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La Page Blanche : Pénélope Bagieu et Boulet

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La Page Blanche

Scénario : Boulet

Dessin : Pénélope Bagieu

Delcourt


Une bande dessinée, c’est comme un album de musique, il faut le lire plusieurs fois avant de savoir si on l’appréciera ou pas. Ou du moins en ce qui concerne la page blanche se laisser le temps de la digestion.

Car de prime abord, sa lecteur laisse une impression de creux, d’inutilité et d’inintérêt.

Ce livre nous raconte l’histoire d’Eloïse qui sur un banc de Paris ne sait plus qui elle est. Amnésique, elle ne se souvient de rien en ce qui la concerne, sa vie et son entourage. Autant elle se souvient qui est Britney Spears et Marc Levy, autant rien ne lui vient à l’esprit quand elle essaie de se souvenir de son nom ou de son travail.

A partir de là, de quelques indices, elle va tenter de remonter la piste de son identité et des raisons de son amnésie.

On pourra surement faire beaucoup de critiques sur le dessin (parfois très moche), sur le scénario parfois trop empreint de Boulet dans les délires (le coup des fins multiples). On pourra regretter l’étalement sur 200 pages trop clair et trop en ligne claire. On pourra s’étonner de la manière dont Eloïse mène l’enquête en se défaussant des manières les plus logiques de le faire (Elle traine à passer par la case Médecine). Parfois, certaines scènes sont cousues de fil blanc ou ont un air de déjà-vu (le coup du passage chez les psys).

Tout ça laisse certainement un gout amer quand on a payé 22 euros ce pavé un peu léger.

Mais on peut reconnaître que Pénélope Bagieu a abattu un sacré boulot avec des planches au découpage complexe et souvent chargé. Certaines cases souffrent cependant de problème de perspective (la plus bizarre à mon sens est celle avec les agents du FBI du début). Ensuite on ne peut pas lui faire le reproche d’avoir son style bien à elle.

Ensuite on peut s’interroger pour voir ce qui se cache derrière ce creux ou pour se rassurer de son achat, au choix

Car ce n’est pas l’amnésie qui frappe Eloïse mais juste le fait d’avoir oublié ce qu’elle elle est. Sans vouloir vous révéler la fin de l’intrigue, Eloïse cherche souvent plus à s’imaginer qu’à se retrouver (il suffira de penser à l’épisode de la balançoire).

Après tout, le mythe de la page blanche renvoie plutôt à l’angoisse de l’écrivain qui partant de rien invente une histoire. Il en va de même ici.

6/10 avec ma bienveillante indulgence.

 

PS : Pour ceux qui veulent avoir un avant goût, Boulet a mis en partage le premier chapitre sur son site : Cliquer ici.

Car Bonhomme, il va mourir…

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… De mort Naturelle

Titre prédestiné alors que derrière moi résonne la voix de Georges Brassens et de sa supplique pour être enterré à la plage de Sète.

Quel plus triste destin que la fin du bonhomme de neige irradié par les rayons de soleil, voyant sa vie le quitter goutte à goutte, la chaleur creusant son corps en crevasse décharnée.

6 jours ont passé depuis que j’ai fait mes affreux bonhommes. Le froid qui se poursuit prolonge leur existence et leur agonie. Au contraire des châteaux de sable qu’ont détruit sur la plage d’un pied vengeur avant de partir (pas question qu’un autre gamin en profite), je laisse ces patibulaires bonhommes subir chaque jour le courroux de Phaëton.

 

  

 

  

    

 

 

Agip-ologie

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Ouais Youhou, enfin un nouvel article tiré de mes aventures trépidantes sur le chemin du boulot !!!

Ce matin, sur la rocade de Bordeaux, alors que mon cortex carburait un max pour savoir si il fallait que je me place à gauche, au milieu ou à droite, les yeux ont légèrement quitté la route pour se poser sur la station service de bord de route.

Pour les connaisseurs, je parle de la station avant la sortie de Talence sur la voie intérieure : Dans un espace ridicule, ils ont réussi à caser une station, une cafétéria, un marchand de brioches, un parking et tout ça protégé par une muraille de béton. Le fournisseur en Hydrocarbure de ce lieu de villégiature est la Société Agip. De ce que je me souvenais, c’est un peu l’équivalent italien de Total.

