La dame en noir

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La Dame en Noir

Réalisé par James Watkins

Avec Daniel Radcliffe, Ciarán Hinds, Janet McTeer…

 


 

Hier soir, seul devant la télé, j’ai voulu me faire peur en regardant ce film d’épouvante. On peut être circonspect  si on s’arrête sur le préjugé lié à l’acteur principal, Daniel Radcliffe, dont la palette de rôle n’a pas excédé celle de l’apprenti sorcier dans Harry Potter.

Second risque important : ce film s’annonçait comme le retour des studios Hammer, icône des films d’épouvante des années 60 avec son Dracula interprété par Christopher Lee. Entre un bon film et un coup marketing, il y a une sacrée distance.

 

Disons-le de suite : si ce film lorgne continuellement vers les classiques du genre, il le fait bien. L’ambiance victorienne entre obscurantisme et révolution industrielle, la maison gothique habitée de  poupées en porcelaines, d’animaux empaillés et d’automates grimaçants, tous les éléments d’un décor bien flippant sont rassemblées

 

Point d’effet spéciaux dans ce film ou de litres d’hémoglobine, tout est dans le suggéré, le flou, dans l’ombre furtive, dans le grincement, dans la porte fermée qui s’ouvre seule…. La bande sonore finit dans rajouter dans l’angoisse qui, mine de rien, vous enfonce un petit peu plus dans le canapé.

Même si on sait d’avance quand on risque de sursauter ou de voir sortir le démon de la boite, on est toujours le jouet de peurs enfantines.

En ce qui concerne Daniel Radcliffe, même si il ne crève pas l’écran, il s’en sort plutôt bien malgré la tendance à trop jouer des yeux écarquillés.

 

L’histoire elle-même reste classique : une jeune notaire se rend dans un petit village paumé dans le fin fond de l’Angleterre pour régler la succession d’un sinistre manoir paumé au milieu des marais. Bien entendu, de sombres événements ont eu lieu dans le passé,etc.

 

Peut être suis-je vieux jeu, peut-être suis encore dans le souvenir des cauchemars qu’avaient entrainé le visionnage de la Maison du Diable quand j’étais petit mais je n’ai pas trouvé ce film si nul que ça

 

Il n’a rien d’original mais rien de déplaisant non plus.

Il mérite un 6/10 tranquilou

 

L’Edito du Mardi du Lundi de pentecôte que je ne travaille pas suite à un accord de branche correspondant au secteur d’activité de mon entreprise

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Bonjour,

C’est avec une joie non dissimulée que j’ai profité de mon lundi de pentecôte hier.

D’une manière générale, ce fut le cas de beaucoup de monde

Pour les quelques qui ont travaillé, je ne sais pas si le jeu en valait la chandelle. J’étais en vadrouille à bordeaux hier et j’ai constaté que des boutiques étaient ouvertes. Néanmoins, je ne pense pas que les salaires dépensés pour ce jour soient compensés par l’activité commerciale étant donné le désert qui régnait dans ces magasins.

Sinon comment étayer ce magnifique Edito avec des sujets frôlant le coma de l’intérêt.

– J’ai planté mes tomates.

– J’ai rempli ma déclaration d’impôt….

Sinon, j’ai rencontré mon jeune voisin fan de Techno Hardcore qui avait eu la gentillesse de m’instruire sur le genre en foutant ses basses à fond jusqu’à 6h du matin il y a quelques semaines… J’avais tenté une approche amicale cette nuit là en venant toquer à coups de tatanes dans sa porte. Hélas, son appartement s’étant mué en énorme caisse de résonnance, le son provoqué par mon pied a atteint son oreille interne avec la force d’un pet de mouche.

Je n’avais pas appelé les flics ce jour là car je privilégie le dialogue et aussi que je ne me rappelle jamais quel numéro appeler…

Samedi soir, entendant vers 19h les premiers soubresauts d’un poum poum sourds annonciateur d’une nuit agitée, j’ai pris mon courage à demain pour aller au devant d’un futur quiproquo. Bien que cette personne soit juste derrière ma maison, il me faut faire un ample tour de quartier avant de franchir la lourde porte de son préau.

La première vision me confirmait immédiatement que c’était bien parti pour un festival de cardiologie en mode bersek.

