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L’Edito du Mardi du Lundi de Pâques

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C’est pas bien pas bien en ce moment : deux semaines que je décale l’édito du lundi au lendemain. Cette fois ci j’avais au moins une bonne raison toute légitime : un jour férié et même qu’il a fait assez beau pour mettre le nez dehors.

Evidemment, c’est bien beau tout ça quand on a quelque chose à dire de intéressant, très intéressant voir moyennement intéressant. mais là, j’ai beau me gratter l’arrière du crâne, je n’ai pas franchement de sujets qui me viennent à l’esprit.

Je suis passé à côté de ce qui passionne la France entière en ce moment : je veux parler de la finale de Top Chef.

Côté élection, le seuil de saturation est atteint et j’attends avec impatience un premier tour qui éclaircira le paysage, dégagera les candidats bonus, troisième homme pour nous offrir le duel au sommet entre Hollande et Sarkozy. Les sondages continuent à pleuvoir mais les chiffres semblent maintenant rester bloqués : kif-kif pour les finalistes et l’embarras du choix entre Mélenchon, Bayrou et le Pen en médaille de bronze.

L’issue la plus sadique serait une victoire du président sortant et une majorité de gauche aux législatives. On aurait une super ambiance pendant 5 ans.

Quoiqu’il en soit, faites que ça s’achève par une victoire de la gauche rien que pour ne plus avoir les mêmes conneries répétées inlassablement à chaque meeting par Nicolas Sarkozy.

Et faites qu’il perde pour ne pas voir tout ceux qui ont cru qu’il avait changé et voté pour lui se plaindre pendant 5 ans.

 

Bonne petite semaine

 

 

Tornado

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C’est toujours un spectacle fascinant que le déchainement des forces naturelles. On est partagé en l’effroi et la démonstration magistrale que l’humanité c’est un peu une variable insignifiante face aux tremblements de terre, inondations et autres ouragans. Même si cela a pour conséquence la perte de vies humaines, j’ai toujours l’impression que c’est une réponse de la nature pour dire « me faites pas chier, j’existe et j’existerai bien après vous« .

Des orages d’été aperçus depuis le balcon de ma chambre, zébrant le ciel dans un vacarme assourdissant, à l’explosion du Mont Saint Helens, j’ai toujours été estomaqué par ces démonstrations de force semblables à des dieux resurgis de l’Antiquité : la foudre, le vent, le feu et la boue s’agitent dans le maelstrom cosmique.

Dernière exemple en date : les tornades qui s’abattent en ce moment sur le sud des Etats-Unis. Dans la vidéo qui suit, vous verrez qu’il vaut mieux ne pas se trouver à proximité tant ses monstres de la nature sont capables de tout faire voler, même des camions!!!!

 

 

A propos du Mont Saint Helen, voici une vidéo qui montre la déflagration causée par son réveil. Cela m’avait marqué à l’époque. C’était en 1980.

 

et pour comprendre (c’est l’épisode 4): les autres liens

épisode 1
épisode 2

épisode 3

épisode 5

 

Mascaret

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Chaque année, le mascaret de la Gironde fait figure de maronnier incontournable des informations régionales. Et c’est parti pour le témoignage des figures locales, des touristes de passage et des nombreux zozos qui se délectent du bouillon marron et radioactif du fleuve aquitain.

C’est le ballet inévitable des longboards, des bodyboards, des boboards (ah non …).

Mais franchement quand on y regarde de plus prêt, c’est diablement peu excitant non? Bon si un peu je l’admets. Si on me le proposais, j’irais certainement rejoindre le gros des troupes.

 

 

Mais une fois de plus la contrefaçon a fait son chemin. Un mascaret, ça coûte cher en charges patronales. C’est pourquoi il a été délocalisé en Chine ou des millions de travailleurs s’évertuent à gigoter dans l’eau pour un résultat autrement plus impressionnant.

 

Legion

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LEGION

  • Réalisé par Scott Charles Stewart
  • Avec Paul Bettany, Lucas Black, Kate Walsh, Denis Quaid.

