Catalogue des horreurs de Noël 8 : Bande de feignasses

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D’année en année, une nouvelle catégorie de jouets prend une ampleur considérable dans les rayons : les jouets de feignasses.

 

Dans le bon vieux temps, le jeu de société, c’était un plateau, des dés, des accessoires et une règle du jeu écrite par des polytechniciens élevés par Guy Lux. On jouait en essayant de comprendre, de gruger et ça finissait en joyeux bordel.

Parfois on tombait sur le joueur qui voulait appliquer intégralement à la lettre les 167 paragraphes écrits en tout petit au risque de finir comme le barde dans Astérix. Ceci dit, n’importe qui s’appuyait sur une règle quand il s’agissait de faire chier les autres.

Au final, chaque famille française finissait par développer sa règle propre pour chaque jeu de société.

Le jeu de société, c’était un peu comme jouer à « Droit de réponse » à la maison : du débat, de l’engueulade, de la mauvaise foi mais surtout un bon moment.

Les deux candidats traditionnels étaient le monopoly (perso, on ne s’est jamais servi de l’hypothèque) et le scrabble (c’est autorisé le plus que parfait?)

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Antique Tac

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C’est un truc qui me trottait (sic) à l’esprit dernièrement. je me souvenais avoir vu un reportage intéressant sur la découverte d’un étrange objet dans les fonds marins. Parmi les débris d’un ancien navire marchand romain du 1er siècle avant jésus christ, on a retrouvé les restes d’une montre Flik Flak particulièrement amochée.

Quand je dis amochée, c’est un mélange de rouilles, de boues et de roues dentées qu’on a retiré du fond marin fractionné en dizaine de morceaux. Et depuis un siècle les scientifiques du monde entier se cassent les dents (et non pas cassent les dents de mon dentier) à comprendre quel est le rôle exact de cette machine.

Il a fallu attendre le début du siècle suivant pour comprendre le fonctionnement de l’engin et son utilité (une espèce de calculateur des mouvements solaires et lunaires) et ce grâce à un scanner à rayons X spécialement construit pour l’occasion : un monstre de huit tonnes permettant une résolution 3d de l’objet avec une précision de 50 microns.

la Machine d’Anticythère, car il s’agit d’elle, est une de ces belles aventures de l’archéologie moderne. Voici un reportage qui vous expliquera ça mieux que moi :

Il ne reste plus qu’à résoudre le mystère de l’écriture de la galette bretonne…

Amor Fati

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Michel Onfray est l’auteur qui m’a fait redécouvrir la philosophie.

Cette dernière était en état de mort clinique depuis la Terminale. je ne garde pas un très bon souvenir de cette année d’apprentissage qu’on peut résumer à mal recracher des concepts bien mal acquis (transcendant, métaphysique,etc) dans des copies formatés en synthèse, antithèse et synthèse. J’ai eu le malheur de tomber sur un prof inintéressant parallèlement à des intérêts largement éloignés des sujets abordés. L’éternité nous ouvre les bras à cet âge là et je ne me souciais pas des nourritures spirituelles.

 

Onfray est venu frapper une première fois à la porte avec son traité d’athéologie paru en 2005. Il frappe à la porte mais je n’ai fait qu’entrebailler. Je commençais le livre et la laissais vite de côté

La seconde fois fut la bonne. je ne me rappelle plus quelle fut l’occasion exacte mais certainement par l’écoute assidue de sa contre histoire de la philosophie sur France Culture. L’écoute plus que la lecture apporte un confort indéniable et l’expérience s’est répétée depuis chaque été.

J’ai élargi mon éventail en passant à ces livres puis en continuant vers d’autres horizons via les auteurs abordés : Montaigne, Lucrèce,Nietzsche,Foucault, Schopenhauer.

On peut ne pas être d’accord avec lui mais il permet à tout le monde d’acquérir les outils primordiaux pour tracer son propre chemin.