Me tournant le dos, un individu triturait une console de mixage bon ton, deux énormes enceintes l’entourant. Il était temps pour moi de réagir. Tout de suite, j’adoptais une attitude pacifique faite de compréhension et d’autoritarisme de velours

– salut les Kids, alors on fait la teuf en écoutant du David Guetta. Moi aussi, j’ai été jeune et je n’hésitais pas à faire râler mon entourage en me servant de mon orgue bontempi. J’avais une cassette de Pump up the volume et une compil de Hip-Hop que je montais à donf avec le bouton Surround enfoncé pour amplifier les graves. Vous avez quoi comme cassette, des chrome? Parce que Metal, c’est de la merde. Le plus dur c’était de régler les equalizer. Fallait bien savoir les ajuster même si franchement ça changeait que dalle. Je te fais une copie rapide si tu veux?

Bon bref, ils ont vite vu qu’ils avaient à faire à un connaisseur et ils ont remballé leur matériel. Dans un geste de mec sympa et cool, je leur ai laissé mes disquettes Atari St où j’avais mis mes meilleurs compils de démos 8 bits avec une reprise de la musique du flic de Beverly Hills.

J’aurais pu tomber sur pire un fan de Metal…

 

Bonne semaine!!!

John Carter

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JOHN CARTER

Réalisé par Andrew Stanton
Avec Taylor Kitsch, Lynn Collins, Samantha Morton.

 


 

Ce Week-End j’ai regardé le gros flop de l’année de Disney à savoir John Carter. En général, un flop au pays du burger signifie un film de bonne facture pour nos terres pétries de Montaigne, de Descartes et de Jean Roucas.

John Carter, soldat déserteur et chercheur d’or fauché se retrouve catapulté sur la planète Mars, qui loin d’être aussi misérable qu’on le croit, est peuplée de nombreuses races. Deux cités s’affrontent pour le contrôle de la planète. L’une des deux semblent prendre l’ascendant grâce à l’aide inattendue d’une mystérieuse confrérie d’êtres puissants : les Therns. Ces derniers offrent à leur chef une mystérieuse arme : la neuvième lumière.

Je vais commencer tout de suite par mon avis général et synthétique : c’est super beau mais à côté de ça c’est vraiment pas terrible

Allons y maintenant pour le détail.

On dirrrrait que je serais la princesse que tu viendrrrrais me délivrer euhh...

Le scénario est vu et revu : le héros débarque dans une peuplade inconnue, passe par des actes initiatiques pour gagner leur confiance et sauve au final la princesse. L’intrigue est bancale à souhait et est avare d’explications légitimes : la neuvième lumière, qui des huit autres?.

Moi John Carter, je lui marave sa gueule quand il veut...

Du côté des acteurs, le bilan est aussi extrêmement mitigé : Taylor Kitsch (John Carter), acteur au nom prédestiné, ne brille pas vraiment même si son jeu d’acteurs n’est pas mauvais. On reste quand même toujours étonné qu’une personne qui atterrit sur un monde inconnu soit capable de maîtriser en 15 secondes un engin volant et se batte au sabre comme un pro….

Mais le pire dans le casting reste la princesse Dejah Thoris (Lynn Collins) qui joue comme aurait pu jouer une actrice du muet de l’époque du bouquin : elle en fait des tonnes, roucoule et joue à la scientifique qui ne comprend rien.

Les autres personnages n’ont aucun relief que ce soit Dominique West dans le rôle du vilain Général ou Mark Strong dans le rôle de l’éminence grise.

Tout le film fait vieillot avec un coup de patines de modernité. On aurait pu apprécier ce petit moment de nostalgie comme a si bien pu le faire JJ Abrahams avec Super 8. Mais je préfère encore revoir le Flash Gordon de 19 que me retaper John Carter. Ce film a tout d’un nanar de SyFy ou d’un épisode de Stargate.

Les seuls moments qui trouvent grâce à mes yeux sont les moments sur terre où l’intrigue est plus consistante. J’ai par exemple beaucoup aime le petit tour de passe passe de la fin.

Au final, je ne comprends pas l’intérêt d’avoir fait une adaptation d’un roman si ancien que tout remodelage à la lorgnette d’une vision contemporaine n’en ferait qu’un film indigeste

et paf : 3/10

 

Dark Shadows

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Mercredi soir, je suis allé voir de dernier Tim Burton.

Ca faisait un moment que j’avais laissé tomber ce réalisateur que j’aime particulièrement par son éclectisme et son humour tordu.