Quitte à me taper tous les films à bondieuserie qui traînent, j’ai recommencé à regarder Légion.

Oui, j’ai bien dit « recommencé » car depuis deux ans qu’il est dans les cartons, je ne suis pas allé au delà des vingt premières minutes. Surement trop ému devant tant de nullités, j’ai craint de succomber d’une crise d’ennui ou d’hyperventilation à force de faire des « pfffffff…. ».

Alors hier soir, n’ayant plus de It Crowd à mater (ouiiin), j’ai répondu à l’appel désespéré de l’euthanasie cinématographique.

Action !!!!

Alors Dieu n’a plus foi en l’humanité donc il veut éradiquer la race humaine. Mais plutôt que faire le coup du déluge ou de tout simplement claquer des doigts (pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué), il couvre la terre de mouches, de possédés et d’affiches de Jacques Cheminade.

Partout?  Non !! Car une buvette en plein désert résiste encore et toujours au démiurge. Et comme de par hasard, elle s’appelle « Paradise Falls » (et pourquoi pas Apocalypse Gnôle). Mais l’archange Michael va à l’encontre des ordres de la hiérarchie et exerce son droit de retrait conformément à l’alinéa 47 de la convention collective des éphèbes à plumes. Il va donc aider les derniers humains à lutter contre un peu tout et surtout n’importe quoi en plein désert. Pour la jouer film dur, on va mettre des enfants possédés qu’il faudra buter.

Mais il reste de l’espoir car dans ce resto routier, une femme porte en elle le dernier espoir de l’humanité : un enfant destiné à être le nouveau Jésus (on ne sait pas qui est le père… Ah bravo) :  Parousie la sortie !!!

S’il survit, c’est reparti pour quelques millénaires de boucheries.

Face à Dieu et ses supers pouvoirs de Dieu, ils repoussent une par une les menaces grâce à plein de fusils, mitraillettes et autre bonbonne de gaz.

Et comme il faut bien un super combat, on aura Gabriel contre Michael mais sans vendetta.

Et au final, il y aura le lapin sorti du chapeau pour faire un joli happy end avec une voix off pleine de morale.

Côté acteur, Bettany toujours expressif renoue avec le costume religieux après son rôle dans Da Vinci Code et remettra le couvert plus tard dans Priest.

Denis Quaid est tombé bien bas depuis l’Aventure intérieure et semble avoir bien carburé au jaja.

Les autres acteurs ne servent qu’à se faire buter au fur et à mesure : prenez un ticket

En gros, c’est nul, nul nul et caca…  1/10

 

 

Le livre d’Eli

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Le Livre d’Eli

Réalisé par : Albert Hughes, Allen Hughes

  • Avec : Denzel Washington, Mila Kunis, Gary Oldman

Ce n’est pas un film de toute jeunesse puisque sorti en 2010. Mais quelqu’un, au détour d’une conversation m’en a dit le plus grand bien. Donc allons-y, soyons fous.

Nous suivons la route d’un homme Eli (Denzel washington) parcourant une Amérique post-apocalyptique, traçant vers l’ouest dans un seul but :accomplir un mission qui a été dictée par une petite voix. Entre quelques massacres de cannibales au coupe coupe ninjas, il fait une halte dans une ville administrée par Carnegie (Gary Oldman). Exerçant l’autorité politique (à travers son armée) et matérielle (il contrôle l’eau), ce dernier semble obsédé par la recherche d’un Livre.

Et comme de par hasard, c’est le livre que Eli transporte. Ce ne serait pas spoilier que de vous annoncer que ce livre est bien entendu la Bible. Si Eli obéit à une vison messianique et évangélique, Carnegie voit dans le livre un moyen d’asseoir un peu plus son pouvoir par la religion.

Va commencer une poursuite à travers les terres désolées pour récupérer le précieux ouvrage.

