Bêtise au ralenti

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Les conneries, on n’a en général pas le temps de les voir passer. Que celui qui n’a pas fait d’expériences à la con, fait exploser des pétards dans des endroits incongrus, foutu le feu à des substances non autorisées sortent de cette pièce.

 

Mais grâce à deux animateurs d’une émission suédoise, ce ne sera plus la cas

Armés d’une caméra filmant à 2500 images par secondes nos deux compères filment leurs exploits en leur donnant une dimension artistique des plus originales.

 


 

 

 

ou remplir un étage de flotte juste pour voir 🙂

Des clips et des claques

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Vous avez surement du regarder vendredi soir les derniers clips officiels de la campagne présidentielles 2012

Allez savoir pourquoi, je me suis focalisé sur celui de Sarko cherchant la petite bête. Bien évidemment, les communicants ont évité de laisser traîner un doigt d’honneur ou un pedobear dans les parages.

Néanmoins j’ai quand même relevé deux conneries

Les ouvriers qui tirent la gueule : on a fait ce qu’on a pu mais ça a du mal à passer. Le tirage de gueule numéro est remporté par une dame qui lève les yeux en l’air en tirant la gueule genre « cause toujours c….! »

 

 

Second Fail avec le passage sur l’éducation avec une classe toute à l’écoute de son professeur.

Sauf que c’est une classe américaine (ou anglaise) avec un beau « Chemistry » écrit sur le tableau…

Désolé, j’ai pas une image moins dégueulasse que celle ci mais j’y travaille…

 

Si vous ne me croyez pas, rezieutez le clip :

 

Et sinon à demain et allez voter bande de feignasses !!

 

A travers temps

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À travers temps

de Robert Charles Wilson

Denoël


Voici un roman plutôt ancien de Robert Charles Wilson,enfin traduit et édité en France.

Oeuvre de jeunesse, elle n’en demeure pas moins dans la veine des autres livres de l’écrivain, tant par l’atmosphère caractéristique qui transparait que par les thèmes employés.

L’action débute en 1964. Ben Collier vit seul dans un petite maison isolée dans les collines avoisinantes d’une bourgade du nord-ouest des Etats-Unis, Belltower. C’est une petite ville de province comme une autre avec son garagiste, son docteur, son agence immobilière et ses ragots. Ben Collier est discret, solitaire et s’éloigne rarement de chez lui. Il est juste le concierge d’une maison qui sert de tunnel temporel à travers les âges pour les descendants fort lointains de l’humanité. en 1979, un homme du 21ème siècle y fait irruption, tuant Ben Collier.

1989, Tom Wilson, rescapé d’un divorce et d’une dépression prend possession de la demeure, revenant par là même dans le village de son enfance. La maison semble n’avoir jamais été abandonnée sous ses aspects désuets. Et au fur et à mesure que le temps passe, des voix se font entendre dans ses rêves puis dans la vieille télévision.

Tom Wilson, personnage central du livre passe son temps à se fuir : des parents morts trop vite, un mariage et une carrière à l’abandon, il cherche une rédemption en fuyant vers les années 60.

Billy Gargullo fuit un avenir où les catastrophes climatiques sont l’occasion de guerres sanglantes. Parasité par une armure qui fait de lui un surhomme mais le rend dépendant à l’agressivité, il s’enfonce un peu plus loin en 1952 commençant une vie de reclus et de tueurs occasionnels.

Si ce livre est bien un livre de science fiction, il s’ancre dans le présent et dans le passé. C’est un livre sur le déracinement, la solitude et la mélancolie comme Robert Charles Wilson sait si bien le faire, Très descriptif, s’appuyant sur les tréfonds psychologiques de ses personnages, nous sommes happés dans une Amérique qui se cherche, loin de l’American way of life, que ce soit celle des années 60 de Greenwich Village ou de la fin des années 80 à Belltower ou dans  l’Ohio du futur. Les psychoses sont toujours là (la bombe, la pollution), l’avenir semble sans réel intérêt. Toute ces époques ne sont plus qu’une curiosité pour des érudits d’un futur éloigné, de vieilles images jaunies.

Evitant le piège des paradoxes temporels ou l’envie d’en jouer, le récit est au contraire très bien construit et on ne souffre pas de flashbacks intempestifs. Très bien écrit, on se sent très vite en osmose avec les personnages et un sentiment de tristesse nous envahit malgré nous.