J’avais bien vu Alice aux pays des merveilles. mais il s’agissait plus ici d’une production Disney scénarisée par le studio que d’un Tim Burton comme on l’entend pour Edward aux mains d’argent, Ed Wood, Mars Attack ou Big Fish.

J’ai complètement zappé Sweeney Todd trop musical et trop culturellement éloigné (surement une erreur de ma part à rattraper)

Alors il était bien temps de s’y remettre et ce film en fut l’occasion.

Ceci dit, ce bel élan de pédanterie tombe totalement à l’eau puisque ce film n’est pas scénarisé par Tim Burton (même si scénarisé en partie par un habitué de Burton, John August) et est l’adaptation d’une série télé des années 60 inconnue en France.

Néanmoins la patte Burton imprègne largement le film au delà de la présence des acteurs habituels : Johnny Depp, Helena Bonham Carter ou même Michelle Pfeiffer vue il y a fort longtemps dans Batman.

 

En 1760, Les Collins, riche famille de Liverpool, émigre vers le nouveau monde pour y asseoir leur empire. Il fonde la ville de Collinsport et développe une industrie de pêche florissante. Leur fils Barnabas (Johnny Depp) repousse les avances d’une servante, Angélique Bouchard (Eva Green) qui s’avère être une sorcière. Folle de jalousie, elle se venge de Barnabas en assassinant ses parente et en précipitant Josette, sa fiancée dans l’océan. Barnabas se jetant à son tour devient un vampire. La population de Collinsport se retourne contre ses bienfaiteurs et enterre Barnabas dans la forêt, prisonnier d’un cercueil.

1972, nous retrouvons la même ville où la famille des Collins survit piteusement dans son Manoir décrépi. La conserverie est à l’abandon tandis que l’usine concurrente d’en face prospère. C’est alors que Barnabas est déterré lors de travaux de voirie. Redevenant chef de famille, il veut redonner au Collins la splendeur d’antan. L’ennui, c’est que la concurrence est au main D’angelina Bouchard la sorcière qui a traversé le temps, toujours aussi jeune, désirable et passionnée.

Ce film a tout du vaudeville : il est entrecoupé d’envolées lyriques et dramatiques que le caractère bouffon se tarde vite de tourner en dérision en accentuant leur futilité. Johnny Depp excelle dans ce petit jeu en  personnage maniéré et pompeux perdu dans les Seventies. C’est autant d’occasion de le confronter aux éléments les plus marquants de l’époque : hippies refaisant le monde, hard rock balbutiant (avec une apparition d’Alice Cooper de toute beauté) symboles les plus marquants de la société de consommation (Télé, Mc Do,etc).

Le film a tendance à faire l’impasse scénaristique sur pas mal d’éléments en évacuant vite fait tout ce qui n’est pas en rapport avec le coeur du film : les confrontations entre Barnabas et Angelina. Le personnage de Josette/victoria, Carolyn Stoddard ou de David sont très peu mis en avant sauf quand leur présence est indispensable. Cela donne lieu à des impressions de coup de théâtre dignes de Scoobidoo. Mettons à part Michelle Pfeiffer et Helena Bonham Carter dont la prestance compense leur faible implication.

Si le film fait la part belle aux idéaux de l’amour éternel et pur, il va sans dire que la relation de Barnabas et Angelina s’amuse à pervertir ces beaux discours. Entre étreinte et combat, ces deux là semblent ne jamais pouvoir se défaire l’un de l’autre. Le jeu d’acteur déployé à cette occasion est formidable : Johnny Depp s’en sort toujours très bien quand il s’agit de jouer sur les tableaux de l’hypocrisie patiné de grandiloquence. Eva Green est à la fois sublime et carnassière à souhait, déployant un sex appeal destructeur.

Ce film m’a beaucoup plu. S’il n’est en soit pas révolutionnaire, sa réalisation, son jeu d’acteur en font un vrai moment de divertissement. la performance des deux acteurs principaux rattrapent largement les tendances à évacuer certaines parties de l’histoire.

Sans hésiter, un bon 8/10

 

Slow flood

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Parce qu’il est enfin 18 heures et qu’on peut prendre le temps de faire une pause chronophage sur « zero-sociaux » et autres « dans ton chat ».

Voici un site pas stressant du tout puisque il est spécialisé dans les vidéos lentes très lente.