Je n’ai pas vraiment accroché et ceux pour plusieurs raisons :

– un air considérable de déjà-vu qui fait nécessairement penser à Mad-max 3 et à d’autres films où on abuse de filtres jaunasses pour faire encore plus apocalyptiques.

– Une vision somme toute ancrée dans la religion et dans l’évangélisme béat.

– Une violence stylisée qui se la pète un peu sans apporter vraiment un quelconque intérêt.

– Gary Oldman dans un rôle de méchant.

– Un scénario simplissime qui fait la part belle aux miracles.

Certes le ressort final sauve un peu le film (et la première scène aussi). mais entre les deux, pas grand chose de concluant. Un film à ranger dans les rayons poussiéreux des films sans grand intérêt.

 

 

 

 

 

Récré et coup d’école

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S’il y a une chose qu’on savait bien faire jeunot, c’est inventer des techniques pour faire mal. Entre sadisme et masochisme, il y avait mille et une manière d’infliger à l’autre des douleurs.

Le principe reposait en général sur la rapidité d’exécution pour maximiser pleinement la punition.

Je ne parle pas ici des coups de pieds, pincement et autres jets de projectiles mais de ces petites tortures qui avaient valeur de passage obligé pour faire partie des « grands » ou d’une « bande ». Il fallait savoir donner aussi bien qu’accepter la punition avec une désinvolture genre « même pas mal ».

On peut donc classer ces actes en deux catégories : les consentis et les infligés.

Dans la première catégorie, un certain nombre me vient à l’esprit sans toutefois pouvoir poser un nom sur ces pratiques.

– le jeu de la claque en crescendo : chaque partenaire inflige une claque plus forte que celle qu’on lui a infligé. est déclaré vainqueur le dernier baffé. pour faire durer la partie, la première claque s’apparente à un léger frôlement de la joue.

– le jeu des tortures : se joue avec des cartes. Chaque joueur selon la carte tirée va infliger une punition correspondant à la figure :

– avec le carreau, on met un coup de poing sur la main de l’autre,

– avec le pique, on tape du bout du doigt.

– avec la trèfle, on tord la peau du dessus de la main

– avec le coeur, deux versions alternatives : une caresse compensatrice ou un labourage en bonne et du forme du dessus de la main.

– le jeu du trou : former un cercle avec le pouce et l’index de la main qu’on placera judicieusement à un niveau en dessous de la ceinture. Toute personne qui posera ses yeux sur le cercle se verra châtié d’un coup de poing sur l’épaule. Le jeu peut être déclenché à tout moment. Seule manière de conjurer: placer son index dans le cercle de l’adversaire.

 

Pour les jeux infligés :

– la frite : d’un revers de la main, et du bout des doigts, frapper la cuisse de l’adversaire.

– la béquille : projeter le genou vers la cuisse de l’adversaire

– la torture indienne : attraper le bras de la victime et appliquer un rotation des deux mains comme pour éponger un torchon.

– la pichenette en traitre : arriver par derrière et balancer une pichenette sur le lobe de l’oreille.

– le ponçage de crane : maîtriser la personne et lui frotter le sommet du crane le poing fermé.

– le croche pied : inutile de vous faire un dessin.

Bon il y en a surement d’autres mais ça ne me vient pas à l’esprit

 

 

cinquante cinquante

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50/50

un film de Jonathan Levine

avec Seth Rogen, Joseph Gordon Levitt,

Anna Kendrick, Bryce dallas Howard, Angelica Huston.

 

 

 

 

 


Petite séance ciné hier soir avec 50/50.  De par son titre, il était en tête de la liste des films à regarder. Mais comme d’habitude, je trouve toujours une raison pour ne pas m’y intéresser : le sujet (le cancer), les acteurs (Seth Rogen faisant du Seth Rogen), l’impression de déjà vu.

En plus, j’ai toujours eu du mal avec le concept de comédie dramatique. On vous déballe une belle histoire attachante avec une bonne dose d’humour pour vous asséner au final le couperet de la tragédie. Autant vous dire qu’une histoire de cancer, ça parait mal barré au niveau du happy-end.