Mais ce qui a particulièrement attiré mon attention cette fois-ci, c’est la particularité de leur logo, une espèce d’animal noir mi chien mi lion qui crache des flammes rouges sur fond jaune. Je n’avais jamais fait gaffe (où alors ci mais je ne m’en souvenais plus) mais la bestiole n’a pas le nombre de pattes réglementaires. Après vérification, elle en a en fait 6 comme le montre le logo à droite.

Encore plus rigolo, c’est toute l’histoire qu’il y a derrière ce logo (comme souvent) et le pourquoi des 6 pattes.

 

En 1952, AGIP organisa un grand concours populaire pour choisir son nouveau logo. il y eut 4000 réponses et il fallut 14 séances au jury composé de personnalités italiennes  de la culture et de l’art pour choisir le gagnant : cet espèce de Chien héraldique crachotant. La véritable explication de ce dessin ne sera jamais possible car l’auteur véritable inscrit sous un prête nom ne fut connu qu’après la mort de celui ci : Luigi Broggini, un sculpteur et designer italien mort en 1983.

Il faudra se contenter de l’explication officielle de la marque : « les six pattes de cet animal imaginaire représentent les quatre roues d’une voiture et les deux jambes de son conducteur. Symbiose entre la machine et l’homme, ce centaure moderne incarnerait l’idée de vitesse associée à ce mode de transport. » Fascinant non ?

Bien sûr cette explication ne satisfera pas grand monde et chacun ira de sa petite théorie : mythologie grecque ou africaine, légende locale, résurgence de la louve de Romulus et Rémus. Et pourquoi pas une explication mathématique de ce genre ?

 

Depuis les années 50, le logo a subi très peu de modifications à part un petit dépoussiérage pour réduire sa longueur.

 

 

Pour l’anecdote, il existait un pendant félin pour la distribution de Gaz mais celui ci a disparu depuis. C’est marrant combien il rappelle un pokemon.

 

 

c’est fini !!!!

 

Alcatraz

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Alcatraz

créée par Elizabeth Sarnoff, Steven Lilien et Bryan Wynbrandt

produite par J. J. Abrams


 

les wc : au fond à droite

J‘ai trainé des pattes avant de regarder cette série. C’est tout simplement la crainte d’être déçu qui semaine après semaine m’a empêché de visionner la dernière production de JJ Abrahams (Alias, Fringe, Lost). J’ai le même blocage avec la dernière saison de Breaking Bad : allez savoir pourquoi, je ne suis pas allé plus loin que l’épisode 2 alors que j’ai englouti les autres saisons à la vitesse V.

Alors hier soir, dans un acte de folie que je ne m’explique pas encore, j’ai regardé les deux premiers épisodes.

Posons tout d’abord le décor, ce qui n’est pas trop dur avec un tel titre.

Officiellement la Prison d’Alcatraz (dans la baie de San Francisco sur l’île du même nom) a été fermée en 1963 pour des raisons de coût de rénovation trop important. Mais que nenni pas du tout en fait, bandes de pauvres hères crédules. Lors d’une visite de routine le 21 mars 1963, deux policiers retrouvent la prison vide : prisonniers et gardiens (300 personnes) se sont évaporés. Rien ne permet d’expliquer ce phénomène, tout semble normal hormis ces disparitions : les moteurs ronronnent, tout est éclairé, et chaque cellule conserve les affaires des prisonniers.

50 ans plus tard, des prisonniers réapparaissent aussi mystérieusement, non affectés par le temps et les événements. encore plus mystérieux, chacun se retrouve en possession d’objets (en général une clef) , de moyens de paiement et semble animé d’un but précis (en général rattraper leur passé en se vengeant).

Je crois qu'on qu'on a endormi tout le monde

Avec les cadavres qui apparaissent dans leur sillage, inévitablement la police s’en mêlent en la personne de L’inspecteur Rebecca Madsen (on a fait mieux au niveau charisme) qui plus fufutte que les autres comprend que c’est pas normal tout ça. Pour l’épauler dans cette enquête hors normes, elle fait appel à Diego Soto, un spécialiste d’Alcatraz, scénariste de BD à ces heures, geek, spécialiste de Photoshop et de la répartie inutile.