Alors baissez le siège, affalez vous mais pas trop loin du clavier pour faire un « alt+tab » au cas où et profitez du spectacle de Ultraslo

 

 

 

 

 

Alef-Thau : un bon début, une mauvaise fin

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Au milieu des années 80, je commençais à m’intéresser aux Bds sites adultes.

– Mon argent de poche atteignait des niveaux records astronomiques grâce aux boulots d’été

– Un magasin de BD ouvrait à Bayonne (Merci Gribouille).

– Je profitais des collections des mes inestimables oncle et tante quand j’allais à Bordeaux

Parmi les premiers achats d’un longue série, il y eu d’abord L’Incal de Moebius et Jodorowsky. Cette série fut le germe de la découverte de nouveaux auteurs et séries par ricochet : Parmi celles-ci, il y eut vite Alef-Thau.

Cette série raconte les aventures d’un enfant né sans jambes et sans bras, qui d’aventures en aventures retrouvera son intégrité physique. Il découvrira que le monde qui l’entoure n’est en fait qu’une complète illusion générée par des « immortels » pour éduquer leur progéniture.

Le scénario demeure toujours aussi original, écrit par un Jodorowsky au meilleur de sa forme. Derrière l’aventure se cache bien entendu plein d’allusions philosophes et mystiques : le nom Alef-Thau est ainsi constitué de la première et dernière lettre de l’alphabet hébraïque. Malkouth, une guerrière, renvoie directement à la Kabbale

Le Dessin est assuré par un jeune dessinateur Arno dont le style s’éclaircit au fur et à mesure des albums sans perdre en maîtrise. Par contre le dernier album de la série a été dessinée par Covial du fait du décès prématuré d’Arno.

La  série a ensuite connu une suite, « le Monde d’Alef-Thau » toujours imaginée par Jodorowsky et dessinée par Marco Nizzoli. Mais comme souvent avec Jodorowsky, après le meilleur on a le pire. L’histoire est sans saveur, alternant entre ésotérisme et psychanalyse à deux balles, rendant encore plus indigeste la lecture.

Reprenant à son compte la dualité Arno/Alef-Thau, nous voici de retour dans le monde fantasmagorique de la première série mais sans le plaisir initial. le scénario est simpliste à coups de dualité cousue de fil blanc (Inconscient, conscient) et de linéarité monotone : une rencontre, un combat.,etc.

Le dessin qui reste correcte est néanmoins sans saveurs.

Un premier tome était donc paru en 2008. J’avais du le lire, émettre une « mouaisss, bof,bof) et le ranger dans un coin d’étagères.

Je ne pensais plus vraiment à cette série jusqu’à ce que je tombe par hasard sur le tome 2 sorti quand même en 2009 !!!

Parce que j’aime bien avoir des séries complètes et par sens du devoir, j’ai acheté et lu ce second volume, ce qui n’a fait que conforter l’intérêt mineur de cette suite qui ne semble même pas croire en elle.

Un tome 3 est prévu…. Que j’achèterai

Puis je relirai Alef-Thau, le seul, l’unique, qui depuis 30 ans est de tous mes déménagements.

Je vous invite à en faire autant : lisez la série originale et laissez tomber cette suite insipide.

 

La main baladeuse

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Il n’y a pas si longtemps, je vous avais causé d’une interface embarquée assez bluffante

En voici une nouvelle qui dépasse l’entendement. C’est tellement bien fait que de prime abord, on crie au fake, à l’arnaque.  Même pas !! Ce produit, fruit du travail de deux ingénieurs mathématiciens remporte haut la main le concours de la réactivité et de la précision.

Le pire dans tout ça, c’est que le petit boitier magique ne coûte que 70$

Le seul hic, c’est que dix minutes de manipulation et vous avez les bras qui plie sous la fatigue. Je laisse le côté ridicule de la chose quinne l’impression à tout observateur qu’on fait des guilis à son écran.

 

 

La démo fait très propre mais d’autres démonstrations vues ici ou là, lèvent le doute sur la capacité de la petite boite

 

 

 

Machinarium

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Voici un petit jeu simple beau et prenant. Si avec ça vous n’êtes pas alléché…

Il ne s’agit pas d’un jeu tout frais sorti. il date de 2009. Je n’y ai joué que parce qu’il vient de débarquer sur les tablettes Androïd.