Mais parfois il faut se faire violence et dépasser le malaise que peut engendrer la confrontation de ses propres peurs : maladie, mort, solitude.

L’autre facteur est que ce film est tiré de l’histoire personnelle qu’a vécu son scénariste  Will Reiser, ce qui laisse évidemment prédestiner une fin moins triste que prévue. Seth Roger ami de Will Reiser l’a encouragé à écrire cette histoire et a produit le film.

 

Adam Lerner (Joseph Gordon Levitt) a 27 ans et une vie plate : journaliste radio, il partage son quotidien entre sa nouvelle petite amie Rachel (Bryce Dallas Howard), son meilleur copain et collègue Kyle (Seth Rogen) et une mère envahissante (Angelica Huston). Suite à une douleur lancinante au dos, on lui détecte une tumeur poussant le long de la colonne vertébrale. Il doit donc commencer son traitement en chimiothérapie, entamer une thérapie avec une jeune analyste inexpérimentée et bien entendu gérer les bouleversements dans sa vie de tous les jours à cause de sa maladie.

J’ai failli arrêter de regarder le film à cause de Seth Rogen : dès les premières répliques, on a droit à un tombereau de remarques graveleuses sans intérêt. L’acteur semble ensuite ne pas faire grand chose d’autres que ce qu’on est habitué à voir de lui

Joseph Gordon Levitt, s’en sort plutôt bien avec cette espèce d’impassibilité nonchalante qui renforce le sentiment dépressif et solitaire de cette maladie. La scène où il part en salle d’opération est par opposition très émouvante quand enfin il expulse ses peurs quand l’inéluctable se précise.

Du côté des rôles féminins, c’est plutôt la catastrophe entre une petite amie qui préfère le tromper que de le quitter, une mère assez caricaturale et sans intérêt. Seule Anna Kendrick s’en sort plutôt bien tant sa maladresse et son inexpérience sont palpables.

Le film navigue en évitant les récifs du pathos ou de la caricature acide à contre courant. Mais il en résulte un traitement assez linéaire et sans surprise. je me suis parfois levé sans avoir eu l’impression de rater grand chose.

Sans être un film raté, le bilan est plutôt mitigé avec un film qui porte bien son nom. Peut-être, ce film joue t-il trop la carte « Sundance » avec un traitement poussif et faussement branché.

Pour toutes ces raisons et d’autres que j’aurai pu oublier : 5/10

Presse papier

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Presse papier : édition 2

Allez c’est reparti !!!

 

 


 

sur Rue89 : un document synthétisant 5 ans de sarkozysme et de reculs tout azimuth. Un peu dans la même veine que leur article sur les 600 raisons de ne pas voter pour lui. Une appli Androïd-Iphone existe pour consulter cette longue liste.

 

Sur Owni : la carte interactive permettant de consulter les 500 parrainages tirés au sort pour chaque candidat et vous saurez enfin qui a parrainé Jacques Cheminade.

 

Sur Libé : une analyse très intéressante sur le taux d’épargne en France, où l’on apprend que le remboursement d’un prêt immobilier, c’est de l’épargne…

 

– sur Techno science : une comparaison de l’éclairage de l’Europe en 1992 et 2010 : ça en fait des centrales nucléaires de plus… Ca rappelle cette autre animation de la station survolant la terre…

 

– Sur Slate : où l’on apprend que le garçon giflé par Bayrou a mal fini. Comme quoi…

 

– Sur la Boite verte : des chtites bébêtes qui à coup sûr se baladent sur notre corps.

 

Et puisqu’il faut finir par une note festive, une petite vidéo instructive sur les stratégies de placement dans les urinoirs pour hommes

 

Game of Thrones : saison 2

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J’ai réussi à éviter de regarder les nombreux teasers, de lire les commentaires, critiques, remarques, allusions sur la saison 2.

Hier soir, c’est vierge de toute influence que j’ai enfin pu regarder le premier épisode….