Pour que le série gagne en épaisseur (ou en lourdeur au choix), une personne un peu mystérieuse débarque comme de par hasard pour dire que cette histoire le concerne, badge super sérieux à l’appui, circulez, y a rien à voir. Dans le rôle du méchant pas méchant, on a déterré Sam Neill spécialiste du genre.

Mais comme faut bien faire une série, on met tout ça ensemble, on secoue bien fort à coups d’antagonismes, de révélations chocs sans trop en dire parce qu’on a prévu une saison. Car pour qu’une série pas d’un statut « un épisode, une histoire » vite pénible, il faut y rajouter un fil conducteur mi-fantastique mi-complotiste à la sauce Lost.

Pour résumer, après deux épisodes, on se demande comment tout cela va continuer tellement on se sent saisi par l’ennui. La réalisation et la savoir faire américain permet de sauver les meubles et de nous permettre de gober ça sans trop nous plaindre

Il faut vraiment espérer qu’on aura droit à un coup d’accélérateur sous peine de s’endormir au volant.

 

 

 

Old School

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Il y a des phénomènes constants dans toutes les séries américaines avec des kids :

– le bal de fin d’année

– le binoclard à bretelles, membre du club d’échecs

– l’alcool avant 16 ans, la drogue

– la tricherie

– le massacre de masse

J’en passe et des pires….

Un autre grand classique : le concours de sciences (avec le concours de vocabulaire) : autant d’occasions d’expériences immondes avec des hamsters, des planètes en polystyrène, des volcans en papier maché ou des lancers de fusées.

En général, ces concours sont l’apanage des loosers de série à grosses lunettes, bretelles et porte-stylos comme le Steve Urkel de la vie de famille

Depuis, ce dernier a grandi et est devenu Président des Etats-Unis et doit se cogner à son tour des concours à la con avec des canons à guimauve…

 

 

La main de l’Artiste

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On pourra dire ce que l’on veut de Google mais c’est quand même un outil merveilleux pour tomber sur des trucs sympas à 100 lieux de ce que l’on cherchait.

Par exemple, je suis tombé sur cette image pour mon article précédent.

 

 

Aucune information sur l’origine de cette main n’était donnée.

Re-google : « main dans le sable », « hand in ze sand »… Pour finir par trouver qu’elle est l’oeuvre d’un sculpteur chilien, Mario Irarrázabal.

Cet artiste semble plutôt obsédé par les mains : il est à l’origine de quelques créations monumentales comme cette main géante en plein coeur du désert chilien haute de 11 mètres en fer et en ciment.


 

D’autres mains fleurissent ici et là dans le monde.

 

Mais ce n’est là que le début de la découverte… En continuant à chercher quelques infos sur ce sculpteur je suis tombé sur un petit bijou de site : Artificial Owl.

Ce site est un lieu de référencement mondial de toutes les lieux et objets abandonnés par l’homme : sculpture, bâtiments militaires, centrales nucléaires jamais terminées,etc.

C’est une mine d’informations et de découvertes, un site à vous scotcher une après midi devant votre écran.

Par exemple, j’ai appris qu’il existait un buste géant de Ferdinand Marcos, l’ancien dictateur des Philippines. Mais que celui ci avait très mal survécu à la chute du régime comme le montrent ces images (Avant/ Après).

 

 

 

Au fait, un sac de billes offert à celui qui me retrouve la théorie scientifique qui définit le fait de chercher quelque chose et de tomber finalement sur toute autre chose et ainsi de suite….

MAJ de 16h16 : il s’agit de la Sérendipité :). cet article renvoie lui-même vers un article aussi intéressant : les découvertes qui sont le fruit du hasard…

Art et Finance

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Deux manières d’être philanthrope et Mécène dans ce monde de brutes.

D’un côté Facebook qui s’apprête à rentrer en bourse pour un montant aussi astronomique qu’indécent. Ce futur évènement a déjà fait un heureux en la personne de David Choe, un artiste américano-coréen, qui avait touché comme rétribution, pour avoir fourni quelques peintures en 2005 au siège de Facebook, une participation dans la société. La dite participation est actuellement valorisée à hauteur de 150 millions de dollars. Triste époque où un artiste devient millionnaire en vendent des croutes à quelqu’un. Il fut un temps où c’était l’acquéreur d’une oeuvre d’art qui devenait millionnaire en offrant des croutes (de pain) à l’artiste. Van Gogh doit hurler fort dans sa tombe le pauvre. S’il avait vécu de nos jours, il aurait crié sa rage sur sa page Facebook.