Un très beau livre 9/10

 

Jura collage

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L’actualité a le don parfois malsain de télescoper les événements qui sans se ressembler s’assemblent.
Je vais prendre l’exemple des pubs radio pour le Jura qu’on a pu entendre dernièrement sur France info. J’avais envisagé d’en causer mais j’avais laissé tomber n’ayant pu récupérer les dits spots.

DES RENCONTRES INOUBLIABLES

Pour ceux qui auraient loupé le coche, ces pubs vantaient la région du Jura en pastichant ouvertement les annonces pour messageries roses genre 3615 Ulla. Une voix suave et provocatrice appelait à la rejoindre pour découvrir ses spécialités gourmandes et ses vallées encaissées.
Pas vraiment du meilleur goût, elle positionnait le Jura au niveau d’un bordel de province. Attention, messieurs, étape coquine ce soir avec lulu la goulue.
Et ce matin, dans le Monde, je découvre que des auditeurs ont été choqués par ces messages incongrus.


Au delà du sentiment de ne pas avoir été preum’s, je suis bien content que cette campagne ait de bonne chance de dégager. J’ai jamais pu pifrer ces pubs d’un autre âge comme celle de Micra en son temps.

L’autre événement  est la remise en cause devant le conseil constitutionnel de la notion de harcèlement sexuel tel qu’il est défini dans le cadre de la loi française : Article 222-33 du Code pénal : « Le fait de harceler autrui dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende ».

Mais là encore les choses ne sont pas si simples. A l’origine de la Question prioritaire de constitutionnalité, un homme qui se dit avoir été injustement condamné pour une drague appuyée sans réitération. Jugeant la loi trop floue dans son appréciation du délit et ne permettant pas de définir les éléments constitutifs de ce délit, il demande purement et simplement son abrogation.

Cette Demande a été appuyée par L‘Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT) mais pour des raisons opposées. Pour l’AVFT, le caractère peu clair entraine des reclassifications inverses : des affaires de viol et d’agressions sexuelles sont ainsi reclassées au motif qu’elles s’apparentent à du harcèlement. L’association demande par contre le maintien de la loi le temps qu’elle soit remaniée pour ne pas entrainer un vide juridique.

 

Les chemins du Jura ne sont pas les plus vertueux mais ceux empruntés par la Justice sont plus exotiques.

 

 

L’Edito du Lundi en Vendée

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Bonjour,

En villégiature pour quelques jours en Vendée, je trouve nécessairement moins de créneaux pour divaguer sur le blog. Ici il fait beau mais le vent froid souffle sévère. Ce sont les éoliennes qui sont contentes.
Bref, l’actualité du Week End n’a pas été très mouvementée à part bien sûr les grands meetings des deux favoris à la présidentielle.
Du côté de François Hollande, cela a pris un air de festival international de la modestie en évitant tout allusion à une victoire certaine, à des postes ministériels déjà pourvus. Néanmoins, ça semble bien parti tellement en face certains ont commencé à réactualiser leur CV.
Nicolas Sarkozy, dans un aveuglement qui ne force pas l’admiration, ressort jusqu’au bout les ficelles de 2007 : insécurité, candidat du peuple, repiquant à gauche des idées qui pourrait être utile (le volet croissance de la BCE), rebalançant des promesse aux mêmes cocus de 2007 (la reconnaissance des harkis).
Mais franchement, la proximité avec le peuple, on n’y croit pas un seul instant. On n’a compris depuis longtemps que Sarkozy en a peur déployant services d’ordres à gogo, s’esquivant des endroits où il a pu pipoter son monde( ce qui fait du territoire), demandant à s’entourer de personnes à sa juste taille.

Il a bien essayé de nous faire croire que le Fouquet’s c’est du passé, qu’il est modeste, qu’il regarde the Voice. Mais c’est plus fort que lui. La dernière vidéo de son bain de foule est là pour nous le rappeler (qui à elle seule fera de ce meeting un échec) : le peuple c’est sale et voleur. Autant planquer les bijoux de famille avant que les juges ne s’y intéressent.

 

Bonne semaine

Schtroumpf people ou village Schtroumpf

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Mais qu’est ce qui leur a pris?