N’ayant pas lu les livres, je suis aussi émancipé de toute comparaison objective ou subjective entre les deux. Bien que j’ai cru comprendre que la retranscription est assez fidèle

Ce chapitre sert bien entendu de passage entre la saison 1 et les futurs bouleversements que va connaître le continent de Westeros. Certains événements sont néanmoins vite balayés pour accélérer le récit : des batailles ont été menées mais nous ne les verrons pas.

Pour le reste, le récit reprend là où il s’est arrêté :

[spoiler]

Joffrey : Coupeurs de têtes et tête à Claques

Joffrey Baratheon, assoit son pouvoir sur le trône tout en cruauté puérile et couardise : assassinat des bâtards nés des coucheries de son père, asservissement de sa mère. Seul l’arrivée de Tyrion, son oncle, au poste de Main du Roi semble pouvoir mettre un frein à sa méchanceté.

Les rumeurs sur ses origines entrainent beaucoup de question sur la légitimité des son accession, notamment par les frères de son père, Renly et Stannis qui font sécession.

Du côté des Stark, toujours désireux de venger leur père et de récupérer leurs soeurs, ils remportent bataille sur bataille et se rapproche de Port Real. Le plus jeune des frères se charge de gouverner le royaume du nord tandis que John Snow s’enfonce dans les royaumes glacés.

Daenerys targaryen, après la mort de Khal Drogo fuit vers l’Est avec ce qui reste du Khalasar emportant les trois petits dragons nés sur le bucher. Perdu au milieu du Désert, l’espoir de survivre semble mince .

Pendant ce temps, dans le ciel une comète rougeoyante traverse le ciel.

[/spoiler]

Pour le reste, on retrouve toujours la qualité de la première saison : pas de compromis sur les décors, une réalisation solide et des acteurs ancrés dans leur personnage.

Si les intrigues et l’atmosphère semblent s’inspirer pleinement des Rois maudits, la tragédie grecque n’est jamais très loin entre malédiction et infanticide.

Seul bémol : il va falloir encore ronger son frein pendant sept jours entre chaque épisode et ça c’est dur….

 

 

L’Edito du Lundi du Mardi

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Bonjour, bonjour

pas le coeur ni le temps d’écrire hier.

Pensez à mes Stock Options....

Comme de bien entendu, j’ai pas trop fait attention à ce qui pourrait servir de fil conducteur à cet édito : yoyo des sondages que je te passe dedans, gesticulation de notre président, on tombe vite dans la redite

Alors pour donner de la consistance à cet article, je vais causer du bilan de mars qui a été franchement exceptionnel et tout ça à cause de cette image à droite qui a servi d’illustration à ma critique du film « le Chat Potté« .

Je ne sais pas comment marche le référencement de Google mais l’image de mon article a été mis en tête de Gondole de la recherche d’images si on tape « Chat Potté ».

A partir du 11 mars, le nombre de visiteurs a quasiment été multiplié par deux rien que par la présence du félin à couvre-chef. Le film n’étant pas  encore officiellement sorti en dvd, cette recrudescence doit uniquement s’expliquer par l’envie irrépressible de lorgner les pupilles dilatées du matou.

Ce qui en terme brut de décoffrage nous donne :

– 3453 visites (contre 1807 en février) : + 91 %

– 3028 visiteurs uniques absolus (contre 1415 en février) : +114%

– 5259 pages vues (contre 3061) : +72%

En terme de pages vues et de temps passés, cela diminue légèrement du fait d’un passage éclair de pas mal de gens juste intéressés par l’image.

Quelque part cette brusque montée de la fréquentation m’emmerde plus qu’autre chose car cela ne reflète pas le véritable intérêt qu’on peut porter au site. Je m’attends à l’essoufflement progressif du phénomène et à un mois d’avril plus « conforme ». Ce qui me permettra de déprimer en me voyant redescendre à mon niveau de banalité habituel.

Concernant les pépettes, cette afflux de monde a généré quelques clics de bannières de pubs et beaucoup d’affichages : la rémunération du mois de mars a atteint la somme de 1€51 (contre 54 cts en février), ce qui monte la cagnotte à 4€03.