 

De l’autre Côté Apple, machine à Cash internationale avec 97 milliards de dollars dans le portefeuille. L’ennui c’est que le portefeuille se balade dans plein de vestons. Du fait de leur structure en filiale, sous filiales et sous-traitance à gogo pour payer moins d’impôts, les deux tiers du pognon se retrouvent à l’étranger. C’est assez ennuyeux, si comme Picsou, on veut tout mettre dans une piscine pour plonger dans les pièces jaunes. Rapatrier les pépètes sur le sol américain coûterait au bas mot à Apple 22 milliards en impôts et taxes variées : quel dommage !!!!!

C’est pourquoi Apple s’évertue à coup d’actions judiciaires et de lobbying à pousser l’idée d’une amnistie fiscale lui permettant le rapatriement à un tarif vraiment préférentiel. Argument avancé : cette manne serait source d’emploi et d’investissements. C’est trop mignon!!

L’ennui c’est que la dernière opération fiscale du genre qui a eu lieu sous Bush Junior n’a a pas été un grand succès en terme de redistribution à part pour les actionnaires qui ont récupéré 98% du pactole rapatrié.

Mais peut être Apple veut il seulement augmenter le montant de ses oeuvres caritatives qui se monte quand même à… 100 millions de dollars cette année. Apple n’avait jamais communiqué préalablement sur ses bonnes actions mais leur petite bisbille avec les chinois suicidaires et les conditions générales des travail les ont forcé à jouer sur la corde sensible.

 

 

 

 

Cadavres à la pelle

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Cadavres  la pelle (Burke and Hare)

de John Landis

avec Simon Pegg, Andy Serkis.


 

Qui dit Week-end frisquet dit une bonne occasion de regarder tranquillement un film sur le canapé à l’heure du goûter et du chocolat chaud.

Pour que la sauce prenne, il vaut mieux une comédie légère pas trop longue qui puisse divertir sans occuper à 100% les méninges. Si vous avez comme moi un gamin qui traine dans les pattes, évitez les films gore ou de zombis.

Petit zapping sur le bourrier : Et pourquoi pas Burke and Hare (in inglish) avec Simon Pegg (Shaun of the dead, spaced, hot fuzz, Paul, j’en passe et que du meilleur) et Andy Serkis (le Gollum du seigneur des anneaux).

Le propos est alléchant : deux pourvoyeurs en cadavre dans l’Ecosse du début du XIXème. Ca sent les situations cocasses et le cynisme à l’anglaise.

Ah puis tiens, c’est réalisé par John Landis, le créateur des Blues Brothers, Gremlins qui revient à la réalisation après 10 ans de silence : une nouvelle occasion de se lancer dans l’histoire d’un duo de choc.

William Burke en os mais pas en chair

Ca commence plutôt bien avec une description historique de l’intrigue : la rivalité de deux académies de médecine qui souffrent du manque de corps à disséquer

On continue avec une plongée des bas-fonds d’Edimbourg en suivant nos deux compères en manque d’argent mal acquis qui voit dans le déterrage de cadavres et l’assassinat du quidam de passage une rentrée efficace et facile de revenus.

 

Mais malgré un début prometteur où quiproquos et plans foireux s’enchainent plutôt efficacement, le film s’essouffle assez vite. l’accent mis sur l’amourette entre Pegg et l’actrice shakespearienne ancienne prostituée n’apporte pas grand chose à part un ennui certain. Le financement par le brigand d’une pièce d’Hamlet uniquement féminine n’a pas plus d’intérêt que son fondement pré-historique (Sarah Bernhardt jouera le rôle d’Hamlet en 1886).

La sauce ne prend pas non plus en ce qui concerne la relation entre Pegg et Serkis. On en revient vite à regretter l’absence du comparse habituel de Simon Pegg, Nick Frost.

La reconstitution historique sent clairement le manque de moyens et on tente à chaque instant d’en montrer le moins possible, par exemple avec une brigade de police de seulement trois individus.