Il est notoirement reconnu que ce sont les choses les plus simples qui sont les plus à même de déclencher la contreverse. Pour la BD c’est pareil. Les premiers albums de Tintin ont été attaqués pour leur parti pris colonialiste, anti-communiste, antisémite. Si on peut taxer l’oeuvre d’Hergé d’errement lié à son temps, elle a eu maintes fois l’occasion de montrer l’attachement de son auteur à des valeurs largement plus humanistes.

C’est un peu la même chose avec les Schtroumpfs. Jamais en les lisant petit, je ne me serais imaginer les passer sous la moulinette d’une grille de lecture sociologique, politique ou autre.

En grandissant, je me suis légitimement posé la question de l’orientation sexuelle de cette bleusaille nourrie à la salsepareille. Une telle concentration de mâles ne pouvaient qu’entraîner en toute probabilité des amitiés homosexuelles. C’était plus une blague d’ados attardés qu’une considération inscrite dans une morale sociétale. L’idée n’allait pas plus loin que la bonne vieille blague « pouf pouf ah la la » et s’évaporait vite submergée à la lecture des albums de Peyo. Seul le schtroumpf coquet attirait l’attention sur cette ambivalence.

Dernièrement la polémique a resurgi mais sous d’autres formes à travers l’ouvrage d’un universitaire qui s’est mis à intellectualiser en adulte cet univers enfantin. Que ne faut-il pas faire pour faire parler de soit. On en cause ici et là.

Mais tout ça n’était que ratiocinage et tempête dans un verre d’eau.

Pourtant hier en arpentant les allées d’un espace culturel, je suis tombé sur le dernier album de nos petits lutins : « Les schtroumpfs de l’ordre« 

Si l’histoire en elle-même traite de la mise en place de lois et de règlements dans une société et le risque d’excès (ce qui en cette période électorale, ferait presque penser à une critique du tout sécuritaire sarkoziste), la couverture en elle-même m’a fait beaucoup tiquer… Y aurait-il un message caché, une allusion? Non mais franchement, les schtroumpfs feraient ils donc partie du « Village »?

En passant je suis tombé sur ce site (en anglais) qui recense toutes les figurines des Schtroumpfs.

 

Mission impossible : protocole Fantôme

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Mission : Impossible – Protocole fantôme

réalisé par Brad Bird

avec Tom Cruise, Jeremy Renner, Simon Pegg

Après deux nanars, je recherchais activement un film pour me remettre sur selle. Coïncidence, j’avais récupéré depuis peu le dernier mission impossible.
Si je me souviens bien, j’avais regardé à moitié le premier, le trouvant incompréhensible et long. Ou alors je faisais un truc à côté et j’ai suivi à moitie. En ce qui concerne les autres, je n’en ai vu aucun étant resté sur la défensive.
Mais hier soir, je me suis lancé.  Ceci dit, j’ai toujours beaucoup aimé Tom Cruise comme acteur et ce depuis les lointains Risky Business ou Legend (bon ok Coktail et Top Gun).
Autre source de réconfort, le scénario a été écrit entre autres par J.J. Abrahams qui n’est pas le dernier venu en matière de bons films (Star Trek, Super 8). Quand au réalisateur, Brad Bird, c’est son premier film dans le monde réel puisque il avait auparavant travaillé sur ratatouille et les Indestructibles.
On retrouve dans ce film tout ce qu’on peut s’attendre à y trouver : action, gadget, explosion, voltige, complot et course contre la montre. Mais au delà du déploiement de la grosse artillerie, tout le film joue sur la désinvolture. L’équipe est un peu à bout de souffle, a vieilli et tout semble s’enrayer ou bugguer au mauvais moment. Rien ne marche et l’histoire rebondit d’emmerde en emmerde.
Tout en restant d’une redoutable efficacité hollywoodienne, les ressorts comiques ne manquent pas. on pense à Simon Pegg en monsieur gadget pas très haut point. mais même Tom Cruise s’en sort pas trop mal en Général russe à fausse moustache ou en appuyeur acharné d’un buzzer.
Ce film lorgne particulièrement bien vers la série éponyme avec une mise en avant du travail d’équipe ou talent et camaraderie sont mis à l’épreuve.
En contrepartie, le méchant fait pâle figure tellement il semble seul.
La scène qui m’a particulièrement plu est celle qui se passe dans la tour parking automatisée.

Non franchement, j’ai été agréablement surpris par ce film, efficace car sans prétention autre que de divertir : 8/10

 

 

De Capes et de Crocs tome 10 : De la lune à la terre.