C’est un jeu classique d’aventure /puzzle old-school. on y incarne un petit robot balancé dans une décharge. Démembré par le choc, il nous appartient de le reconstruire et de comprendre ce qui a pu lui arriver. Il faut interagir avec les objets du décor, résoudre des casse-têtes pour avancer dans l’histoire. Le petit robot peut stocker tout ce qu’on ramasse, s’en servir quand l’occasion se présente et ajuster sa taille pour rapetisser ou atteindre des lieux hauts placés.

L’histoire est linéaire et simpliste (délivrer son amie et se débarrasser des trois brutes à l’origine de ses malheurs). On retrouve le classicisme des jeux où on avance qu’à coups de « je clique partout pour voir s’il se passe quelque chose » et de petits énigmes faites de rouages et autres billes.

Ce qui rend ce jeu si prenant est avant tout :

– une ambiance très attachante. Comme Pixar avec Wall-E, les créateurs du jeu ont réussi à rendre attachant tout le petit monde qui s’agite dans la cité robotisée et pourtant si archaïque. Tout est à moitié rouillé, fait de bric et de broc, grince, goutte et fuit. Pas de longs dialogues non plus : la narration se fait à travers des bulles où les propos sont animés dans de petite scénettes. La bande sonore est extrêmement réussie : les cliquetis et autres grésillements s’accouplent dans un brouhaha électronique.

– Des graphismes très réussis : pas de 3d ici, juste des paysages presque griffonnées et touffues parsemées de petites animations. Les traits sont malgré tout fins, les couleurs rendent bien la sensation de rouille et de métal. Chaque tableau est en soit un vrai moment de découverte lors du jeu. Le design est un croisement entre Terry Gilliam et  Miyazaki. Les créateurs du jeu sont tchèques, on y retrouve les influences des films d’animation des pays de l’est.

– Les énigmes : sans être complexes, elles sont assez difficiles pour vous énerver un peu. Machinarium comprend aussi quelques mini jeux rigolos : un space invader, un puissance 5. Une aide à deux niveaux est proposée pour chaque niveau : une petite bulle explicative ou, plus dur, un solution directe accessible qu’en réussissant un petit shoot’em up.

 

On tombe vraiment sous le charme de ce jeu ce qui réduit d’autant plus sa durée de vie (plutôt courte)  : il est très difficile de décrocher tant qu’on n’a pas fini.

Il existe sur plein de plateformes à des prix divers : Ios, Androïd et PC. Il vaut mieux y jouer sur Tablette, cela revient largement moins cher (4€ contre 10€).

Une démo est d’ailleurs disponible à cet adresse : Machinarium.

Ce jeu a été conçu par un petit studio indépendant, Amanita désign

L’Edito du Lundi

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C’est incroyable!!!!

En une journée, nous avons fait un bon de 6 mois dans le futur. Nous voici rendu en novembre avec de la flotte et du froid. Cette année, pas d’été et son soleil pourvoyeur d’optimisme béat de de rien-à-branler des guerres, des attentats. On va directement passer du gris humide et froid au clair obscur trempé et glacé.

Automatiquement, cela va entraîner quelques changements dans la vie de tous les jours :

– Nous recevrons bientôt l’avis d’imposition avant d’avoir rempli la déclaration.

– Pas de jeux olympiques

– On ne verra pas la défaite de Jean François Copé aux législatives.

Ce serait assez vertigineux d’être catapulté d’une demie année dans le futur en ayant conscience de la chose. je ne parle pas de votre seule personne mais de tout le monde. Une espèce d’amnésie générale : 6 mois d’actions réalisées mais non vécues. Ce serait une expérience intéressante… Découvrir que votre femme vous a quittée, qu’elle même ne s’en rappelle pas non plus et que seules les formalités administratives sont là pour le prouver.

Notre société serait elle s’en remettre? Saurais-je m’en remettre alors que j’oublie où j’ai posé mes clefs de bagnole 30 secondes après les avoir posées?

Heureusement pour nous cela n’arrivera pas. Le beau temps reviendra et le Temps reprendra son cours linéaire et imperturbable. Intéressant de noter la corrélation entre temps et Temps : quand il fait froid et humide, le temps se dilate et les journées sont longues à passer. Quand le climat se réchauffe, le temps s’accélère et on ne voit pas les journées passer.

