Certains se font chier sur Facebook.

– On ne propose plus de pubs sympas à Alain Delon

 

 

– Où sont les duos d’antan?

Je suis tellement motivé que j’ai même du mal à termin…