Onfray a connu le summum de la médiatisation avec son ouvrage sur Freud. Cette mise en avant a plutôt été l’occasion d’un pilonnage en règle contre l’auteur. Il faut dire qu’il a tendance à être tête de mule ou radical dans ses réponses. Depuis, il arpente un peu plus les plateaux à chaque parution d’un de ses ouvrages. C’est souvent l’occasion d’échanges intéressants avec le public. On peut d’ailleurs profiter souvent de sa venue à Bordeaux car il est très ami avec Mollat.

Dernièrement il y a débattu de son dernier livre « la construction du surhomme ». j’avais envie de partager avec vous cette conférence.

 

Tant que j’y suis, voici une autre conférence faite en juin à Nice, très intéressante aussi.

Et parce qu’il est bon de rire parfois : Onfray chez Zemmour et naulleau mais précédé de BHL


 

L’Edito du Lundi

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Salut les gens

Je ne sais pas pour vous mais je vis une journée de merde.

Je ne sais pas si c’est du au couperet du froid et de la flotte qui est arrivé ce week-end ou une envie de bosser équivalente à celle du responsable divertissement d’une communauté trappiste mais tout me parait fade et insupportable

Me lever a été pénible : « j’y vais ». « je compte jusqu’à 112 j’y vais ». « Merde j’en étais où? Je recommence ».

Me préparer a été pénible. Chaque geste et action m’a fait ressentir l’inéluctabilité des événements qui remplissent ma journée : toujours les mêmes gestes comme dirait l’autre.

Ce qui fait qu’en arrivant au travail, j’étais plutôt maussade; et rien de ce que j’ai pu entreprendre n’a pu améliorer cet état de fait, au contraire.

 

Heureusement pour mon ego, je ne suis pas le seul dans ce cas :

– il y a les possesseurs d’alerteurs radars qui se retrouvent avec une boite à meuh inutilisables.

– Il y a DSK qui ne peut plus aller acheter son journal en coupant par les bois.

– La Transnistrie n’a pas d’amis, pas d’ambassade et pas de pays d’ailleurs.

– Certains ont abimé leurs voitures.

 

– Certains se font chier sur Facebook.

– On ne propose plus de pubs sympas à Alain Delon

 

 

– Où sont les duos d’antan?

Je suis tellement motivé que j’ai même du mal à termin…

 

 

 

L’éolienne de hurlevent

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Les éoliennes c’est pour moi le signal que je roule vers la Vendée. Le long de l’autoroute, on voit fleurir les grands mats des éoliennes et leurs gigantesques pales.

Certains trouvent ça moche. Personnellement je trouve que c’est un spectacle atypique loin d’être si laid que ça. Je trouve ça largement moins moche qu’une centrale nucléaire ou une rangée de pylônes haute tension. Je ne parle pas des antennes pour téléphones mobiles, les relais de télés, les châteaux d’eau,etc. Elles ont l’avantage d’être peinte en blanc ce qui assure discrétion et confort visuel.

Leur implantation pour une utilisation locale limite l’acheminement sur des kilomètres par fils haute tension.

1°) L’argument esthétique est souvent mis en avant. On a peur de les voir fleurir, de faire fuir les oiseaux, le gibier, les touristes, de dévaluer l’immobilier et même de faire tourner le lait des vaches. Leur implantation est soumise à des règles d’urbanismes strictes. C’est pourquoi on les retrouve toujours au milieu de vastes étendues agricoles loin des habitations (une éolienne ne peut se trouver à moins de 500m d’une habitation). L’énorme avantage de ces constructions, c’est qu’elles sont aussi facilement démontables.

2°) Deuxième argument avancé contre les éoliennes : le Bruit.

Il n’ y a pas si longtemps je suis allé au pied d’une éolienne pour me donner une idée de l’engin. En effet, le bruit y est infernal. Pour une bonne raison, c’est celui du vent dans le paysage.On n’entend pas le bruit de l’éolienne quand elle marche car il est couvert par le vent. Et l’ayant vérifié, à 500m, on ne les entend pas du tout.