C’est terrible combien un repère aussi rythmé et mathématique que le temps qui passe est soumis aux aléas de la subjectivité : il fuit, traine, s’accélère, s’arrête selon notre humeur, notre âge et nos occupations. Pas facile dans tout ça de jongler entre l’essentiel et le superficiel. J’ai  toujours été fasciné par la notion du Kairos grec : un point d’inflexion induit par une décision qui suggère un avant et un après. cela pourrait s’apparenter à la notion de « saisir l’instant« , de capter intuitivement le bon moment et de faire un choix qui détermine un futur possible. Ce que j’aime dans ce mot c’est qu’on comprend intuitivement ce qu’il veut décrire sans vraiment trouver les mots pour l’expliquer. C’est peut être une impression de déjà-vu, mais du futur.

Mais je m’égare, je dévie d’une minute vers le brouillon. Je passe mon tour et mon temps…

Bonne semaine

 

Machine arrière

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Il y a un truc que j’ai en général évité sur ce blog, c’est de causer technogeekerie. Foncièrement, j’en suis un vrai de vrai. J’ai du matos en veux tu en voilà et je passe mon temps à réfléchir au meilleur moyen pour le dézinguer. C’est un peu le syndrome de la mobylette.

A l’adolescence, tout fier de son engin pétaradant, on le décalamine, on lui met un pot ninja/cobra, on lime par ci, on trafique par là. La récompense de tout ce cirque, c’est qu’un fois, dans une descente, vent dans le dos, l’aiguille du compteur de votre 103 SP a flirté avec le nombre 80. Pour les plus fougueux, on se fera suivre par un type en voiture pour vérifier la vitesse exacte. Pour les plus matheux des boutonneux, on aura calculé au poil de cul prêt en comparant distance et temps avec une moyenne harmonique que seuls les initiés savent maîtriser (en gros les souffre douleurs des caïds du collège).

Fier du résultat obtenu, on tente encore de se surpasser : on trafique le mélange, on vire le surplus, on met un bidule machin commandé sur un site chinois. 75 km/h, 77.5 km/h…. C’est la course folle vers l’infini et au delà jusqu’au  coup de vis de trop qui grillera fatidiquement le moteur : ouahhhouh 2.5 km/h !!!!!  (vitesse moyenne estimée du gars qui marche piteusement  à côté de sa mobylette en rade sur le bord de la route).

Enfin, moi je dis ça mais j’ai jamais eu de pétrolette. Le summum du bricolage sur mon vélo a été de mettre une sirène de police sur le guidon…

Tout ça pour vous dire qu’il y a une façade de ma vie qui a été passée sous silence sur ce site : pourrir l’électronique.

Si je fais le compte, en ce moment j’ai : une télé 3d, un HTPC, 2 tablettes androïd, un téléphone Androïd, un PC et deux NAS (et quelques autres saloperies dont la honte m’empêche de parler).

Voici mon aire de jeux…

Toute le paradoxe est d’améliorer sans pour autant perdre le fruit d’un long labeur.

Quelques exemples :

– les NAS: vous avez emmagasiné quelques Teras de films et séries dans un petit boitier qui ne demande pas plus d’entretien qu’un bibelot de Gifi. Et pourtant très vite le démon s’empare de vous pour que ce havre de stabilité devienne un champ miné. Vous commencez à tester le paramétrage offert et constatez ces limites. Vous écumez les forums pour savoir comment ajouter des applis non prévues, comment rooter pour faire du telnet.

Irrémédiablement cette fuite en avant finira par la même question : Comment réinitialiser mon Nas parce que je l’ai briqué comme un con. Pour les non initiés, « Briquer » veut dire que votre joli petite boite noire peut maintenant vous servir de presse papier à la différence notoire qu’une petite lumière rouge clignotante vous rappelle à juste titre que vous êtes une buse….

L’autre danger du Nas, c’est aussi quand il partage sa multiprise avec l’arbre de Noël que votre fils éteint et rallume depuis la dite multiprise. Mais ceci est une autre histoire.

 

– Le boitier multimédia : le summum de la coolitude pour tout geek qui se respecte. J’ai commencé à mettre un doigt de pied dedans en achetant un Emtec s120h. En toute franchise, il remplissait bien son rôle : il lisait tout sans broncher. Par contre l’interface était minimaliste et j’ai commencé à rager en voyant ce qui se faisait à côté chez Popcorn, duneHD : gestion des pochettes, des résumés,etc.