Que reste t-il de vraiment intéressant dans ce film : peut-être bien les dix premières et dernières minutes du film qui nous rappellent la réalité historique de cette histoire (quelque peu romancée) de deux assassins et de leur triste fin. L’un des deux passera lui-même sur le billard comme objet de dissection avant de finir ses vieux jours comme squelette au musée du collège de médecine d’Edimbourg. La fin est aussi l’occasion de croiser quelques personnages au destin plus que glorieux tel Charles Darwin et Nicéphore Niepce et son héliogravure.

Un maigre 5/10 pour ce film

 

L’Edito du Lundi

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Mes hommages ô lecteur volatile !!

Normalement et si l’on respecte les probabilités, les statistiques et madame Irma, Il y a de fortes chances que la neige ait atterri dans votre jardin, sur votre balcon, toit de voiture, cabane et autres bidules dehors.

Incroyablement, cet événement rend neuneu n’importe quel humain normalement constitué à coup de bouboules, de trace dans la neige et de bonhomme à casquette.

Bien-sûr tout ça finira dans la gadoue noire, la plaque de verglas et des passages aux urgences.

 

Soyons clair que cette virginité immaculée n’a pas empêché les coming-out de nos amis droitiers dans leur botte avec la sortie remarquée de Claude Guéant sur les civilisations qui ne se valent pas tous. Devant les petits excités de l’UNI, ce magnifique syndicats d’étudiants vieux avant l’âge, notre cher ministre de l’intérieur a étalé sa confiture rance et marron sur la biscotte croustillante du flirt avec l’extrême droite, dans des propos que même Marine le Pen n’aurait pas tenu.

Mais comme dirait le cycliste « Contador, tu comptes pas !!!’

Bien malin l’individu d’utiliser sciemment un concept flou pour jouer ensuite la pucelle effarouchée. Surfer sur les concepts pour dénoncer discreto l’islam, les immigrés, l’étranger et se gargariser par là même de notre belle identité nationale : quel coup de maître. Tout ça est bien entendu pencher pour que la gauche et tous ses beaux amateurs de clairon se déchainent en sentant le piège venir et ne pouvant faire autrement qu’y répondre.

C’est d’autant plus crédible que notre belle « civilisation » européenne, occidentale, démocratique est à l’origine des boucheries les plus marquantes de l’histoire de l’humanité. Ceci nous permet d’autant plus de juger de notre oeil aiguisé par tant de belles avancées en matière de civilisation.

Mais malheureusement, je me dois de rejoindre la pensée de Jo le Rigolo : oui toutes les civilisations ne se valent pas.

Tout le monde sait bien que les français, c’est l’agriculture, les allemands la guerre et les mines et les romains, la pêche. Mais l’important, c’est surtout de mettre des impôts sur la recherche pour accélérer le cycle des découvertes….

Enfin, en tout cas c’est comme ça dans Civilization.

Beaucoup de pub pour de sombres raisons, éclipsant tristement la mort de Christian Blachas (Culture Pub), qui en matière de pub était autrement plus balèze

Allez la bise…

Rookie Horror Picture Snow

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La nature, manteau blanc, revêtue, blablablah…

 

Comme le veut telle circonstance, une oeuvre qui ne restera pas dans les mémoires sauf sous forme d’un traumatisme…

C’est pas la pire heureusement….

 

 

 

 

Bon j’ai pas le talent de Calvin ( & Hobbes). Cliquez sur l’image pour voir la galerie des horreurs 🙂

 

Entre temps, l’envie m’a pris de tester le truc 🙂

 

Sherlock Holmes : jeu d’ombres

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Sherlock Holmes : jeu d’ombres

de Guy Ritchie

Avec Robert Downey Jr, Jude law


 

En sortant du cinéma, j’ai voulu comparer le deuxième opus avec le premier. Je n’ai pas pu le faire tellement l’histoire du premier épisode s’était complètement effacée de ma mémoire. Ne restent que de vagues souvenirs de scènes de bagarres et d’agitations brouillonnes.

cette fois ci,  le scénario fait plus preuve de clarté en s’embarrassant moins pratiquer le rembobinage  pour détricoter les actions de Sherlock Holmes. Le film joue plus la carte de l’explication anticipée en nous plongeant dans les méandres du cerveau du détective. Comme dans une partie d’échec, Sherlock Holmes anticipe plusieurs coups à l’avance avant d’agir. Cette analogie réapparaîtra d’ailleurs en vrai dans le film.