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De Cape et de Crocs , T10 

De la Lune à la Terre

Jean-Luc Masbou , Alain Ayroles


Voici revenir dans ce dernier tome, les aventures picaresques de nos deux comparses tout droit sortis du Roman de Renart : Don Lope de Villalobos y Sangrin et Armand Raynal de Maupertuis.

Toujours sur la Lune, ils luttent contre le Prince Jean et le capitaine Mendoza qui veulent transformer les paisibles sélénites en peuple guerrier prêt à conquérir la terre. Cet album fait encore preuve d’un foisonnement extraordinaire entre Rabelais, Cyrano de Bergerac (le vrai et le faux), le baron de Munchausen et plein d’autres choses qui m’échappent. Entre folles poursuites, tirades et joute verbales, cette oeuvre de capes et d’épée ne déméritent pas son statut de grande réussite de ces dernières années.

Faisant la part belle à l’imaginaire et à la bravoure, le seul hic est qu’on doit se retaper 3 ou 4 albums en arrière pour se rafraîchir la mémoire. A part ça, foncez, c’est du tout bon.

 

 

Les comics de service

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Deux comics achetés hier et vite lus.

 

Marvel Zombies, Tome 8 : Zombie suprême

Cette série est un peu un ovni dans la galaxie des super héros : ici pas de belles aventures avec des costumes moulants et des capes flottant au vent, juste de la putréfaction, des corps déchiquetés et du gore encore du Gore. On reprend la même trame. Un virus a fait muter les habitants de la terre en zombies et les super héros ont décimé la population pour assouvir leur faim infinie.

cet album est centré sur l’escadron suprême, un groupe de super héros peu connu. L’histoire est assez décousue et le dessin pas vraiment formidable. C’est un album en deçà du reste de la série.

 

 

 

Super patriote, Tome 1 : Le dernier rempart

Nouvelle production de Robert Kirkman (The Walking Dead, Invincible), Super patriot est un peu un pastiche des travers des super héros. Super Patriot comme Captain América a acquis ses pouvoirs durant la seconde guerre mondiale et a lutté contre les nazis. De nos jours, vieilli, à moitié bionique, il continue à remplir sa mission avec une certaine routine. Affublé d’un fils neuneu et d’une fille en pleine révolte, il combat les super-vilains en se penchant sur son passé qui a tendance à le rattraper (non Hitler n’est pas mort !!!). Sans être aussi abouti qu’Invincible, Kirkman nous livre quand même une histoire de qualité et assez rigolote avec ce mélange maintenant classique de bataille et de soap opéra mais plus léger ici. Le dessin de Cory Walker est maitrisé et agréable.

Faut voir la suite mais c’est plutôt pas mal.

 

La résistance, c’est une affaire d’Ohm

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Alors qu’on vient d’apprendre la mort à 97 ans de Raymond Aubrac, ce grand résistant et grand homme tout court, une autre personnalité certes moins prestigieuse s’est éteinte à 82 ans. Il s’agit de Jack Tramiel.

Ces deux personnes ont en commun d’avoir connu les affres de la seconde guerre mondiale. En ce qui concerne Jack Tramiel, de son vrai nom Idek Tramielski, il a été déporté au camp de concentration d’Auschwitz.

A ce stade du récit, vous vous demandez bien de qui je vous parle

Jack Tramiel est l’homme qui fonda dans les années 50 la société Commodore qui bouleversa le monde de la micro-informatique dans les années 70 et 80.

Au départ constructeur de calculatrices, la société ne dut sa survie qu’à la commercialisation du PET (Personnal Electronic Transactor), ordinateur qui avait plus les contours d’une caisse enregistreuse et était constitué d’une unité centrale basée sur un processeur 6502 cadencé à 1 MHz, une RAM de 4 ou 8 Ko, un écran monochrome vert de 40 colonnes × 25 lignes, une unité de stockage sur cassette audio et un clavier d’ordinateur QWERTY de 73 touches, dont un pavé numérique.

Autant vous dire que c’était l’éclate le soir. Pourtant, dans l’imaginaire de tout informaticien qui se respecte, le PET fait figure de pionnier.

Mais le plus grand succès de Tramiel fut le Commodore 64 sorti en 1982. Gros pavé gris vendu à plus de 20 millions d’exemplaires, il fit la joie pendant 10 ans de milliers de joueurs, de programmeurs débutants et boutonneux. C’était le bon temps des jeux sur cassettes ou sur les disquettes 5 pouces.