Etape un : forceps. Ecumage des forums anglais, allemands et italiens pour trouver un firmware alternatif permettant de faire n’importe quoi pourvu qu’on puisse le faire. Le résultat fut à la hauteur : briquage, sueur froide, engueulade avec tout ce qui pouvait passer dans la pièce, forum, bootage, rebootage,rerererere….. Et miracle ça repart

Etape deux : résignation. Ce boitier ne méritait pas ce que je voulais faire de lui : repaquetage,revente d’occase et désignation de la future cible, le Live Hub de chez Western Digital. Un choix guidé aussi bien par de bonnes critiques que par des contraintes budgétaires.

Si il était indéniable que ça avait une autre gueule (interface magnifique,  gestion des pochettes), très vite, les limitations d’un système propriétaire se font sentir : pas de gestion des séries, des infos mais en anglais uniquement et toujours cette saloperie de concurrence qui vous fait baver (Zapiti, xbmc). C’est la rechute après un temps à la fois déterminé par l’agacement et le regard suspicieux de votre compagne qui voit dans le début de ce comportement le ferment du mode tête de con de bibi et des cliquetis du clavier jusqu’à pas d’heures.

Et c’est parti : forum, manipulation timide puis hasardeuse, plantage, retour arrière en catastrophe pour un final pas si misérable que ça : vous connaissez le xml, vous savez manipulez des éditeurs de contenus et vous partagez votre travail avec une communauté internationale… Mais si la vitrine est belle, la moindre modification vous oblige à tout refaire de fond en comble…

On change de crèmerie de nouveau avec un mini pC à la sauce Xbmc. L’avantage de ce système est la possibilité d’installer ce qui me fait plaisir sans me soucier de savoir si c’est possible. L’autre avantage, c’est que Xbmc est trop obscur pour que je m’aventure à regarder dans ses entrailles…

 

Je pourrais vous causer ensuite des tablettes et téléphones marinées à la même sauce de la Rom alternative branlante et chaotique. Mais vous aurez bien compris que les cheminement reste le même.

Avec le temps, heureusement vous commencez à avoir des réflexes salvateurs : sauvegarde, sauvegarde, sauvegarde….

Vous comprenez qu’il y a certains matériels qu’il faut préserver de toute manipulation parce que le bénéfice est risible. Je n’ai jamais cherché à rooter ma tablette Asus Transformer parce qu’au delà de l’exploit, ça ne me sert à rien.

Je sais bien que tout ceci ne procure qu’incompréhension et incrédulité pour la plupart des gens qui ne voit là que perte de temps et d’argent.

Pourtant le goût du défi et l’envie de comprendre est elle si éloignée que celui qui va démonter le moteur de sa voiture ou disséquer une grenouille?

S’intéresser à l’informatique, bidouiller sont socialement jugés comme des activités puériles sans valeur ajoutée comme peuvent l’être le fait de lire de la BD, regarder des dessins animées ou autres cultures encore jugées déviantes et non productives.

Personnellement, ça a toujours été pour moi un véritable laboratoire à surprise prompt à faire marcher les méninges, m’ouvrir à la connaissance par des manières détournées. C’est aussi le plaisir de se fondre dans une communauté de gens passionnés, d’écrire en anglais et d’aider les autres.

On ne se refait pas. Je n’ai jamais eu de mobylette à 13 ans mais j’empruntais la calculatrice Sharp de mon père pour faire des programmes en basic dessus. Et le vélo, c’est bon pour la sante !!!

 

PS : au départ cet article devait parler d’un jeu. Ce sera l’objet de l’article qui suit.

 

 

L’Edito du Lundi de fin de semaine

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Oui bon ok, ok, c’est un peu mort sur le site

Mais j’avais prévenu, que je me reposais un peu ce mois ci. J’ai d’autres trucs à m’occuper et avec le beau temps je déprime moins sur la route ce qui fait moins de raisons de m’étendre ou m’épandre.

En plus, je m’en serai voulu de faire de l’ombre à ce gouvernement si fraichement composé. Imaginez que je mette une photo d’une licorne ou d’un chien girafe et c’est tout un plan de communication qui s’effondre.