Pour les histoires de malaise constatés depuis les implantations dus aux infrasons, comme le disent les études : « L’examen conclut que, même si des personnes qui habitent près d’éoliennes présentent des symptômes comme des étourdissements, des maux de tête et des troubles du sommeil, les observations scientifiques disponibles à ce jour n’établissent pas de lien causal direct entre le bruit des éoliennes et les effets nuisibles sur la santé. Le niveau sonore des éoliennes, compte tenu des distances de retrait résidentielles courantes, n’est pas assez élevé pour causer des troubles auditifs ou d’autres effets directs sur la santé, bien que certaines personnes puissent le trouver agaçant.« (1)

Ca me parait quand même moins grave qu’une fuite de radioactivité non?

 

3°) C’est une énergie intermittente car soumise aux aléas météorologiques. Certes mais on  est quand même assez intelligent pour les implanter dans des endroits statistiquement venteux. Une éolienne fonctionne 70 à 80% du temps. Cette production aléatoire ne peut pas répondre à une hausse soudaine des besoins en consommation. C’est vrai ; un peu comme le nucléaire en fait 🙂 Une centrale ne s’allume pas d’un coup avec un interrupteur. la réponse trouvée à ce problème est tout à fait adaptable pour les éoliennes avec la mise en place de STEP (Station de transfert d’énergie par pompage turbinage) (2)

Evidemment qu’on ne pourra pas remplacer les centrales par les éoliennes. les emplacements à fort potentiel venteux sont limités. Mais cette énergie restent une alternative locale intéressante pour les régions concernées sans omettre une petite baisse si possible de la part du nucléaire.

La puissance actuelle déployée en éolien correspond à quelque chose près à 5 réacteurs nucléaires (5660 MW) et ne participe qu’à 2% de la production globale. En 2020, cette capacité équivaudra à 15 réacteurs.

Pour le reste, c’est débat dans les commentaires bien sûr 😎

 

Pour aller plus loin :

Sites d’information générale :

– http://www.energies-environnement.fr/energies/energie-eolienne/

– http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Energies,198-.html

Sites de promotion de l’éolienne :

– http://www.planete-eolienne.fr/idees_fausses.html

– http://www.enr.fr/

– http://fee.asso.fr/vos_questions

Sites anti :

– http://environnementdurable.net/

– un article dans rue 89 (lire les commentaires)

– un autre article bien sympa (lire les commentaires)

Deux documents dont je me sers en priorité :

– Stratégies pour un changement.

– Chiffres clés de l’énergie 2010.

 

(1) http://www.health.gov.on.ca/fr/public/publications/ministry_reports/wind_turbine/wind_turbine.pdf

(2) http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer&sousmenu=revue&page=article&id=490&num=40

Interlude

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Petit retard pris sur l’article concernant l’éolienne. 2 raisons à cela :

J’ai recommencé à jouer à Civilization. Quelle belle connerie !!! Depuis les premières versions, j’avais moyennement accroché avec les suites. Civilization premier du nom m’avait valu de nombreuses nuits blanches. C’était moche avec du son 8 bits mais il était impossible de décrocher : « allez je vais jusqu’à l’an 1000 et je vais me coucher », « allez je finis de construire une ville et j’y vais »,etc. Toutes les excuses étaient bonnes pour ne pas lâcher l’affaire. Par curiosité, j’ai testé Civ 5 (comme on dit pour faire cool gamer) juste comme ça pour voir. J’ai arrêté à 2h du matin. D’ailleurs pendant que j’écris, je n’ai qu’une envie, c’est de m’y remettre…

 

L’autre raison, c’est que j’ai mis fin à l’un de ces petits questionnements qui remplissent votre existence sans que vous n’éprouviez un réel besoin de l’assouvir.

l'orange mutante !!!