Bonne Semaine…

 

On refait la route

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C’est vrai que je parle des mes états d’âme sur la route dans le sens maison-boulot mais jamais boulot-maison.

D’un autre côté, autant le trajet matinal connaît une montée (certes lente) de l’activité neuronale, terreau à de sombres réflexions, autant celui du soir n’est que le prémisse crépusculaire de toute pensée originale.

Imaginez-vous qu’un retour, ce n’est que le rembobinage, d’une scène déjà jouée : même virage, même radar, même embouteillage, même connard, même ennui.

 

Pour tromper la routine, la radio est un bon compagnon. Il faut bien sûr tomber sur le bon débat, la bonne émission, les bonnes personnes.

– On peut tenter la litanie sans fin de France Info comme bruit de fond pour, au final, ne rien retenir.

– On a aussi l’option France-Inter à condition de tomber sur un débat intéressant. j’ai un peu de mal de me taper une heure d’émission sur l’Ouzbékistan.

– Reste RTL et son émission « On refait le monde » qui tend à devenir le lieu d’arrêt au stand.

Ca fait pas mal d’années que j’écoute cette émission présentée alors par Pascale Clarke puis Nicolas Poincaré. C’était plutôt sympa avec des polémistes qu’on aimait ou pas.

Mais depuis 2010, c’est Christophe Hondelatte qui est revenu aux manettes et on peut clairement dire que ça s’est fortement dégradé.

Concernant l’animateur lui-même, le qualificatif « insupportable » est celui qui lui va le mieux : toujours à moitié hystérique, il ne peut s’empêcher de faire son show sans apporter un réel intérêt à cette émission. Le pire étant qu’il se croit drôle alors qu’il ne l’est pas : vannes pourries à la limite du clin d’oeil complice (ce qui est un réel plus à la radio), fausse impertinence caricaturale : « je me fais volontairement polémique : la mort c’est bien ou pas?« . Christophe Hondelatte arrive en général les mains dans les poches, pose sa veste en cuir et attrape les fiches bristol préparées par les grouillots. son seul rôle actif dans l’émission est de promouvoir la « langue de vipère » permettant aux auditeurs d’élire un des polémistes à coups d’appels surtaxés. Jeu complètement con puisque inévitablement, c’est le polémiste de droite qui gagne.

En résumé, Hondelatte est aussi bon journaliste que chanteur.

 

Mais bon , à la rigueur, on peut pardonner à l’émission quand les débatteurs savent plus relever le niveau que l’animateur. Heureusement, c’est souvent le cas avec des intervenants qui tentent de séparer le bon grain de l’ivraie.

Comme dans toute émission de ce genre, on se félicite de l’analyse de certains parce qu’elles sont intelligentes, raisonnées ou plus subjectivement en conformité idéologique avec bibi.

On s’irrite plus des points de vue différents. on râle seul dans sa voiture mais ça c’est le jeu ma pauvre Lucette : un débat, c’est de l’antagonisme et apprendre à écouter les idées de « l’autre ».

Mais parfois, je zappe totalement quand je sais qu’il y aura tel ou tel polémiste car ceux-ci ne s’inscrivent que dans une image provocatrice, réactionnaire et autocentrée. Enfermée dans leur caricature, ils ne font que se draper dans leur vertu, leur rôles de penseurs éclairés dans l’obscurantisme, vociférant ou se faisant le porte parole de la masse silencieuse (tellement pratique).

Parmi les pires et de loin, nous avons Ivan Rioufol et Elisabeth Levy. Si leur discours est plutôt à droite, il pousse l’accélérateur pour défendre le beefsteak d’une droite décomplexée genre néoconservateur.

Dans un tout autre rôle, nous avons Rokhaya Diallo, qui maintient toujours un certain flou sur ses convictions anti-racistes en faisant la promotion d’un multi-culturalisme à l’américaine, qui en ce qui me concerne, est loin de faire ses preuves. Il y a toujours une certaine ambiguité antre sa conception de la laïcité et la fait d’embarquer l’islam sur le terrain public. Mais néanmoins, ces idées et ses angles d’attaque sont intéressants.