Malgré ce succès, Tramiel se fait lourder de chez Commodore, fonde une nouvelle société et rachète la division grand public d’Atari. En 1985 sortira l’Atari 520ST, bête de course technologique avec plein de couleurs, une sortie audio d’enfer et plein plein de jeux dont le nom résonne encore dans le coeur de millions de gamers.

Enfin, moi je dis ça, j’ai pas eu droit à ces machines et j’allais la plupart du temps squatter chez les copains pour tâter du joystick. Mais qu’est ce que j’ai pu saliver à l’idée d’en avoir une.

On fait souvent référence à Steve Jobs comme grand penseur et visionnaire de l’informatique. mais bien avant lui, il y a eu des types comme Jack tramiel ou Sir Clive Sinclair pour bouleverser la micro informatique et de créer des vocations.

 

 

 

Changer d’Economie

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Changer d’économie – Nos propositions pour 2012

Les économistes atterrés

LES LIENS QUI LIBERENT EDITIONS


Lire un livre d’Economie me rappelle nécessairement mes études (Maîtrise d’éco). Cela me rappelle aussi combien je suis pas mal rouillé dans ce domaine depuis que mes belles années d’étudiants sont passées de l’autre côté de la moitié de ma vie.

Replonger dans l’économie, c’est me donner l’impression que je n’ai pas fait toutes ces études en vain (mon boulot n’a aucun rapport) et que je peux encore me targuer avec une certaine pédanterie que je suis calé en la matière. Force est d’avouer que c’est loin d’être le cas et j’essaie de sauver les apparences comme je peux à coup de lecture difficilement maîtrisée.

C’est un peu le syndrome « je jette pas mes cours de la fac parce que j’aurais peut-être envie de les relire un jour pour faire comme si j’avais toujours le niveau ». L’ennui c’est que le lendemain de la prise de note, j’avais déjà du mal à me relire. Alors 20 ans après….

On veut toujours se persuader que rien n’est définitif et qu’on pourra à tout moment reprendre ses études.

En ce qui concerne ce livre, il m’a fait rudement plaisir. Pas seulement pour son réquisitoire sévère sur les politiques libérales et leur effet dévastateur sur l’économie et le tissu social. Ca m’a rappelé combien j’ai pu aimer Keynes en tant que théoricien et homme. Cela m’a aussi confirmé que les 30 glorieuses n’ont pas été une exception en tant que modèle de progrès social et que leur arrêt n’a été qu’une récupération par une minorité des richesses mondiales. Mais le plus pernicieux est que cette spoliation s’est faite sous couvert d’une idéologie qui a convaincu le plus grand nombre que la dérégulation, l’actionnariat, la flexibilité et la jungle étaient les seuls moyens d’offrir au plus grand nombre le bonheur. Le plus navrant c’est que ce système se tire lui-même une balle dans le pied avec le résultat que l’on sait.

Si l’aristocratie et le féodalisme ont été éradiqué au 19ème siècle, ce n’est qu’au bénéfice d’une classe dirigeante qui s’est servie des théories économiques pour appuyer son asservissement : main invisible, darwinisme social ne sont que des façades théoriques pour nous faire croire que le marché est une loi naturelle divine. Le remettre en cause, c’est être athée.

Deux guerres mondiales et une crise sont passées par là et la balance de la répartition des richesses s’est rééquilibrée. Le contrat social d’après guerre s’est construit autour d’un état protecteur (welfare state) assurant contre les aléas de la vie. L’entreprise encore bien patriarcale conservait les règles du fordisme : un ouvrier bien payé est un ouvrier qui dépense. L’inflation était là, régulant l’endettement et la croissance assurait le renouvellement du système.

Oui mais voilà, les tentations d’augmenter la part du profit pour un plus petit nombre n’avait pas abandonné certains. La crise pétrolière fut l’occasion de rendre responsable de tous les maux un modèle pas si à bout de souffle que ça : trop d’impôt, trop d’état, trop de régulation, trop d’autonomie. L’école de Chicago avec Milton Friedman fournit tout l’attirail théorique qui lamina les économies dans les années 80. La politique de soutien à la demande fit place à la politique monétaire avec la financiarisation de l’économie (endettement public et privé), la mainmise de l’actionnariat sur la gouvernance des entreprises et un chômage de masse permettant de calmer les ardeurs réformistes.