Flashback : Plus petit, je me rappelle m’être posé des questions sur les oranges. Parfois celle ci avait à l’une de leurs extrémité comme une espèce de malfaçon : un trou dans la peau laissait paraître comme une seconde peau en dessous de la première. cette peau se tordait comme un foetus ou une hernie mal branlée. Si l’on y prêtait attention, c’était assez flippant.

Une fois déshabillée, l’orange nous exhibait une excroissance maligne chapeautée de la dire verrue. Comme seul élément de réponse à cette anomalie contre nature, on m’opposait les nécessaires croisements entre espèces et les traitements protecteurs.

Ces explications ne faisaient qu’accroître mon trouble : comment croisait-on des oranges? On coupait en deux chacun des fruits et on greffait une autre moitié avec? On piquait chaque orange à l’aide d’une seringue afin de lui injecter quelque substance maléfique?

Le repas se terminait et je passais à autre chose. Il n’y avait surtout pas Internet pour s’enquérir de ce genre de question triviale.

Ces explications rejoignaient les mythes de l’enfance à l’instar des mures du bas qu’il ne fallait pas ramasser parce que les gens pissaient dessus (1).

Ze monster !!!

Ce midi, en mangeant une orange, ce souvenir a refait surface. Comme chaque fois, les explications enfantines ont voulu saper les velléités de réponse. Ayant quelques ordinateurs à portée de mains de la table à manger, pour le grand malheur de ma femme, j’ai bondi vers mon clavier avant que la force des habitudes ne me visse de nouveau à ma chaise.

Le plus dur fut au départ de trouver les bons mots clés de ma recherche : trou, peau, orange, excroissance…

En fait, il n’y aucune manipulation artificielle à la base de cet agrume. Il s’agit d’une variété appelée Navel. Au Brésil, un arbre s’est mis en tête au début du 19ème siècle de fournir cette bizarrerie : une espèce de frères siamois dégénéré s’est mise à se développer à la base de l’orange. Cette excroissance ragoutante mais néanmoins juteuse tente vainement de s’échapper de l’emprise de la peau du fruit créant cette espèce de nombril si caractéristique (navel en portugais).

A partir d’une bouture de cet arbre, on a ensuite pu développer sur le sol américain la production massive de cette orange ma foi pas dégueu.

Sur cette conclusion, je referme le grand livre des mystères mystérieux pas vraiment importants mais quand même ça fait plaisir de savoir quand même.

 

(1) Par contradiction, j’ai toujours pissé sur les mures du haut chaque fois que l’envie me prenait près d’un buisson de ronces.

High Energy : Intro

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Le sujet étant très vaste, je pense que je vais découper mes réflexions en plusieurs articles.

Plusieurs constats peuvent être posés préalablement.

Il y a au départ la production d’énergie au sens large du terme. cette énergie sert à nous mouvoir, à nous chauffer, à faire fonctionner les machines (directement ou indirectement) ou à être utilisée dans un processus de transformation. Cela entraine ce qui s’appelle des externalités négatives, à savoir des conséquences de dégradation hors du process économique.

Cette énergie d’origine fossile ou renouvelable a des conséquences directes sur notre environnement mais aussi dans l’utilisation finale qui en est faite. Il y a aussi des conséquences à plus long terme en terme de recyclage ou de démembrement.

Quelques exemples simples :

le pétrole : une production et un transport écologiquement néfastes, des réserves à fort impact géostratégique et politique, Une utilisation finale polluante.

Le nucléaire : un minerai rare et soumis à risques d’approvisionnements (Le Niger n’est pas un pays très stable), Une production risquée même si maîtrisée, un problème conséquent de déchets et un coût élevé de renouvellement du parc.

En plus de ces problèmes de base, on se retrouve aussi avec des situations qui sont l’héritage de décision politique forte.