Recentrons sur les deux tristes sires précédents


Ivan Roufiol est éditorialiste au Figaro, comme Yves Thréard et Alain Gérard Slama qui interviennent aussi dans l’émission. mais au contraire de ses petits camarades qui font preuve d’une analyse somme toute conforme à leurs convictions mais avec une ouverture d’esprit tout à leur honneur, Ivan Rioufol fait de ses idées un paradigme universel, une vérité immanente sans contestation aucune. C’est le roi du performatif : je le dis donc c’est vrai.

D’ailleurs ceux qui seraient amené à contester ses propos ne comprennent rien, sont bien-pensants, droits-de-l’hommiste, du racisme anti-raciste, et n’ont rien compris au monde ou au vrai message porté par la majorité silencieuse. Ivan Rioufol est frustré s’il n’a pas pu placer dans un texte « islamisme » « communautarisme », « menace contre l’occident » et autre mot abominable. cet homme aurait été un pote de mac Carthy. Ivan Rioufol est le croisement fou entre un troll bien velu et un point Godwin.

Réac et fier de l’être, son discours est tellement prévisible qu’il n’a pas plus d’intérêt que le cri du yorkshire derrière une clôture.


Passons du petit toutou pour lectrice nonagénaire du figaro au Pitbull hurleur avec Elisabeth Levy.

Elisabeth Levy ,écrivain et journaliste du site Causeur.fr se résume en une phrase : « Non mais, y en a marre!!!« 

Toutes ses réponses se doivent de commencer avec cette phrase (qui rappelle un peu la ligne de défense d’Eric Woerth) en hurlant le plus possible. Je plains la personne en face qui doit manger grave du postillon. Et pour empêcher les interlocuteurs de débattre, elle coupera sans aucune retenue la parole pour entamer son deuxième cri de guerre : « Je ne peux pas laisser dire ça« 

Usant de la contre réthorique propre aux éléments de langage des néo-réacs, elle retourne l’argument de la démocratie, de la liberté en érigeant les idées conservatrices comme seules valeurs universelles et libertaires.

Pour imposer un discours réactionnaire, autoritaire et anxiogène (malgré hélas des analyses parfois de bon sens), on se déclare comme seul rempart d’ennemis qui semblent tout droit issus des films de propagande des années 30 : le bolchevik avec le couteau entre les dents, le feignant et oisif socialo qui va nous faire perdre la guerre, le parti de l’étranger et les étrangers de plus en plus nombreux

 

Petite remarque : le vendredi, c’est Bernard Poirette qui anime l’émission. Et rien que ça c’est un grand soulagement de retrouver un présentateur un peu plus posé et professionnel.

 

 

La prise de la Pastille

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Un raclement de gorge, un t-shirt blanc et jaune et l’effet madeleine se déclenche

Les expéditions discrètes dans la chambre des parents ou dans le placard de la salle de bains, profitant d’un instant de liberté non surveillé, guettant le moindre bruit.

Découvrir enfin la boite métallique, l’ouvrir en forçant mais pas trop au risque d’entrechoc sonore et de déballage involontaire sur le sol.

D’une main tremblante, s’emparer de l’objet du désir, bien rangé avec ses petits camarades, alignés parfaitement en deux couches séparées par du papier sulfuré

On en met une vite fait dans la bouche pour assouvir le désir irrépressible de sentir la pastille fondre dans sa bouche dans une explosion acide et citronnée.

En prendre une deuxième pour plus tard et se faire violence pour ne pas pousser plus loin la vilenie. A trop en prendre, cela se verra.

On referme ensuite la boite, le plus discrètement possible puis on s’éloigne le plus naturellement possible pour déguster le second petit carré jaune et blanc enfoui dans la poche ou le creux de la main.

 

Oui moi aussi petit, je me suis gavé de pastilles solutricine….