Comme d’habitude, puristes, passez votre chemin. Dans ce Sherlock Holmes, il n’y a que le nom tellement les personnages sont librement inspirés des romans. Il reste bien sûr l’esprit acéré et égocentrique, la capacité de déduction mais le reste est vraiment bien éloigné du héros de Conan Doyle. C’est avant tout le film d’un duo de choc flegmatique et ambigu. Il n’y a pas de honte à manier les genres dans cette Angleterre de fin de siècle et victorienne. Cela met fait penser à une biographie de keynes que j’ai lue il n’y a pas si longtemps : on s’y marie tout en étant ouvertement homosexuel. Mais nous nous éloignons.

 

La période (1891) qui s’ouvre avec cette histoire est des plus propices à l’intrigue : nous sommes aux portes de la première guerre mondiale : les nations européennes ne font guère d’effort pour atténuer leurs tensions belliqueuses. La révolution industrielle s’amplifie (on voit les travaux du métro à Londres), la technologie progresse à grand part notamment quand il s’agit de tuer. La figure du marchand d’armes Krupp n’est pas très loin, ni celle de Basil Zaharoff (merci Tintin).

Pour ne rien arranger, les attentats anarchistes se multiplient dans les capitales européennes. Le film se risque à une allusion historique avec le personnage de Ravache qui fait bien entendu penser à Ravachol.

Entraperçu dans le premier Film, Le professeur Moriarty ne se cache plus et avance ses pions à travers l’Europe. Sherlock Holmes, de son côté, semble désarmé face à cet ennemi implacable ; le mariage de Watson n’arrange rien quant à son équilibre psychologique. Mais par la force des choses la fine équipe doit s’embarquer dans un long périple à travers l’Europe pour damer le pion à un Moriarty qui semble toujours avoir un coup d’avance.

Comme je le disais, le scénario est plus reposant : pas de flashback à répétition, juste une présentation anticipée des actions de Holmes avant un combat. Comme je l’ai précédemment dit, le jeu d’échec est vraiment au coeur de l’histoire.

 

Et sinon, tu connais Artemus Gordon?

Du côté des acteurs, Robert Downey Jr se fond dans son personnage d’ahuri égocentrique avec délice. Jude Law l’accompagne à la perfection que ce soit dans leurs échanges verbaux que dans leurs échauffourées. Ce couple fait diablement penser à d’autres, que ce soit celui des de duos virils des séries américaines (Riptide, Simon&Simon), les séries anglaises (Amicalement Votre) pour le côté décalé entre flegme et castagne ou la série d’époque comme Les brigades du Tigre ou les romans d’Arsène Lupin (je pense à 813).

Mais la plus belle des références qui me vient à l’esprit reste « Les mystères de l’ouest« . Ici aussi, on manie l’ambiguïté et le gout du (mauvais) travestissement. Comme dans la série, on croise des inventions diaboliques et les femmes sont de simples objets d’apparat. Comment ne pas voir l’analogie entre Moriarty et le Docteur Lovelace. mais qui inspire qui après tout?

En parlant de déguisement, le film semble faire un clin d’oeil au joker de Batman (celui avec Heath Ledger) au moment où, du déguisement féminin de sherlock holmes, il ne reste qu’un visage maquillé, une tignasse hirsute et un sourire grimaçant accentué par un rouge à lèvres étalé.

Pour les autres rôles, Jared harris (un méchant de Fringe) joue un Moriarty très convaincant. Stephen Fry est aussi très bon dans le rôle du frère british mais tout aussi excentrique de Sherlock Holmes. Du côté des rôles féminins, ils sont complètement effacés que ce soit kelly reilly ou Noomi Rapace (la punk de Millenium).

 

Esthétiquement parlant, c’est aussi très bien réussi. Les villes européennes de la fin XIXème sont magnifiquement rendues. je mettrai un petit bémol concernant cet espèce de filtres grisâtres utilisés pour donner une patine vieux film ou crasse apparente. Je le trouve particulièrement intrusif.

Pour le reste le film est plutôt bien rythmé sans trop de passages où l’on pourrait s’ennuyer. Certaines scènes sont particulièrement bien travaillées comme celle où on s’immisce dans les rouages des machines infernales et autres canons. La plus belle réussite reste à mes yeux la poursuite dans la forêt (vous verrez bien).

Inutile de dire que j’ai beaucoup aimé ce Film : 8/10