De toute manière, ce sera bien fait pour leur tronche à ces ministres illégitimes d’un gouvernement illégitime d’un président élu sur un malentendu. C’est là une des grandes idées de la droite qui s’agite comme la mouche à la surface de l’eau d’une piscine : le jean de Duflot, les drapeaux rouges, le salaire des ministres et la gauche élue par erreur. C’est bien simple, s’il n’y avait pas eu de candidats socialistes pour lui voler sa victoire, Sarkozy aurait été de facto élu comme le veut une majorité de Français. 51% de français, ça ne fait même pas une majorité ou si peu.

C’est l’ennui des démocraties, c’est qu’elles peuvent vous priver d’une victoire largement méritée. Pour l’UMP, il faudrait faire une revanche. Ils y pensent très fort avec les législatives qui pourraient remettre le pays dans le droit chemin en nous préservant de la menace bolchevique.

Et si ils se gaufrent ici aussi, demanderont-ils à jouer le Belle? Ils vont aussi se rouler par terre et réclamer un sac de billes ?

Je vous laisse méditer tout cela avec ce tract d’Eric Raoult, habituel aboyeur public du bon gout et de la sentence balai de chiottes.

Because of you

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On ne parle pas assez de Pierre Bachelet sur ce site

C’est juste peut être parce que je m’en tamponne complètement.

Mais pourtant comment ne pas se rappeler d’interprète inoubliable des corons, marionnettistes, quand on aura 20 ans en l’an 2001, thriller et autre Voodoo Chile….

Il a fallu que je zappe sur Champs Elysées ce samedi pour tomber sur le chanteur à grande bouche.

Ce qui me revient surtout en mémoire chaque fois qu’on cite ce chanteur, ce sont plus ces bande originales de film comme « Emmanuelle » et « Les Bronzés font du ski ».

C'EST MOI QUI L'EST FAIT

Et c’est là que commence l’histoire dans l’histoire. Accrochez-vous c’est parti…

1979, Pierre Bachelet compose cette musique de film. Par contre l’interprète, un illustre inconnu, s’appelle Jean Denis Perez. Pour sa prestation, il touche un cacheton de 2000 francs (850 euros)

Depuis le film a eu le succès que l’on sait et sa chanson avec…

2000 :  Jean Denis se réveille d’un coup et se dit mais bon sang, mais au fait, j’ai jamais touché un fifrelin en droit d’interprétation. Que cela ne tienne, le monde du show bizz est un monde merveilleux uniquement composé de gens honnêtes et vertueux. La preuve, à l’époque, j’ai été assez con pour ne rien faire notifier par Contrat.

La société productrice l’envoie bouler avec le postulat que l’interprète est une interprète. Que cela ne tienne, Jean Denis porte plainte, et se lance à la recherche de tous les témoins de l’époque pour leur faire certifier que la voix haut perchée de la chanson, c’est bien lui. Il réclame 800 000 euros de droits et de préjudices

2005 : les Prud’hommes lui donne raison mais la Société d’édition fait appel de la décision

2009 : Le tribunal d’appel de Versailles demande une expertise technique pour être sûr sûr que c’est bien lui qui chante. Celle ci conclue positivement en faveur du chanteur

2010 : la Chanteur est enfin reconnu comme l’interprète de la chanson. Mais une expertise est demandé pour estimer le montant des dommages et intérêts à réclamer.

2012 : La cour reporte sa décision pour éviter une contradiction de décision au motif que la société d’édition s’est pourvue en cassation en jugeant que la prescription de l’affaire entrainait sa nullité.

 

Bref  plus de 30 ans après c’est le gros bordel, Just because of Pierre Bachelet.

 

 

 

 

Ne regardez pas…

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…Les séries qui ne seront pas reconduites faute d’audience

On avait déjà eu le droit à « Flash Forward » et « The Event ». En ce moment, le couperet est en train de tomber pour celles démarrées l’année dernière

Exit donc :

– Alcatraz : nous ne seront jamais le pourquoi du comment de la disparition des locataires de la prison d’Alcatraz. Tant pis pour le Cliffhanger…

– Awake : Nous ne serons jamais quelle est le vrai monde de Michael Britten, celui avec son fils vivant ou celui avec sa femme vivante.

C’est aussi le cas de : Ringer, The Secret Circle, Are You There, Chelsea, BFF and Bent que je ne connais pas.

Par contre les séries « Once upon a time« , « Touch » ont été renouvelées ainsi que Fringe pour une ultime saison.

Alors pour ceux qui compte les regarder sur TF1 ou Canal, réfléchissez y à deux fois

Pour un récapitulatif complet, le site Sérieslive fait ça très bien.