La France, avec la crise pétrolière a fait le choix de l’énergie nucléaire pour garantir son indépendance énergétique. Mais cette décision a aussi hérité des habitudes françaises centralisées et exacerbées. Elle s’est faite sans concertation et sans évaluation des apports d’autres types d’approvisionnements. Au final, on s’est retrouvé avec une offre surdimensionnée en terme de centrales. La réponse a ce problème a été typiquement française : pour assurer un débouché à cette production, on a fait la promotion à tout va du chauffage électrique (création de Vivrélec) dans les habitations au détriment d’alternatives ou de possibilités de substitution : on n’oblige plus à prévoir de conduit d’évacuations dans les nouvelles constructions pour d’éventuels chauffage au bois.

L’ennui, c’est que la production majeure de l’électricité en France (hydraulique et nucléaire) se fait à flux constant : on propose un même volume de courant quelque soit la consommation réelle. Mais la France se retrouve maintenant de plus en plus en difficulté à assurer une réponse à la pointe hivernale à moins d’importer de l’électricité ou de remettre en marche les centrales à charbon et fioul.

Quelles réponses avons nous pour le moment à ce revirement? Fustiger la décision allemande d’arrêter le nucléaire ce qui nous privera d’un approvisionnement en hiver et relancer la filière nucléaire de plus belle. Le besoin d’assurer la continuité d’une filière l’emporte souvent sur la raison. Le délai et le coût de construction d’une centrale nucléaire a considérablement augmenté du fait de la complexité technologique avec des dépassements de budget du simple au double.

Plusieurs voies sont à explorer pour améliorer la situation sans altérer notre indépendance énergétique et en améliorant la diversité des sources.

Aucune des ces solutions n’est neutre financièrement ou écologiquement et toutes seront coûteuses.

Face à la diversité, une modification des comportements est inévitable. On estime que 30% de l’électricité produite est gaspillée : éclairage inutile et gourmand, chauffage surabondant, isolation déffaillante.

L’amélioration pourra se faire en décentralisant la gestion de l’énergie avec les possibilités de la cogénération par exemple.

Les prochains articles feront le balayage des énergies existantes. Pour finir j’aborderai des axes potentiels d’amélioration plus proches du bon sens que de la prospective (je m’y perds entre bilan carbone et tonne équivalent pétrole).

Autant vous dire que j’ai l’impression de faire une dissertation de collège.

 

Mais que fait La Peluche ?

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Jardins sucrés

de Lewis Trondheim et Fabrice Parme

Shampooing

 

Cette semaine, j’ai du résister très fortement à tout achat impulsif lors des achats de Noël. La frustration atteint son summum au rayon librairie comme il se doit.

Vade retro livre scientifique aguicheur !

Dégage vile bande dessinée au couleur chatoyante !!

Va mourir sale ouvrage aux sujet idiot néanmoins décalé et original me permettant d’asseoir ma personnalité  égocentrique et extravagante aux multiples facettes !!!

Bref (ah mince faut plus dire ce mot :  c’est connoté), J’ai pris des livres, j’ai lu les résumés, j’ai pleuré et je le les ai reposés.

Pour me récompenser de cet effort d’abstinence, j’ai quand même acheté un petit livre de rien de tout mais vraiment pas grand chose. Je suis un peu dans la situation du joggeur qui s’est cogné 10 bornes et qui s’enfile un éclair au chocolat en signe de victoire.

Je l’ai pris avec la spontanéité qu’on accorderait à un prospectus flashy au milieu d’un tas de flyer de boites de nuit à la devanture d’un marchand de Kebab.

J’ai eu plutôt la main heureuse puisqu’on retrouve à la barre de cette petit BD Lewis Trondheim, auteur protéïforme et éclectique.