Ce livre nous parle de tout ça : Comment le néo-libéralisme a mis à bas un modèle social jugé incompétent au profit d’un monde où la financiarisation des institutions a fait perdre toute marge de manoeuvre aux états, aux entreprises et aux acteurs économiques. Dividendes plutôt qu’investissement, Rigueur euthanasique plutôt que relance, baisse d’impôts pour les plus aisés plutôt qu’une solidarité dégressive, Service public moribond mais privatisé, ce ne sont là que les éléments les plus marquants de la faillite d’un système.

Et pourtant, on s’entête à nous vendre plus de libéralisme pour guérir de trop de libéralisme en agitant les chiffons rouges habituels : bureaucratie, inefficacité, dirigisme étatique.

Ce livre, c’est un peut tout ça : le constat d’un échec et les moyens de revenir à une société plus juste, plus égalitaire et surtout moins empruntées dans un idéologie qui s’appuie sur les pires sentiments : cupidité, égoïsme et envie.

Le seul regret que j’aurai dans ce livre, c’est que les solutions apportées si elles sont tentantes semblent déconnectées du contexte mondial. Mais c’est une critique bien mince face à un constat bien juste.

 

 Mise à jour 11/04/2012 : l’adresse du site des économistes atterrés : http://www.atterres.org/

 

L’Edito du Mardi du Lundi de Pâques

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C’est pas bien pas bien en ce moment : deux semaines que je décale l’édito du lundi au lendemain. Cette fois ci j’avais au moins une bonne raison toute légitime : un jour férié et même qu’il a fait assez beau pour mettre le nez dehors.

Evidemment, c’est bien beau tout ça quand on a quelque chose à dire de intéressant, très intéressant voir moyennement intéressant. mais là, j’ai beau me gratter l’arrière du crâne, je n’ai pas franchement de sujets qui me viennent à l’esprit.

Je suis passé à côté de ce qui passionne la France entière en ce moment : je veux parler de la finale de Top Chef.

Côté élection, le seuil de saturation est atteint et j’attends avec impatience un premier tour qui éclaircira le paysage, dégagera les candidats bonus, troisième homme pour nous offrir le duel au sommet entre Hollande et Sarkozy. Les sondages continuent à pleuvoir mais les chiffres semblent maintenant rester bloqués : kif-kif pour les finalistes et l’embarras du choix entre Mélenchon, Bayrou et le Pen en médaille de bronze.

L’issue la plus sadique serait une victoire du président sortant et une majorité de gauche aux législatives. On aurait une super ambiance pendant 5 ans.

Quoiqu’il en soit, faites que ça s’achève par une victoire de la gauche rien que pour ne plus avoir les mêmes conneries répétées inlassablement à chaque meeting par Nicolas Sarkozy.

Et faites qu’il perde pour ne pas voir tout ceux qui ont cru qu’il avait changé et voté pour lui se plaindre pendant 5 ans.

 

Bonne petite semaine

 

 

Tornado

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C’est toujours un spectacle fascinant que le déchainement des forces naturelles. On est partagé en l’effroi et la démonstration magistrale que l’humanité c’est un peu une variable insignifiante face aux tremblements de terre, inondations et autres ouragans. Même si cela a pour conséquence la perte de vies humaines, j’ai toujours l’impression que c’est une réponse de la nature pour dire « me faites pas chier, j’existe et j’existerai bien après vous« .

Des orages d’été aperçus depuis le balcon de ma chambre, zébrant le ciel dans un vacarme assourdissant, à l’explosion du Mont Saint Helens, j’ai toujours été estomaqué par ces démonstrations de force semblables à des dieux resurgis de l’Antiquité : la foudre, le vent, le feu et la boue s’agitent dans le maelstrom cosmique.

Dernière exemple en date : les tornades qui s’abattent en ce moment sur le sud des Etats-Unis. Dans la vidéo qui suit, vous verrez qu’il vaut mieux ne pas se trouver à proximité tant ses monstres de la nature sont capables de tout faire voler, même des camions!!!!

 

 

A propos du Mont Saint Helen, voici une vidéo qui montre la déflagration causée par son réveil. Cela m’avait marqué à l’époque. C’était en 1980.

 

et pour comprendre (c’est l’épisode 4): les autres liens

épisode 1
épisode 2

épisode 3

épisode 5