Au coeur de l’ouvrage, l’histoire d’enfants recevant de nouvelles peluches. Comme dans Calvin et Hobbes, ces peluches prennent bien entendu vie dans leur imaginaire. Untel hérite d’un panda, un autre hérite d’un gros monstre. Bien entendu l’attente des enfants est en deçà de la réalité : les bestioles sont souvent pleutres ou veules voire très déçus de leurs propriétaires. Pour l’un d’eux en pleine crise de puberté, se débarrasser de sa peluche est l’acte fondateur du passage à l’adolescence.

Toute cette fine équipe se retrouve au coeur d’un monde imaginaire envahi de monstres, de sorcière et de dentiste richissime.

Au final, c’est très plaisant à lire même si ce n’est pas plus transcendant que ça. On y retrouve un peu du travail de Trondheim avec la série « Allez Raconte » à jouer avec les histoires sans queue ni tête.

Le graphisme me fait penser à celui des Powerpuff girls, très minimalistes et acidulées. Chaque page est une petite histoire qui s’inscrit dans une quête plus générale.

C’est une BD sans prétention qui plaira aux plus jeunes comme aux plus vieux par son côté décalé. Au final une idée de cadeau bien sympa.

Sinon, si vous cherchez plutôt une peluche, il vous reste celles de Patricia Waller.

 

Sapin nucléaire

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je commence à cogiter sur mon grand dossier de ce Week-End : « comment faire le point sur l’énergie en France« . Je suis en pleine phase ingurgitation de données, de statistiques, de prospectives et de camemberts.

Le plus dur dans l’histoire, c’est l’impossible dissociation entre énergie, chaleur et électricité : On utilise de l’énergie (nucléaire) pour produire de la chaleur (vapeur d’eau) qui fera de l’électricité (turbine) pour faire de la chaleur (chauffage électrique). Cet agencement inextricable entre besoin, production, déperdition, confort me donnent déjà des sueurs froides.

La période est propice à ce genre de raisonnement. L’hiver approche et les besoins en chauffage vont se faire ressentir. Un tiers des français sont équipés en chauffage électrique, ce qui représente 10% de la consommation globale d’électricité. Cette consommation saisonnière se caractérise par une utilisation en pointe (le soir) avec des fortes fluctuations selon l’importance du froid. Le parc nucléaire français de par sa structure ne sait qu’offrir une puissance constante et ne peut absorber le surplus de demande. Pour répondre à ces hausses, on est obligé de recourir aux bonnes vieilles centrales à charbon ou à fioul ou d’importer de l’électricité produite de la même manière chez nos voisins. Continuer la lecture de Sapin nucléaire →

ce salaud de Boulet

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BOULET : NOTES  : DEBOUT LES GLOBULES.

 

Oui salaud de Boulet qui arrive à chacun de ses recueils du blog à me faire maudire le fait qu’on ne soit pas amis, copains, voisins ou frères jumeaux.

Est ce dû à la proximité générationnelle qui nous a fait traverser les mêmes événements historiques, les mêmes évolutions technologiques. Est-ce du au fait que je suis aussi frustré de ne pas avoir fait d’études scientifiques et que je me rattrape comme je peux. Est-ce dû au fait qu’il a eu l’audace de faire des études de dessins alors que la peur de l’avenir m’en avait détourné?

C’est surement un peu tout ça. Et c’est aussi un peu tout ça qu’on retrouve dans cette album rempli d’interrogations existentielles, de probabilités, de génétique et d’évolution.

Du Big-bang, jusqu’au futur le plus lointain, l’auteur se questionne sur l’incroyable impossibilité d’arriver à ce qu’il est et ce qu’il en restera dans les temps les plus lointains.

A la lueur de choix différents , il imagine ce qu’aurait pu être son existence et sa manière de penser.

C’est souvent tortueux, jamais ennuyant (même si un peu de la redite parfois) et toujours enrobé dans un dessin clair et rigolo. Boulet tourne souvent son propre argument en dérision pour dédramatiser ou par modestie (genre je sais bien que je ne suis pas un grand penseur et je ne dois pas faire le donneur de leçon). Il utilise aussi quelques personnages pour accentuer un changement de déterminisme (le barbare de jeux de rôles qui aimerait se mettre à la magie, les personnages de conte de fées qui s’encroute dans leur vie de couples, Roméo et Juliette à la sauce kikoolol facebook)

Pour égayer tous ces beaux propos qui mettent parfois le bourdon s’intercalent des historiettes poétiques ou rigolotes. J’ai par exemple relu avec plaisir cet histoire là qui m’a fait rigoler comme un con sur le canapé hier soir. J’ai retrouvé notre ami Bibi laberlue.

Le seul côté négatif de ce dernier opus est qu’il nous rapproche inexorablement du présent (les dessins balaient la période 2009-2010) et donc des plaisirs de la nouveauté ou de l’oubli

A quand à passage dans le coin?

Allez pour 14 euros vous avez 210 pages de bon gras.

 

 

Bilan de Novembre

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Un bilan nettement meilleur que la révision des 120 000 de ma voiture….

J’ai toujours été fasciné par les chiffres, les courbes et les camemberts en 3d sous Excel. C’est pourquoi il n’y en aura pas ici

Commençons tout d’abord par les articles : on arrive à maintenir le cap d’au moins un article par jour sauf le 11 et le 26. pourquoi ces deux jours? car si on les additionne on obtient 37. Si on retourne ce nombre, ça fait « LE » sur un calculatrice. Il fallait en parler, c’est quand même quelque chose!!

Sur le fond, Les articles de fond ont bien progressé même si demeure toujours le recours à la facilité de pousser une info vue ailleurs. Personnellement, je garde un souvenir ému de mon article sur Leroy merlin qui m’a valu le Grand Prix 2011 décerné par le syndicat interprofessionnel de la Moulure artisanale. Continuer la lecture de Bilan de Novembre →

Plus fort que le kinect, le kikinect

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Les bars anglais ont trouvé la solution pour que tout le monde soit moins stressé dans les pissotières.

C’est toujours l’angoisse pour l’homme qui rentre dans ce genre de lieu : l’urinoir le plus loin de la porte est-il libre? Pourvu que personne ne se mette à côté de moi…. Tout ça fait de l’angoisse, du stress et c’est mauvais pour la digestion.

Des petits malins ont pensé à déployer au-dessus de ces réceptacles faïencés une console de jeux. Ont-ils à ce point confiance en la dextérité des contributeurs pour qu’ils s’emparent d’une manette, délaissant par la même occasion l’incontrôlable bestiole un peu plus bas.

C’est plus fort que ça : ce sont en fait les jets d’urine qui vont décider du destin du personnage à l’écran à l’aide de capteurs sur la paroi de l’urinoir. Le principe en soit est rigolo. Mais qu’adviendra t-il en cas de virages brusques ou d’ennemis sur la droite?  On aura certainement droit à quelques arrosages de pantalons mal venus.

On aura aussi droit à une ambiance assez dérangeante en rentrant dans les toilettes avec toute une rangée de postérieurs s’agitant fébrilement….  De quoi fuir le lieu très vite…

Je vous laisse juger.


 

 

Le retour de Gaston

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hello tout le monde…

N’étant pas retourné à leroy Merlin, je n’ai pas eu d’inspiration aujourd’hui. j’essaierai Mondial moquette demain pour voir

 

Sinon, je viens de lire une belle salve de Christian Estrosi pour nous expliquer que l’éolien et le photovoltaïque c’est nul. je cite :

« On propose des éoliennes, c’est-à-dire des énergies qui ne sont pas constantes. Je vous rappelle simplement que l’électricité, on l’utilise surtout quand il fait froid l’hiver et la nuit […]. Et l’hiver et la nuit, y a pas de soleil, y a pas de vent.» Continuer la lecture de Le retour de Gaston →